lundi 7 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2506832 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL LANDOT ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 et 24 juin 2025, M. B A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) à titre principal, d'enjoindre au maire d'Orsay de lui communiquer l'expertise psychiatrique ou l'avis médical qui conclut à son inaptitude et d'ordonner au maire d'Orsay de procéder à la réalisation d'une deuxième expertise médicale psychiatrique à la charge de la commune afin d'évaluer son aptitude à reprendre le travail ;
2°) à titre subsidiaire sur le fondement de l'article R 532-1 du code de justice administrative, de procéder à la réalisation d'une deuxième expertise médicale psychiatrique à la charge de la commune afin d'évaluer son aptitude à reprendre le travail ;
3°) de mettre à la charge de la mairie d'Orsay une somme de 1500 euros en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il existe une urgence à intervenir d'ici sa date de fin de suspension, aux fins de lui permettre d'accéder au document sollicité et d'envisager au lieu les suites à donner ;
- les mesures sollicitées ont un caractère utile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2025, la commune d'Orsay, représentée par son maire en exercice, conclut :
1°) à titre principal, à l'irrecevabilité de la demande de contre-expertise ;
2°) à titre subsidiaire, au rejet de la requête,
3°) à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au titre de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande tendant à ce qu'une nouvelle expertise soit ordonnée, sur le fondement de l'article L 532-1 du code de justice administrative, est irrecevable faute d'avoir été présentée dans une requête distincte ;
- s'agissant de la demande de communication de l'expertise médicale, l'urgence n'est pas établie dès lors que M. A a pris connaissance et reçu copie de l'expertise médicale le 30 juin 2025 ;
- s'agissant de la demande de contre-expertise, il n'y a aucune diligence à la diligenter dès lors que le requérant est placé en congé de maladie ordinaire jusqu'au 15 juillet 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Ouardes, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L 521-3 du code de justice administrative, à titre principal, d'enjoindre au maire d'Orsay de lui communiquer l'expertise psychiatrique ou l'avis médical qui conclut à son inaptitude et d'ordonner au maire d'Orsay de procéder à la réalisation d'une deuxième expertise médicale psychiatrique à la charge de la commune afin d'évaluer son aptitude à reprendre le travail et, à titre subsidiaire, sur le fondement de l'article R 532-1 du code de justice administrative, de procéder à la réalisation d'une deuxième expertise médicale psychiatrique à la charge de la commune afin d'évaluer son aptitude à reprendre le travail.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
S'agissant des conclusions présentées à titre principal :
3. Il résulte de l'instruction que M. A a pris connaissance et reçu copie de l'expertise médicale le 30 juin 2025. Il suit de là que la mesure sollicitée ne présente plus un caractère d'urgence ou d'utilité.
4. S'agissant de la demande d'une nouvelle expertise présentée sur le fondement de l'article L 521-3 du code de justice administrative, il résulte de l'instruction que M. A est placé en congé de maladie ordinaire jusqu'au 15 juillet 2025. Dans le cadre de la procédure de placement en congé de longue maladie, le conseil médical sera saisi et le médecin adressera son avis sur le dossier du requérant. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, la condition tenant à l'urgence ne peut être regardée comme remplie.
S'agissant des conclusions présentées à titre subsidiaire :
5. La demande tendant à ce qu'une nouvelle expertise soit ordonnée sur le fondement des dispositions de l'article R 532-1 du code de justice administrative est irrecevable, faute d'avoir été présentée dans une requête distincte.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter la demande de la commune d'Orsay formée en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La demande de la commune d'Orsay formée en application des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative, est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la commune d'Orsay.
Fait à Versailles, le 7 juillet 2025,
Le juge des référés,
Signé
P. Ouardes
La République mande et ordonne à la préfète de l'Essonne en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026