Sujet principal : Demande d'injonction à l'administration de statuer et de délivrer une attestation.
Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (formation d'ordonnance).
Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Textes appliqués : Article R. 421-1 du code de justice administrative (défaut de décision attaquée) et principe selon lequel le juge ne peut adresser d'injonction à titre principal, sauf cas législatifs particuliers. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4° du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2025, Mme C... B... A... demande au tribunal d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de statuer sur sa demande dans les plus brefs délais, et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents de tribunal administratif de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser.
Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ».
Il n’appartient pas au juge administratif, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’une annulation ou une condamnation à verser une somme d’argent, ni d’adresser des injonctions à titre principal à l’administration. Par sa requête, Mme B... A... demande au tribunal d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de statuer sur sa demande dans les plus brefs délais, et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Dès lors, les conclusions présentées par le requérant sont irrecevables.
Par suite, il y a lieu de rejeter la présente requête comme entachée d’une irrecevabilité manifeste en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... A....
Fait à Versailles, le 13 février 2026.
La présidente,
J. Grand d'Esnon
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.