LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2512069

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2512069

jeudi 13 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2512069
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantAARPI FAIRWAY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi par transmission du Tribunal administratif de Melun, estime ne pas être compétent pour connaître du litige. La requête de la SCI IE072 Plaisir conteste un acte de poursuite (saisie à tiers détenteur) émis par le comptable de la Seine-et-Marne pour le recouvrement de la taxe pour création de bureaux. En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative et de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, la compétence territoriale est déterminée par le siège de l'autorité ayant émis l'acte, soit le département de la Seine-et-Marne. Le tribunal renvoie donc l'affaire au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il règle la question de compétence et attribue le jugement à la juridiction compétente.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 17 septembre 2025, la présidente du tribunal administratif de Melun, en application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, a transmis au tribunal administratif de Versailles le dossier de la requête de la société civile immobilière (SCI) IE072 Plaisir, enregistrée à son greffe le 30 avril 2025.

Par une requête, enregistrée le 18 septembre 2025 au greffe du tribunal administratif de Versailles, la SCI IE072 Plaisir doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) de la décharger de l’obligation de payer la somme de 261 965 euros mise à sa charge par une saisie à tiers détenteur du 8 novembre 2024 adressée au service des impôts des entreprises de Versailles par le comptable de la direction départementale des finances publiques de Seine-et-Marne. ;

2°) d’ordonner la restitution des sommes retenues assorties des intérêts au taux légal à compter du jour de la saisie, et, à titre subsidiaire, de la somme de 56 400 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du jour de la saisie ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 15 000 euros au titre de l’article L ; 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.



Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative et notamment ses articles R. 312-1 et R. 312-7.


Considérant ce qui suit :


En vertu du deuxième alinéa de l’article R. 351-6 du code de justice administrative, lorsque le président du tribunal administratif auquel un dossier a été transmis en application du premier alinéa de l'article R. 351-3 estime que cette juridiction n'est pas compétente, il transmet le dossier, dans le délai de trois mois suivant la réception de celui-ci, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, qui règle la question de compétence et attribue le jugement de tout ou partie de l'affaire à la juridiction qu'il déclare compétente.

Aux termes, d’une part, de l’article R. 312-1 du code de justice administrative : « (…)le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel a légalement son siège l'autorité qui, soit en vertu de son pouvoir propre, soit par délégation, a pris la décision attaquée.(…) en cas de recours préalable à celui qui a été introduit devant le tribunal administratif, la décision à retenir pour déterminer la compétence territoriale est celle qui a fait l’objet du recours administratif ou du pourvoi devant une juridiction incompétente ». Aux termes de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales : « Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics compétents mentionnés à l'article L. 252 doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. / Les contestations ne peuvent porter que : 1° Soit sur la régularité en la forme de l'acte ; 2° Soit sur l'existence de l'obligation de payer, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués, sur l'exigibilité de la somme réclamée, ou sur tout autre motif ne remettant pas en cause l'assiette et le calcul de l'impôt. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés, dans le premier cas, devant le juge de l'exécution, dans le second cas, devant le juge de l'impôt tel qu'il est prévu à l'article L. 199 ».

Il résulte de la combinaison des disposition précitées que le tribunal administratif territorialement compétent pour connaitre du contentieux du recouvrement d’une imposition est le tribunal dans le ressort duquel a légalement son siège l’autorité qui a émis l’acte de poursuite pour en avoir paiement.

Aux termes, d’autre part, de l’article R. 312-7 du code de justice administrative : « Les litiges relatifs aux déclarations d'utilité publique, au domaine public, aux affectations d'immeubles, au remembrement, à l'urbanisme et à l'habitation, au permis de construire, d'aménager ou de démolir, au classement des monuments et des sites et, de manière générale, aux décisions concernant des immeubles relèvent de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouvent les immeubles faisant l'objet du litige. (…) ».

Enfin, selon l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le département de la Seine-et-Marne relève du ressort territorial du tribunal administratif de Melun.



S’il résulte de l’instruction que l’acte de poursuite contesté a été émis par le service des produits divers de la direction départementale des finances publiques de Seine-et-Marne pour obtenir le recouvrement de la taxe pour création de bureaux, locaux commerciaux et locaux de stockage à laquelle la SCI IE072 Plaisir a été assujettie au titre d’un permis de construire accordé sur le territoire de la commune de Plaisir, dans le département des Yvelines, un tel acte ne peut être regardé comme une décision concernant un immeuble au sens de l’article R. 312-7 précité du code de justice administrative. Dès lors, en application des dispositions combinées de l’article R. 312-1 du code de justice administrative et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales, le jugement de la requête de la SCI IE072 Plaisir apparaît relever de la compétence du tribunal administratif de Melun. Par suite, il y a lieu de transmettre au président de la section du contentieux du Conseil d’Etat le dossier de la requête de la SCI IE072 Plaisir, en application des dispositions de l’article R. 351-6 du code de justice administrative, pour attribution à la juridiction qu'il déclarera compétente.



O R D O N N E :


Article 1er : Le dossier de la requête de la SCI IE072 est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d’Etat.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI IE072 et au président de la section du contentieux du Conseil d’Etat.

Fait à Versailles, le 13 novembre 2025.


La présidente,


Signé

J. Grand d’Esnon




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions