Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation de la perte de validité de son permis de conduire. La juridiction relève que l'administration a déjà supprimé du dossier les mentions litigieuses et restitué les points, rendant la requête sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2025, M. B... A... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision référencée 48SI du 13 novembre 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul à la suite d’un retrait de trois points consécutif à l’infraction relevée le 11septembre 2024 ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de restituer au capital de son permis de conduire les trois points illégalement retirés et de procéder à la rectification du fichier national du permis de conduire, en supprimant la mention erronée relative à l’annulation de son permis de conduire.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnait les articles L.223-1 et suivants du code de la route, dès lors qu’après réclamation auprès de l’officier du ministère public, les poursuites ont été abandonnées ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 décembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que les mentions relatives à l’infraction relevée le 11 septembre 2024 ont été supprimées du relevé d’information intégral et les points afférents ont été restitués à l’intéressé, de telle sorte que le solde de son permis de conduire est redevenu positif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « …) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du relevé d’information intégral étdité le 23 décembre 2025, relatif à la situation du permis de conduire de M. A..., produit par le ministre de l’intérieur, que les mentions relatives à l’infraction du 11 septembre 2024 ont été supprimées du dossier du requérant et que le permis de conduire de ce dernier est désormais doté d’un solde s’élevant à trois points. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Versailles, le 24 février 2026
La présidente de la 2ème chambre,
signé
H. Lepetit-Collin
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.