LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2515617

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2515617

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2515617
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCUNIN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal autorisant des travaux d'aménagement. Le juge a estimé que l'association requérante, Vaux les Huguenots, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des règles d'urbanisme invoquées (Code de l'urbanisme, article R. 421-19 et règlement du PLU). La condition d'urgence, bien que présumée, n'a pas été jugée suffisante pour justifier la suspension en l'absence de moyen sérieux.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 décembre 2025, l’association Vaux les Huguenots, représentée par Me Gallo, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 7 novembre 2025 par lequel le maire de la commune d’Aubergenville ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la SCI Les Huguenots en vue de la création de chemins et plateformes en grave ciment et la construction de restanques et plantations ;

2°) de mettre à la charge de la commune d’Aubergenville une somme de 2 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

L’association requérante soutient que :
- la condition d’urgence est présumée satisfaite, les travaux sont en cours et il y a lieu de les suspendre ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision :

- le projet aurait dû faire l’objet d’une demande de permis d’aménager en application de l’article R. 421-19 du code de l’urbanisme ;

- le projet méconnaît les prescriptions des articles 1.1 et 1.2 du règlement du plan local d’urbanisme.


Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2026, la commune d’Aubergenville, agissant par son maire en exercice, représentée par Me Piquet, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune fait valoir que :
- la présomption d’urgence peut être renversée ;
- aucun des moyens soulevés n’est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2026, la société civile immobilière (SCI) Les Huguenots, agissant par son président en exercice, représentée par Me Cunin, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de l’association requérante une somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SCI les Huguenots fait valoir que :
- à titre principal, l’association Vaux-les-Huguenots est dépourvue d’intérêt à agir ;
- à titre subsidiaire, la condition d’urgence n’est pas remplie, en raison de circonstances particulières de nature à renverser la présomption d’urgence ;

L’association Vaux-les-Huguenots a produit une note en délibéré, enregistrée le 11 février 2026.




Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2515616 par laquelle l’association requérante demande l’annulation de l’arrêté attaqué.

Vu :

- Le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Mathou pour statuer sur les demandes de référés.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 9 février 2026 à 15 heures, en présence de Mme Gilbert, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Mathou, juge des référés ;
- les observations de Me Gallo, représentant l’association requérante, qui reprend les conclusions et moyens figurant dans ses écritures et les développe, et soulève deux nouveaux moyens, le premier tiré de l’absence de qualité du pétitionnaire pour déposer la déclaration préalable, le second tiré de l’incomplétude de la notice architecturale ;
- les observations de Me Piquet, représentant la commune d’Aubergenville, qui persiste dans ses écritures ;
- les observations de Me Cunin, représentant la SCI les Huguenots, qui persiste dans ses écritures.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 7 novembre 2025, le maire de la commune d’Aubergenville ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la SCI les Huguenots et ayant pour objet la création de chemins et plateforme en grave ciment, la construction de restanques et plantations, sur un terrain sis rue des Huguenots. L’association Vaux-les-Huguenots demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cet arrêté.


Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :


2. Aux termes de l’article L. 600-1-1 du code de l’urbanisme : « Une association n'est recevable à agir contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation des sols que si le dépôt des statuts de l'association en préfecture est intervenu au moins un an avant l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire » Il résulte de ces dispositions qu’une association n’est recevable à demander l’annulation pour excès de pouvoir d’une décision individuelle relative à l’occupation ou à l’utilisation du sol que si elle a déposé ses statuts en préfecture avant l’affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. Il appartient au juge administratif, lorsque cette condition est remplie, d’apprécier si l’association requérante justifie d’un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision qu’elle attaque en se fondant sur les statuts tels qu’ils ont été déposés à la préfecture antérieurement à la date de l’affichage en mairie de la demande du pétitionnaire.

3. D’une part, il résulte de l’instruction que les statuts de l’association requérante, créée en 1988, lui donnent pour mission de « défendre les intérêts des habitants du hameau de Vaux les Huguenots, de coordonner l’action de ceux-ci, de les représenter auprès des tiers ou de toute collectivité publique ou privée, et de veiller à la protection du cadre de vie et de l’environnement du hameau. »

4. D’autre part, il résulte de l’instruction, notamment des plans produits au dossier et de la notice architecturale, que le projet litigieux se situe sur un vaste terrain situé le long du chemin de Vaux-les-Huguenots, entre le chemin des Cheneaux et le hameau de Vaux-les-Huguenots à Aubergenville, en zone agricole. Le projet autorisé par l’arrêté du 7 novembre 2025, qui n’est donc pas situé au sein du hameau mais à proximité de ce dernier, consiste en la création de chemins et plateforme en grave ciment, construction de restanques et plantations, avec notamment une végétalisation sur quatre niveaux différents et la plantation de trente-sept arbres sur un terrain qui a par le passé fait l’objet d’un déboisement.

5. Eu égard, d’une part, à l’imprécision de l’objet statutaire de l’association requérante et, d’autre part, à la portée de l’autorisation d’urbanisme litigieuse, la société pétitionnaire est fondée à soutenir que l’association Vaux-les-Huguenots ne justifie pas de son intérêt pour agir contre la décision qu’elle attaque.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête tendant à la suspension de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 7 novembre 2025 ne peut, dès lors, qu’être rejetée.

7. Sans préjudice de ce qui précède, les parties conservent la possibilité, si elles le jugent opportun, d’entamer un processus de médiation en application des dispositions des articles L. 213-1 et suivants du code de justice administrative.

Sur les frais de l’instance :
8. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’il soit mis à la charge de la commune d’Aubergenville et de la SCI les Huguenots, qui ne sont pas la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par l’association requérante et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’association Vaux-les-Huguenots le versement d’une somme de 800 euros à la commune d’Aubergenville et le versement d’une même somme à la SCI Les Huguenots, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l’association Vaux-les-Huguenots est rejetée.

Article 2 : L’association Vaux-les-Huguenots versera à la commune d’Aubergenville une somme de 800 euros, et une même somme à la SCI les Huguenots, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association Vaux-les-Huguenots, à la SCI Les Huguenots et à la commune d’Aubergenville.



Fait à Versailles, le 11 février 2026.


La juge des référés,




C. Mathou


La République mande et ordonne préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions