Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction constate que la requête, déposée par Mme B..., ne contient aucun moyen juridique, ce qui la rend manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 janvier 2026, Mme A... C... D... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision 5 janvier 2026 par laquelle le préfet des Yvelines l’a obligé à quitter le territoire français sous un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en cas d’exécution d’office.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le dossier de la requête a été communiqué au préfet des Yvelines qui n’a produit des d’observation en défense.
Considérant ce qui suit :
En vertu des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de tribunal administratif peuvent rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser.
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l'expiration du délai de recours. ».
La requête de Mme C... ne contient l’exposé d’aucun moyen et n’a été suivie dans le délai de recours contentieux d’aucune production satisfaisant aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Dès lors, la requête de Mme C... est manifestement irrecevable. Il y a lieu, par suite, de la rejeter en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... D... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... D... B... et au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 24 février 2026.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.