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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2600271

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2600271

lundi 16 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2600271
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'administration de statuer sur un renouvellement de titre de séjour dans le cadre d'un référé administratif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête comme irrecevable, estimant que l'injonction de statuer sur le titre de séjour, qui équivaut à une décision définitive, excède le pouvoir du juge des référés, compétent uniquement pour ordonner des mesures provisoires. **Textes appliqués** : Articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative, qui définissent le cadre des mesures provisoires en référé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 janvier 2026, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que l’absence de décision lui cause un préjudice réel, notamment une instabilité administrative prolongée et des difficultés dans sa vie personnelle et professionnelle ;
- la mesure est utile en ce qu’elle lui permettra de régulariser sa situation administrative ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Degorce, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. (…) ». Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Saisi sur le fondement de ces dispositions d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. M. B... demande au juge des référés d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de statuer sur sa demande de titre de séjour. Toutefois, il résulte des dispositions de l’article L. 511-1 du code de justice administrative que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires. Dès lors, la mesure d’injonction sollicitée tendant à ce que la préfète de l’Essonne statue sur la demande de titre de séjour de M. B..., qui ne présente pas un caractère provisoire, excède la compétence du juge des référés saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Par suite, de telles conclusions ne peuvent qu’être rejetées comme irrecevables.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.


Fait à Versailles, le 16 février 2026.


La juge des référés,



Ch. Degorce




La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

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