Le Tribunal administratif de Versailles rejette une requête en injonction contre le préfet des Yvelines, jugée irrecevable. La requérante demandait l’injonction de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et d’accélérer le traitement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal rappelle que, hors cas législatifs spécifiques, le juge administratif ne peut prononcer d’injonction à l’encontre de l’administration sans demander l’annulation préalable d’une décision. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2026, Mme A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction sans délai et d’accélérer le traitement de sa demande de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunaux administratifs (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, dont l’article L. 911-1 du code de justice administrative, il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à l’encontre de l’administration. Il s’ensuit que les conclusions présentées par Mme B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction et d’accélérer le traitement de sa demande de titre séjour, sans demander l’annulation d’une décision, implicite ou explicite, constituent des conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal et sont irrecevables. Par suite, la requête doit être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de Mme A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B....
Fait à Versailles, le 16 février 2026.
Le président de la 4ème chambre,
signé
F. Doré
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.