LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2600503

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2600503

mardi 17 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2600503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d’injonction urgente (référé-liberté) formée par un réfugié pour obtenir la délivrance de son titre de voyage. Le juge a estimé que le requérant, malgré un délai de deux ans depuis l’acceptation de sa demande, n’apportait pas d’éléments précis et circonstanciés démontrant une urgence justifiant une mesure provisoire. La décision s’appuie sur les conditions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qui exige une situation d’urgence caractérisée pour ordonner une injonction.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 janvier 2026, M. B... A..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner à la préfecture de l’Essonne, département dans lequel il résidait lors du dépôt de sa demande, de procéder à la fabrication et à la remise de son titre de voyage pour réfugié dans un délai fixé par le tribunal, sous astreinte si nécessaire.
Il soutient que :
- sa demande de titre de voyage a été validée le 6 janvier 2024 et le délai d’attente dépasse désormais deux années ;
- l’absence de délivrance du titre de voyage porte une atteinte grave et immédiate à sa situation dès lors qu’il est dans l’impossibilité de se rendre à l’étranger afin de voir sa famille et qu’il est empêché de saisir des opportunités professionnelles nécessitant des déplacements internationaux ;
- cette situation porte atteinte à sa liberté de circulation ;
- la mesure est utile dès lors qu’elle vise à mettre uniquement fin à une inertie administrative illégale sans faite obstacle à une décision existante.


Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2026, le préfet des Yvelines conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que les services de la préfecture de l’Essonne ont mis en fabrication une nouvelle carte de résident pour résoudre un blocage sur le compte ANEF du requérant et qu’il sera convoqué par le service de l’asile afin d’initier sa demande de titre de voyage.

Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Danielian, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :
M. B... A..., ressortissant burundais né le 7 novembre 1991 et titulaire d’une carte de résident en qualité de réfugié valable du 11 août 2018 au 10 août 2028, a sollicité la délivrance du document dénommé « titre de voyage pour réfugié » l'autorisant à voyager hors du territoire français auprès de la préfecture de l’Essonne, département dans lequel il résidait alors. Cette demande, qui a été formellement acceptée le 5 janvier 2024, n’a toutefois toujours pas donné lieu à la délivrance matérielle de cette carte qui est en cours de fabrication. M. A... demande au tribunal d’enjoindre à la préfète de l’Essonne de procéder à la fabrication et à la remise de ce document.

Sur l’exception de non-lieu à statuer :

3. Le préfet des Yvelines, département dans lequel réside désormais M. A..., fait valoir que la requête a perdu son objet, dès lors qu’à la suite d’un blocage informatique, une nouvelle carte de résident est en fabrication, sans laquelle aucun titre de voyage ne pourra être délivré à l’intéressé et qu’il va être convoqué par le service de l’asile afin d’initier sa demande de titre de voyage. Toutefois, cette circonstance n’a pas eu pour effet de priver d’objet les conclusions de la requête qui tendent à la fabrication et à la remise du titre de voyage. Par suite, l’exception de non-lieu à statuer ne peut qu’être écartée.

Sur les conclusions à fin d’injonction :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Saisi, sur le fondement de ces dispositions, d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

Pour justifier de l’urgence, le requérant se borne à faire valoir que cette situation porte atteinte à sa liberté de circulation, qu’il est dans l’impossibilité de se rendre à l’étranger afin de voir sa famille et qu’il est empêché de saisir des opportunités professionnelles nécessitant des déplacements internationaux. Toutefois, en l’absence de tout élément précis et circonstancié, le requérant n’établit pas justifier d’une situation d’urgence, qui ne saurait résulter, pour regrettable qu’elle soit, de la seule circonstance que l’administration ne lui a toujours pas remis son document de voyage deux ans après avoir pourtant accepté de le lui délivrer.

Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée, en toutes ses conclusions, y compris celles tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne et au préfet des Yvelines.

Fait à Versailles, le 17 février 2026.

La juge des référés,

Signé

I. Danielian

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions