Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de référé-suspension visant un arrêté municipal réglementant la consommation d'alcool et les rassemblements. Le juge constate le retrait de l'arrêté attaqué par la commune et le désistement de l'association requérante. Il rejette la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 janvier 2026, l’association la ligue des droits de l’Homme, représentée par Me Crusoé et Me Ogier, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de l’arrêté du 4 décembre 2025 par laquelle la commune de Montlhéry a réglementé la consommation d’alcool et les rassemblements sur la voie publique susceptibles de troubler la tranquillité publique, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montlhéry une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;
La commune de Montlhéry a produit le 4 février 2026 un arrêté portant retrait de l’arrêté attaqué.
Par un mémoire enregistré le 5 février 2026, la ligue des droits de l’Homme doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins de suspension mais sollicite que soit mis à la charge de la commune de Montlhéry une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2601120 par laquelle la ligue des droits de l’Homme demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Maitre pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Par un arrêté du 4 février 2026, le maire de la commune de Montlhéry a retiré l’arrêté attaqué du 4 décembre 2025. Par un mémoire enregistré le 5 février 2026, la ligue des droits de l’Homme doit être regardée comme se désistant de ses conclusions aux fins de suspension. Ce désistement est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension présentées par la ligue des droits de l’Homme.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la ligue des droits de l’Homme et à la commune de Montlhéry.
Fait à Versailles, le 9 février 2026.
Le juge des référés,
B. Maitre
La République mande et ordonne au préfet de l’Essonne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.