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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2601438

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2601438

vendredi 20 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2601438
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSAIDI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Versailles statue sur un recours en référé-liberté concernant le refus implicite d'un titre de séjour pour parent d'enfant réfugié. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 février 2026, M. A... B..., représenté par Me Saidi, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l’Essonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d’enfant réfugié ;

2°) d’enjoindre au préfet de l’Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, sans délai, et de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 février 2026, le préfet de l’Essonne conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Le préfet fait valoir que le requérant a reçu une convocation en vue de se voir délivrer une attestation de prolongation d’instruction.

Par un mémoire enregistré le 18 février 2026, M. B... déclare se désister de sa requête et maintenir sa demande présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Mathou pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Mme Mathou a lu son rapport au cours de l’audience publique tenue le 18 février 2026 à 14h30 en présence de Mme Gilbert, greffière d’audience.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction :

1. Par un mémoire enregistré le 18 février 2026, M. B... déclare se désister de ses conclusions à fin de suspension et d’injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais liés à l’instance :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., au préfet de l’Essonne et au ministre de l’intérieur.

Fait à Versailles, le 20 février 2026.


La juge des référés,




C. Mathou


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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