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AccueilJurisprudence administrativeN° TA78-2601657

Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2601657

jeudi 12 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de VERSAILLES
SectionTribunal Administratif de VERSAILLES
N° DossierTA78-2601657
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension du rejet d'une demande de naturalisation. La requête est jugée irrecevable car le requérant n'a pas préalablement introduit une requête distincte en annulation de la décision attaquée, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge applique la procédure de rejet manifeste prévue à l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 février 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 26 septembre 2025 par laquelle le préfet des Yvelines a rejeté sa demande de naturalisation ;

2°) d’enjoindre à l’administration de procéder au réexamen de sa demande dans un délai raisonnable à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre, le cas échéant, les frais de procédure à la charge de l’Etat.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Mathou pour statuer sur les demandes de référés.





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article R. 522-1 du même code : « À peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

2. M. A... demande la suspension de l’exécution de la décision du 26 septembre 2025 rejetant sa demande de naturalisation. Toutefois, il ne résulte pas de l’instruction que le requérant aurait introduit par ailleurs une requête distincte à fin d’annulation contre cette décision, conformément aux dispositions précitées du code de justice administrative. Il s’ensuit que sa requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....



Fait à Versailles, le 12 février 2026


La juge des référés,




C. Mathou


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


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