Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2612756
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2612756 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2026, M. A... B..., agissant au nom de son fils mineur M. C... B..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 11 septembre 2026 par laquelle le directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines a affecté son fils en classe de 3ème au Collège de la Montcient à Gailllon-sur-Moncient pour l’année scolaire 2026/2027, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre au directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines d’affecter provisoirement son fils au collège Jean Vilar des Mureaux, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 septembre 2026 sous le n° 2612729 par laquelle M. B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Feral, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 11 septembre 2026 par laquelle le directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines a affecté son fils en classe de 3ème au Collège de la Montcient à Gailllon-sur-Moncient pour l’année scolaire 2026/2027, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». En vertu de ces dernières dispositions, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu’elle est dénuée d’urgence, ou qu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.
3. En l’espèce, pour justifier de l’urgence à suspendre l’exécution de la décision en litige, M. B... fait valoir que la date de la rentrée scolaire est largement dépassée et que son fils, âgé de 14 ans, se trouve totalement privé d’instruction à ce jour. Toutefois, il résulte de l’instruction que la décision en litige a affecté son fils dans un établissement scolaire à Gaillon-sur-Moncient pour l’année 2026-2027 et que si l’enfant est aujourd’hui privé de toute affectation c’est uniquement en raison de la volonté du requérant qui, par courriel du 12 septembre 2026, a informé le proviseur du collège de la Moncient que son fils ne se présenterait pas dans son établissement et qu’il renonçait à cette affectation. Ainsi, le requérant, par son comportement, a lui-même créé la situation d’urgence dont il se prévaut aujourd’hui. Si M. B... fait également valoir que l’affectation proposée hors secteur crée une impossibilité logistique et financière majeure pour la famille qui doit gérer deux enfants dans deux communes différentes, il n’apporte toutefois aucun élément concret pour étayer cette allégation. En particulier, il ne justifie pas des raisons pour lesquels ses enfants, tous deux âgés de quatorze ans, seraient dans l’impossibilité de se rendre, par leurs propres moyens, dans leurs collèges d’affectation respectifs et quel serait le coût financier « majeur » que cela représenterait et auquel il ne pourrait faire face. Enfin, s’il soutient que la scolarité et l’équilibre psychologique de l’enfant sont gravement compromis par cette situation, il n’apporte pas davantage d’éléments de preuves concrets pour en justifier. Par suite, la condition d’urgence exigée par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au directeur académique des services de l’éducation nationale des Yvelines.
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
R. Feral
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2026, M. A... B..., agissant au nom de son fils mineur M. C... B..., demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 11 septembre 2026 par laquelle le directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines a affecté son fils en classe de 3ème au Collège de la Montcient à Gailllon-sur-Moncient pour l’année scolaire 2026/2027, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre au directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines d’affecter provisoirement son fils au collège Jean Vilar des Mureaux, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 septembre 2026 sous le n° 2612729 par laquelle M. B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Feral, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 11 septembre 2026 par laquelle le directeur académique des services de l’Education nationale des Yvelines a affecté son fils en classe de 3ème au Collège de la Montcient à Gailllon-sur-Moncient pour l’année scolaire 2026/2027, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». En vertu de ces dernières dispositions, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu’elle est dénuée d’urgence, ou qu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.
3. En l’espèce, pour justifier de l’urgence à suspendre l’exécution de la décision en litige, M. B... fait valoir que la date de la rentrée scolaire est largement dépassée et que son fils, âgé de 14 ans, se trouve totalement privé d’instruction à ce jour. Toutefois, il résulte de l’instruction que la décision en litige a affecté son fils dans un établissement scolaire à Gaillon-sur-Moncient pour l’année 2026-2027 et que si l’enfant est aujourd’hui privé de toute affectation c’est uniquement en raison de la volonté du requérant qui, par courriel du 12 septembre 2026, a informé le proviseur du collège de la Moncient que son fils ne se présenterait pas dans son établissement et qu’il renonçait à cette affectation. Ainsi, le requérant, par son comportement, a lui-même créé la situation d’urgence dont il se prévaut aujourd’hui. Si M. B... fait également valoir que l’affectation proposée hors secteur crée une impossibilité logistique et financière majeure pour la famille qui doit gérer deux enfants dans deux communes différentes, il n’apporte toutefois aucun élément concret pour étayer cette allégation. En particulier, il ne justifie pas des raisons pour lesquels ses enfants, tous deux âgés de quatorze ans, seraient dans l’impossibilité de se rendre, par leurs propres moyens, dans leurs collèges d’affectation respectifs et quel serait le coût financier « majeur » que cela représenterait et auquel il ne pourrait faire face. Enfin, s’il soutient que la scolarité et l’équilibre psychologique de l’enfant sont gravement compromis par cette situation, il n’apporte pas davantage d’éléments de preuves concrets pour en justifier. Par suite, la condition d’urgence exigée par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au directeur académique des services de l’éducation nationale des Yvelines.
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
R. Feral
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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