Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2612762
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2612762 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ASSEKO AKOMA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Asseko, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 10 septembre 2026 par laquelle le directeur de la performance budgétaire et contractuelle de la région Ile-de-France l’a mis en demeure de libérer sous quinze jours le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) et de réintégrer le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) au sein de l’EREA du Château du Lac à Ollainville (Essonne), jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre à la Région Île-de-France et à l’établissement de s’abstenir de toute mesure de libération du logement et de tout état des lieux de sortie dans l’attente du jugement au fond, au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la région Ile-de-France une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 septembre 2026 sous le n° 2612759 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Feral, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., agent de la Région Île-de-France affecté à l’EREA Le Château du Lac à Ollainville, bénéficie d’un logement de fonction par nécessité absolue de service, attribué à sa fonction. Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 10 septembre 2026 par laquelle le directeur de la performance budgétaire et contractuelle de la région Ile-de-France l’a mis en demeure de libérer sous quinze jours le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) et de réintégrer le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) au sein de l’EREA du Château du Lac à Ollainville (Essonne), jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond.
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». En vertu de ces dernières dispositions, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu’elle est dénuée d’urgence, ou qu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.
3. En l’espèce, pour justifier de l’urgence, M. A... fait valoir que la mise en demeure en litige lui impose de quitter le logement qu’il occupe avec sa famille et prévoit qu’à défaut la Région engagera elle-même son expulsion « sans nouveau délai ni nouvelle sommation » et que l’exécution de cette décision est imminente, dès lors que par courriel du 21 septembre 2026, l’état des lieux et la remise des clefs a été fixé au 25 septembre 2026. Toutefois, il n’est pas contesté par le requérant que par délibération du conseil d’administration de l’EREA Le Château du Lac du 1er juillet 2026, l’intéressé bénéficie d’un logement de fonction par nécessité absolue de service pour l’année scolaire 2026 et 2027. La décision en litige mentionne que ce logement est le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) et que l’intéressé est mis en demeure de quitter le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) qu’il occupait jusqu’à présent afin d’emménager dans ce nouveau logement qui lui a été attribué. Ainsi, l’exécution de la mise en demeure en litige n’a ni pour objet ni pour effet de priver M. A... et les membres de sa famille d’un logement. S’il fait également valoir la fragilité de son état de santé, il ne démontre pas que les caractéristiques du logement qui lui a été attribué seraient incompatibles avec cet état de santé. De même, s’il invoque sa situation familiale, sur laquelle il ne donne au demeurant aucun élément concret, il ne justifie pas que les caractéristiques du logement qui lui a été attribué ne permettraient pas d’accueillir l’ensemble des membres de sa famille dans des conditions décentes. Enfin, s’il soutient que la décision en litige l’expose en outre à une redevance d’occupation majorée (50 % puis 100 %) réclamée rétroactivement, ce qui lui causerait un préjudice financier grave et actuel, il n’apporte toutefois aucun élément permettant d’apprécier la situation financière de son couple et les conséquences qu’auraient pour lui le paiement d’une telle redevance majorée et, en tout état de cause, cette redevance ne sera pas due si l’intéressé emménage dans le logement qui lui a été attribué par délibération du 1er juillet 2026. Par suite, la condition d’urgence exigée par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
R. Feral
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Par une requête enregistrée le 22 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Asseko, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 10 septembre 2026 par laquelle le directeur de la performance budgétaire et contractuelle de la région Ile-de-France l’a mis en demeure de libérer sous quinze jours le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) et de réintégrer le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) au sein de l’EREA du Château du Lac à Ollainville (Essonne), jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre à la Région Île-de-France et à l’établissement de s’abstenir de toute mesure de libération du logement et de tout état des lieux de sortie dans l’attente du jugement au fond, au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la région Ile-de-France une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 22 septembre 2026 sous le n° 2612759 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Feral, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. A..., agent de la Région Île-de-France affecté à l’EREA Le Château du Lac à Ollainville, bénéficie d’un logement de fonction par nécessité absolue de service, attribué à sa fonction. Par la présente requête, il demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 10 septembre 2026 par laquelle le directeur de la performance budgétaire et contractuelle de la région Ile-de-France l’a mis en demeure de libérer sous quinze jours le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) et de réintégrer le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) au sein de l’EREA du Château du Lac à Ollainville (Essonne), jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond.
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». En vertu de ces dernières dispositions, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu’elle est dénuée d’urgence, ou qu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.
3. En l’espèce, pour justifier de l’urgence, M. A... fait valoir que la mise en demeure en litige lui impose de quitter le logement qu’il occupe avec sa famille et prévoit qu’à défaut la Région engagera elle-même son expulsion « sans nouveau délai ni nouvelle sommation » et que l’exécution de cette décision est imminente, dès lors que par courriel du 21 septembre 2026, l’état des lieux et la remise des clefs a été fixé au 25 septembre 2026. Toutefois, il n’est pas contesté par le requérant que par délibération du conseil d’administration de l’EREA Le Château du Lac du 1er juillet 2026, l’intéressé bénéficie d’un logement de fonction par nécessité absolue de service pour l’année scolaire 2026 et 2027. La décision en litige mentionne que ce logement est le logement n° 7660 (ref. OGIL 8812) et que l’intéressé est mis en demeure de quitter le logement n° 7677 (ref. OGIL 1979) qu’il occupait jusqu’à présent afin d’emménager dans ce nouveau logement qui lui a été attribué. Ainsi, l’exécution de la mise en demeure en litige n’a ni pour objet ni pour effet de priver M. A... et les membres de sa famille d’un logement. S’il fait également valoir la fragilité de son état de santé, il ne démontre pas que les caractéristiques du logement qui lui a été attribué seraient incompatibles avec cet état de santé. De même, s’il invoque sa situation familiale, sur laquelle il ne donne au demeurant aucun élément concret, il ne justifie pas que les caractéristiques du logement qui lui a été attribué ne permettraient pas d’accueillir l’ensemble des membres de sa famille dans des conditions décentes. Enfin, s’il soutient que la décision en litige l’expose en outre à une redevance d’occupation majorée (50 % puis 100 %) réclamée rétroactivement, ce qui lui causerait un préjudice financier grave et actuel, il n’apporte toutefois aucun élément permettant d’apprécier la situation financière de son couple et les conséquences qu’auraient pour lui le paiement d’une telle redevance majorée et, en tout état de cause, cette redevance ne sera pas due si l’intéressé emménage dans le logement qui lui a été attribué par délibération du 1er juillet 2026. Par suite, la condition d’urgence exigée par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
R. Feral
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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