Tribunal Administratif de VERSAILLES — Décision N° TA78-2613181
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| Section | Tribunal Administratif de VERSAILLES |
| N° Dossier | TA78-2613181 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | TOMASI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2026, Mme A... demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le sous-préfet de Palaiseau a refusé de lui délivrer un premier titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au sous-préfet de Palaiseau de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, dans le délai de 15 jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la condition d’urgence : la décision préjudice gravement à sa situation : elle ne parvient pas à trouver un emploi, ses droits sont suspendus, elle vit dans l’anxiété permanente et court un risque d’un contrôle de sa situation administrative.
Sur la condition tenant au doute sérieux sur la légalité de la décision : elle dispose du droit à ce que sa situation soit examinée dans les délais impartis ; les pièces produites à l’appui de sa demande de titre de séjour sur la plateforme de l’ANEF justifient que celui-ci lui soit délivré un titre de séjour ; le sous-préfet de Palaiseau a entaché son refus implicite d’une erreur manifeste d’appréciation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante tunisienne née le 26 juillet 1980, est entrée en France le 5 mai 2023 sous couvert d’un visa « vie privée et familiale/ regroupement familial ». Elle a déposé, le 21 décembre 2023, sur l’administration numérique des étrangers en France (ANEF), une première demande de délivrance d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ». Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le sous-préfet de Palaiseau de l’Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande de suspension d’une décision refusant la délivrance d’un titre de séjour, d’apprécier et de motiver l’urgence compte tenu de l’incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l’intéressé. Cette condition d’urgence est en principe constatée dans le cas d’un refus de renouvellement du titre donnant droit au séjour, comme d’un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire dans l’attente d’une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. Pour justifier de l’urgence, Mme A... fait valoir qu’elle ne parvient pas à trouver un emploi, que ses droits sont suspendus et qu’elle vit dans l’anxiété permanente. Toutefois, il résulte de l’instruction que la requérante a été munie de récépissés de demande de carte de séjour, régulièrement renouvelés, l’autorisant à travailler. En outre, elle n’établit pas que ses droits ouverts auprès de différentes administrations auraient été suspendus. Enfin, l’anxiété invoquée n’est assortie d’aucune pièce permettant d’en apprécier la réalité. Ainsi, les circonstances invoquées ne sont pas de nature à caractériser une situation d’urgence au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, imposant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que les conclusions de la requête de Mme A... doivent être rejetées, en application de l’article L. 522-3 du même code ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’injonction et sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....
Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
A. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2026, Mme A... demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite par laquelle le sous-préfet de Palaiseau a refusé de lui délivrer un premier titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au sous-préfet de Palaiseau de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, dans le délai de 15 jours suivant la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la condition d’urgence : la décision préjudice gravement à sa situation : elle ne parvient pas à trouver un emploi, ses droits sont suspendus, elle vit dans l’anxiété permanente et court un risque d’un contrôle de sa situation administrative.
Sur la condition tenant au doute sérieux sur la légalité de la décision : elle dispose du droit à ce que sa situation soit examinée dans les délais impartis ; les pièces produites à l’appui de sa demande de titre de séjour sur la plateforme de l’ANEF justifient que celui-ci lui soit délivré un titre de séjour ; le sous-préfet de Palaiseau a entaché son refus implicite d’une erreur manifeste d’appréciation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A..., ressortissante tunisienne née le 26 juillet 1980, est entrée en France le 5 mai 2023 sous couvert d’un visa « vie privée et familiale/ regroupement familial ». Elle a déposé, le 21 décembre 2023, sur l’administration numérique des étrangers en France (ANEF), une première demande de délivrance d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ». Par la présente requête, Mme A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision implicite par laquelle le sous-préfet de Palaiseau de l’Essonne a rejeté sa demande de titre de séjour.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d’une demande de suspension d’une décision refusant la délivrance d’un titre de séjour, d’apprécier et de motiver l’urgence compte tenu de l’incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l’intéressé. Cette condition d’urgence est en principe constatée dans le cas d’un refus de renouvellement du titre donnant droit au séjour, comme d’un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire dans l’attente d’une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. Pour justifier de l’urgence, Mme A... fait valoir qu’elle ne parvient pas à trouver un emploi, que ses droits sont suspendus et qu’elle vit dans l’anxiété permanente. Toutefois, il résulte de l’instruction que la requérante a été munie de récépissés de demande de carte de séjour, régulièrement renouvelés, l’autorisant à travailler. En outre, elle n’établit pas que ses droits ouverts auprès de différentes administrations auraient été suspendus. Enfin, l’anxiété invoquée n’est assortie d’aucune pièce permettant d’en apprécier la réalité. Ainsi, les circonstances invoquées ne sont pas de nature à caractériser une situation d’urgence au sens des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, imposant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité de bénéficier à très bref délai d’une mesure provisoire.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, que les conclusions de la requête de Mme A... doivent être rejetées, en application de l’article L. 522-3 du même code ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’injonction et sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....
Copie en sera adressée à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 1er octobre 2026.
La juge des référés,
A. B...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
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