LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-1900625

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-1900625

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-1900625
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP LEBEGUE PAUWELS DERBISE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 février 2019 et 27 août 2019, Mme C A, représentée par Me Ludot, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de condamner, le centre hospitalier de Château-Thierry à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation du préjudice moral que lui a causé le décès de sa mère, Mme B A et, à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise judiciaire ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Château-Thierry le versement d'une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les frais d'expertise.

Elle soutient que :

- la responsabilité du centre hospitalier de Château-Thierry doit être engagée en raison de ses manquements à la réglementation en matière de lutte contre les infections nosocomiales, d'une prise en charge insuffisante de sa mère ainsi que de la faute que constitue le défaut de transmission de son dossier médical complet ;

- le préjudice d'affection subi doit être évalué à la somme de 50 000 euros.

Par des mémoires enregistrés le 22 août et 21 novembre 2019, le centre hospitalier de Château-Thierry, représenté par la SCP Lebegue-Pauwels-Derbise conclut au rejet de la requête.

Il soutient que sa responsabilité n'est pas susceptible d'être engagée.

La requête a été communiquée à la caisse de coordination aux assurances sociales de la régie autonome des transports parisiens (RATP), en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, qui n'a pas produit d'observation et n'a, dès lors, fait valoir aucune créance.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de grande instance d'Amiens du 10 avril 2019.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nour, conseillère,

- les conclusions de Mme Redondo, rapporteure publique,

- et les observations de Me Denys, représentant le centre hospitalier de Château-Thierry.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, âgée de 82 ans, a été admise, le 14 février 2005, au sein du service de gastro-entérologie du centre hospitalier de Château-Thierry. Elle a été atteinte d'une infection respiratoire au cours de sa prise en charge. Elle est tombée dans le coma le 23 mars 2005 avant de décéder le même jour. Par une décision du 19 novembre 2014, la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux a rejeté la demande d'indemnisation présentée par sa fille, Mme C A, compte tenu de l'expertise qui lui a été remise le 9 octobre 2014, qui concluait à l'absence de faute du centre hospitalier de Château-Thierry et de réunion des conditions nécessaires à une indemnisation au titre de la solidarité nationale. Par une ordonnance du 22 septembre 2017, le juge des référés du tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa requête tendant à ce que soit ordonnée une expertise. Par une ordonnance du 29 janvier 2018, le juge des référés de la cour administrative d'appel de Douai a confirmé ce rejet. Mme A recherche la responsabilité du centre hospitalier de Château-Thierry et demande au tribunal de le condamner à l'indemniser du préjudice qu'elle estime avoir subi à raison du décès de sa mère.

Sur la responsabilité du centre hospitalier de Château-Thierry :

2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".

3. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise du 9 octobre 2014, que Mme B A, lors de sa prise en charge le 26 février 2005 par le service de pneumologie du centre hospitalier de Château-Thierry, a présenté une infection respiratoire et que les examens réalisés postérieurement ont mis en évidence la présence d'un staphylocoque doré, puis d'un pseudomonas. Les experts ont estimé que son décès était directement imputable à son état de santé, étant atteinte de pathologies multiples, dont une insuffisance respiratoire chronique qui présentait un caractère de sévérité. Ils ont indiqué qu'ils n'étaient pas en mesure d'attribuer la survenue de l'infection dont a été victime Mme A à ces deux germes, compte tenu du caractère incomplet du dossier médical et notamment de l'absence, dans ce dossier, de l'examen cytobactériologique des crachats du 7 mars 2005 ainsi que de l'examen cytobactériologique des crachats de contrôle, postérieur à celui-ci. Les experts ont également estimé qu'" aucun manquement en matière de prise en charge ne pouvait être mis en évidence mais que cette affirmation devait être pondérée en l'absence notamment des éléments relatifs à la prise en charge de cette dernière au sein des services de réanimation et de gastro-entérologie ". Le centre hospitalier de Château-Thierry, invité à produire ces éléments par le tribunal, le 15 octobre 2021, a transmis plusieurs pièces mais pas l'examen cytobactériologique des crachats du 7 mars 2005, ni l'examen cytobactériologique des crachats de contrôle, de sorte que le dossier médical de la patiente demeure toujours incomplet. Toutefois, la requérante qui n'a pas répliqué sur ce point, et se borne à soutenir que ces infections sont directement à l'origine du décès de sa mère et résultent de manquements caractérisés aux obligations posées par la réglementation en matière de lutte contre les infections nosocomiales ou de manquements dans la prise en charge thérapeutique de ces infections, n'apporte pas d'éléments précis pour contredire sérieusement les dires précités d'experts constatant leur incapacité à établir de manière certaine l'existence de fautes du centre hospitalier de Château-Thierry à l'origine du décès de Mme B A. Dans ces conditions, alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que l'incomplétude du dossier médical de Mme A ait fait obstacle à la mission des experts ou du tribunal, les manquements fautifs du centre hospitalier de Château-Thierry dans la prise en charge de la patiente ne sont pas établis, de sorte que les conclusions de Mme A tendant au versement d'une indemnité doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais de l'instance :

4. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C A n'est pas fondée à demander la condamnation du centre hospitalier de Château-Thierry. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction.

Sur la déclaration de jugement commun :

5. La requête a été communiquée à la caisse de coordination aux assurances sociales de la RATP qui n'a pas présenté d'observations. Il y a lieu, dès lors, de lui déclarer commun le présent jugement.

D E C I D E :

Article 1er : Le jugement est déclaré commun à la caisse de coordination aux assurances sociales de la RATP.

Article 2 : La requête de Mme C A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au centre hospitalier de Château-Thierry et à la caisse de coordination aux assurances sociales de la régie autonome des transports parisiens (RATP).

Délibéré après l'audience du 7 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

M. Derlange, présidente,

M. Beaujard, conseiller,

Mme Nour, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

La rapporteure,

Signé

C. NOUR

Le président,

Signé

S. DERLANGE

La greffière,

Signé

T. PETR

La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions