LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-1903745

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-1903745

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-1903745
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSELARL DERUELLE ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 novembre 2019, 13 mars 2020 et 10 février 2022, M. A B, représenté par Me Deruelle, demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge, en droits et pénalités, de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2017, ainsi que la restitution des sommes correspondant à l'imposition contestée ;

2°) de mettre à la charge de l'État, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme dont le montant sera indiqué au tribunal à l'issue de l'instruction.

Il soutient que :

- les commissions qu'il a perçues à raison de deux opérations immobilières constituent un revenu exceptionnel et lui ouvrent droit, au titre de l'année 2017, au bénéfice du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts ;

- l'administration a appliqué à tort, sur sa base d'imposition, le montant de la majoration prévue au 1° du 7 de l'article 158 du code général des impôts.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 février 2020 et 13 janvier 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au non-lieu à statuer à hauteur du dégrèvement prononcé en cours d'instance et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle soutient que la majoration de 1,25 n'était pas due et que les moyens du requérant ne sont pas fondés pour le surplus.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nour, rapporteure,

- les conclusions de Mme Redondo, rapporteure publique,

- et les observations de Me Cusset, représentant le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. B exerce la profession d'expert immobilier à titre libéral. Au cours de l'année 2017, il a perçu des commissions en rémunération de deux opérations immobilières, qu'il a déclarées au titre des revenus exceptionnels pouvant bénéficier du système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts. L'administration fiscale a appliqué à ces revenus le système du quotient mais a majoré le revenu déclaré de 1,25 sur le fondement du 1° du 7 de l'article 158 du code général des impôts, au motif que le requérant n'était pas membre d'une structure de gestion agréée. Par une première réclamation, M. B a contesté cette majoration de 1,25 en faisant état de son adhésion à une association de gestion agréée. A la suite de cette réclamation, le service a remis en cause le principe même de l'applicabilité du quotient mais n'a pas rectifié l'imposition du requérant. Par une seconde réclamation du 16 avril 2019, le requérant a sollicité l'application du système du quotient à ses revenus et contesté la majoration de son revenu. Cette réclamation a été rejetée par une décision du 16 octobre 2019. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2017.

Sur l'étendue du litige :

2. Par une décision du 25 février 2020, postérieure à l'enregistrement de la requête, l'administratrice des finances publiques adjointe a prononcé le dégrèvement, en droits et pénalités, à hauteur de la somme de 8 873 euros, de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle M. B a été assujetti au titre de l'année 2017. Les conclusions de la requête de M. B sont, dans cette mesure, devenues sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

3. Aux termes de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales : " Lorsqu'un contribuable demande la décharge ou la réduction d'une imposition quelconque, l'administration peut, à tout moment de la procédure et malgré l'expiration des délais de prescription, effectuer ou demander la compensation dans la limite de l'imposition contestée, entre les dégrèvements reconnus justifiés et les insuffisances ou omissions de toute nature constatées dans l'assiette ou le calcul de l'imposition au cours de l'instruction de la demande. ".

4. Il résulte de l'instruction que les revenus de M. B ont été imposés selon le régime du quotient. Si l'administration a estimé, dans sa décision du 16 octobre 2019, rejetant la réclamation du requérant du 16 avril 2019, qu'il n'était pas fondé à s'en prévaloir, elle ne lui a notifié aucune rectification de son imposition sur ce point. M. B n'est ainsi pas fondé à soutenir que l'administration lui a refusé, à tort, le bénéfice du régime du quotient.

5. Il résulte toutefois de l'instruction que les commissions perçues par le requérant en 2017 lui ont été versées pour la rémunération de deux opérations qui ont consisté en la recherche, la découverte, la vente de deux immeubles ainsi qu'en leur estimation vénale, l'optimisation de leur rentabilité et la mise en relation avec les vendeurs. La circonstance, à la supposer établie, que M. B ait procédé à la vente de ces biens et ne se soit pas limité, ainsi que le fait valoir l'administration, à apporter une assistance lors des négociations d'acquisition, n'est pas de nature à faire regarder l'objet de ces opérations comme dénué de tout lien avec l'activité habituelle de l'intéressé. Elles relèvent en effet du domaine immobilier et portent notamment sur ses missions courantes, à savoir la détermination de la valeur vénale ou locative de biens immobiliers. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles aient été exercées dans des conditions particulières. Dans ces conditions, les commissions qui ont été versées à M. B au titre des opérations litigieuses, susceptibles d'être recueillies annuellement, ne sauraient être qualifiées d'exceptionnelles au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts. La circonstance qu'elles atteignent un montant élevé n'est pas davantage de nature à permettre de les regarder comme exceptionnelles.

6. Alors qu'il est constant que la majoration litigieuse de 1,25 n'était pas justifiée puisque le requérant était bien adhérent à une association de gestion agréée, l'administration demande, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales, la compensation entre, d'une part, le dégrèvement des sommes imposées à tort par application de la majoration de 1,25 aux revenus soumis au quotient, à hauteur de la somme de 19 726 euros, résultant de la différence entre l'impôt liquidé initialement à hauteur de la somme de 110 302 euros et l'impôt qui aurait été dû si le requérant avait été fondé à solliciter le bénéfice du quotient, sans l'application de la majoration de 1,25, à hauteur du montant de 90 576 euros, et, d'autre part, l'assujettissement à hauteur de 10 853 euros au barème normal de ses revenus auparavant considérés comme exceptionnels, à hauteur de la somme de 101 429 euros, réduite du même montant, soit au final la somme dégrevée de 8 873 euros. Il y a lieu de faire droit à cette demande de compensation, sur le fondement des dispositions de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales, qui concerne le même impôt contesté au titre de la même année, par le même redevable et s'opère dans le périmètre financier du litige initial. Par suite, il y a lieu de procéder à la compensation sollicitée.

7. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge de l'imposition litigieuse ni la restitution des sommes correspondant à l'imposition contestée. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin de décharge et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B dans la limite du dégrèvement indiqué au point 2.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Derlange, président,

M. Beaujard, conseiller,

Mme Nour, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.

La rapporteure,

signé

C. NOUR

Le président,

signé

S. DERLANGELa greffière,

signé

T. PETR

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions