jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2003785 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DRAGON BIERNACKI PIRET |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit du 9 février 2023, le tribunal a ordonné une expertise médicale aux fins de statuer sur les conclusions présentées dans la requête de Mme L F veuve A, Mme E A, M. I A, M. M A, M. B G, Mme J A, Mme H A, M. K A et M. C A et leurs mémoires enregistrés les 23 novembre 2020 et 23 mars 2022.
Le rapport de l'expert désigné a été déposé au greffe du tribunal le 23 janvier 2024.
Par un mémoire enregistré le 22 février 2024, Mme L F veuve A, Mme E A, M. I A, M. M A, M. B G, Mme J A, Mme H A, M. K A et M. C A, représentés par Me Piret, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) Amiens-Picardie ou subsidiairement l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à leur payer la somme de 222 424,71 euros en réparation des préjudices qu'ils estiment avoir subis avec intérêts au taux légal à compter du 15 septembre 2015, date du recours préalable';
2°) de mettre à la charge du CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement de l'ONIAM, la somme de 15 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens qui comprendront le droit de plaidoirie.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité du CHU Amiens-Picardie est engagée à raison de la prise en charge fautive N A dans cet établissement public de santé ou subsidiairement que les conditions d'engagement de la solidarité nationale sont réunies en lien avec une infection nosocomiale contractée pendant la prise en charge hospitalière';
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à leur rembourser les frais d'assistance à l'expertise à hauteur de la somme de 4 400 euros ainsi que les frais de déplacement de leur avocat à ces mêmes opérations à hauteur de la somme de
389,04 euros ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par Michel A à hauteur de 2 100 euros en réparation du déficit fonctionnel temporaire, 80 000 euros en réparation des souffrances endurées, 20 000 euros en réparation du préjudice esthétique temporaire et 10 000 euros en réparation du préjudice d'impréparation ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par Mme L F veuve A, à hauteur de 1 863,54 euros en réparation des frais divers, de 1 500 euros en réparation du préjudice d'accompagnement et de 25 000 euros en réparation du préjudice d'affection ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par Mme E A, à hauteur de 2 249,10 euros en réparation des frais divers et de 15 000 euros en réparation du préjudice d'affection ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par M. I A, à hauteur de 2 573,97 euros en réparation des frais divers et de 15 000 euros en réparation du préjudice d'affection ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par M. M A, à hauteur de 2 349,06 euros en réparation des frais divers et de 15 000 euros en réparation du préjudice d'affection ;
- le CHU Amiens-Picardie ou subsidiairement l'ONIAM devra être condamné à réparer les préjudices subis par M. B G, Mme J A, Mme H A,
M. K A et M. C A, à hauteur de 5 000 euros chacun en réparation du préjudice d'affection.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 mars 2024, le CHU Amiens-Picardie, représenté par la SCP Lebègue-Derbise, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le tribunal, par le jugement avant dire droit, a déjà écarté toute faute de sa part.
Par un mémoire enregistré le 29 mars 2024, l'ONIAM demande au tribunal de prononcer sa mise hors de cause.
Il fait valoir que les conditions d'engagement de la solidarité nationale ne sont pas réunies.
Vu :
- l'ordonnance no 2003785 du 2 février 2024 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens taxant et liquidant les frais d'expertise, ordonnée le 9 février 2023, à la somme de 3 420 euros';
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique';
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Menet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,
- et les observations de Me Piret pour les requérants et de Me Denys pour le CHU Amiens-Picardie.
Considérant ce qui suit :
1. Un cancer du lobe supérieur droit du poumon a été diagnostiqué chez Michel A, alors âgé de 66 ans, le 6 février 2015. Une lobectomie supérieure droite avec curage ganglionnaire a été mise en œuvre le 20 mars 2015 au CHU Amiens-Picardie. M. A a été transféré en réanimation, à la suite de l'acte chirurgical, en raison d'une détresse respiratoire. Durant sa prise en charge en réanimation jusqu'à son décès intervenu le 11 juin 2015, il a souffert de multiples infections. Par le jugement avant dire droit précité, le tribunal a écarté toute faute de l'établissement public de santé dans la prise en charge médicale du défunt et a ordonné une expertise médicale afin notamment de dire si l'une des infections souffertes par l'intéressé avait été présente ou en incubation avant l'intervention chirurgicale.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
2. Aux termes du I. de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Aux termes de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article
L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge. Les dispositions précitées trouvent également à s'appliquer dans le cas où une infection nosocomiale a entraîné la perte d'une chance d'éviter de tels préjudices.
3. Il résulte de l'instruction et particulièrement de l'expertise judiciaire que dans un contexte d'épisodes infectieux subis par Michel A qui n'étaient ni présents ni en incubation au début de la prise en charge hospitalière, une candidose invasive s'est développée et que cette dernière complication infectieuse qui présente un caractère nosocomial est la cause déterminante du décès du patient.
4. L'ONIAM ne peut utilement faire valoir qu'il doit être mis hors de cause au motif que n'était pas caractérisée l'anormalité du dommage dès lors que cette condition n'est pas prévue par les dispositions de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique. Par suite du décès N A en lien avec l'infection nosocomiale précitée, les requérants sont fondés à demander la réparation des préjudices subis à l'ONIAM sur le fondement des dispositions de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique, le CHU Amiens-Picardie étant mis hors de cause.
5. Il résulte de l'instruction qu'au regard des comorbidités affligeant Michel A, à l'issue d'une intervention non compliquée, les chances de survie de l'intéressé étaient évaluées à 80 % à un an, 38 % à cinq ans et nulles à dix ans. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'évaluer à 80 % le taux de perte de chance d'éviter le décès survenu en lien avec l'infection nosocomiale précitée.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
S'agissant des préjudices N A :
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
6. Il résulte de l'instruction que Michel A a souffert d'un déficit fonctionnel temporaire consistant en une hospitalisation entre les 19 mars et 11 juin 2015.
7. Ce préjudice sera exactement réparé, sur une base de 15 euros par jour pour un déficit fonctionnel total, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à hauteur de la somme de 1 020 euros.
Quant aux souffrances endurées :
8. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées doivent être évaluées à 5,5 sur une échelle de 7 en considération de la prolongation importante de l'hospitalisation en réanimation, des gestes techniques de réanimation, des multiples prélèvements biologiques, de la ponction sternale, des ponctions et drainages vésiculaires, des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire dans la nuit du 22 au 23 mai 2015 ayant occasionné des fractures de trois côtes, des traitements antibiotiques et antifongiques prolongés et du retentissement psychologique, avant l'apparition des troubles graves de la conscience. Ce préjudice sera justement réparé, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à hauteur de la somme de 16 000 euros.
Quant au préjudice esthétique temporaire :
9. Il résulte de l'instruction qu'en raison de l'altération profonde de l'apparence N A en lien avec les multiples appareillages, la prise de poids majeure et les troubles de la coagulation, ce préjudice s'établit à 4 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à hauteur de la somme de 5 600 euros.
Quant au préjudice d'impréparation :
10. Dès lors qu'aucun manquement au devoir d'information n'a été commis par le CHU Amiens-Picardie à l'égard N A, les requérants ne peuvent pas prétendre à la réparation du préjudice d'impréparation qu'ils invoquent.
S'agissant des préjudices des proches du défunt :
Quant aux frais divers :
11. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme F veuve A et
M. M A, qui demeurent respectivement à Saint-Quentin (Aisne) et Homblières (Aisne,) se sont relayés au chevet du défunt durant son hospitalisation à Amiens (Somme), ont effectué 21 aller-retours chacun de l'établissement à leur domicile. A cet égard ils sont fondés à réclamer l'indemnisation de frais kilométriques, eu égard au barème fiscal applicable au titre de l'année 2015 et compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à hauteur respectivement de 1 490,83 euros et 1 717,63 euros. En revanche,
Mme E A et M. I A qui, en dépit d'une mesure d'instruction en ce sens, n'ont pas justifié avoir exposé de tels frais, ne sont pas fondés à solliciter une indemnisation à ce titre.
12. En deuxième lieu, les requérants justifient avoir exposé la somme de 4 400 euros pour être assistés d'un médecin aux opérations d'expertise. Compte tenu de l'utilité de ces frais à la solution du litige, les requérants sont fondés à en demander l'indemnisation sans application du taux de perte de chance précité.
13. En dernier lieu, les requérants demandent l'indemnisation de frais de déplacements de leur avocat aux opérations d'expertise judiciaire. Ces dépenses qui relèvent des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne sont indemnisables qu'à ce titre.
Quant au préjudice d'accompagnement :
14. Si l'indemnisation des frais d'assistance par une tierce personne ne peut intervenir qu'au profit de la victime, les proches de la victime qui lui apportent une assistance peuvent prétendre à être indemnisés par le responsable du dommage au titre des préjudices qu'ils subissent de ce fait. Le conjoint de la victime peut ainsi prétendre, le cas échéant, à la réparation d'un préjudice propre consistant en des troubles dans ses conditions d'existence ayant résulté de l'obligation qu'il a d'apporter une aide à la victime. L'indemnité accordée à ce titre ne fait pas double emploi avec la somme allouée à la victime pour la mettre en mesure d'assumer, à l'avenir, les frais afférents à l'assistance par une tierce personne. Ce préjudice propre peut être évalué de façon forfaitaire.
15. Il ne résulte pas de l'instruction que Mme F veuve A ait subi un préjudice d'accompagnement au sens de ce qui a été énoncé au point précédent durant la période pendant laquelle le défunt était hospitalisé. Cette demande doit ainsi être rejetée.
Quant au préjudice d'affection :
16. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme F veuve A, veuve N A, en l'évaluant, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à la somme de 20 000 euros.
17. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de chacun des trois enfants du défunt, Mme E A, M. I A et M. M A, en l'évaluant, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à la somme de 12 000 euros.
18. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de chacun des cinq petits-enfants du défunt, Mme J A, Mme H A, M. B G, M. K A et M. C A, en l'évaluant, compte tenu du taux de perte de chance retenu au point 5 du présent jugement, à la somme de 2 400 euros.
19. Il résulte de tout ce qui précède que l'ONIAM doit être condamné à verser, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020, date de réception de la demande indemnitaire préalable, les sommes de 27 020 euros aux requérants globalement,
21 490,83 euros à Mme F veuve A, 12 000 euros chacun à Mme E A et
M. I A, 13 717,63 euros à M. M A et 2 400 euros chacun à Mme J A, Mme H A, M. B G, M. K A et M. C A en réparation des préjudices subis.
Sur les dépens :
20. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 9 février 2023, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 3 420 euros par ordonnance no 2003785 du 2 février 2024 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, à la charge définitive de l'ONIAM.
21. Les conclusions des requérants tendant au remboursement du droit de plaidoirie au titre des dépens doivent être rejetées, dès lors que ce droit n'est pas prévu au nombre des dépens limitativement énumérés par l'article R. 761-1 du code de justice administrative.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'ONIAM une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1 er : L'ONIAM est condamné à verser à Mme L F veuve A,
Mme E A, M. I A, M. M A, M. B G, Mme J A, Mme H A, M. K A et M. C A la somme globale de 27 020 euros en réparation des préjudices subis par Michel A, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020.
Article 2 : L'ONIAM est condamné à verser à Mme F veuve A la somme de
21 490,83 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020.
Article 3 : L'ONIAM est condamné à verser à Mme E A et M. I A la somme de 12 000 euros chacun en réparation des préjudices qu'ils ont subis, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020.
Article 4 : L'ONIAM est condamné à verser à M. M A la somme de 13 717,63 euros en réparation des préjudices qu'il a subis, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020.
Article 5 : L'ONIAM est condamné à verser à M. B G, Mme J A,
Mme H A, M. K A et M. C A la somme de 2 400 euros chacun en réparation des préjudices qu'ils ont subis, avec intérêts au taux légal à compter du 18 septembre 2020.
Article 6 : Les dépens, liquidés et taxés à la somme de 3 420 euros sont mis à la charge définitive de l'ONIAM.
Article 7 : L'ONIAM versera une somme globale de 1 500 euros à Mme L F veuve A, Mme E A, M. I A, M. M A, M. B G,
Mme J A, Mme H A, M. K A et M. C A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : Le présent jugement sera notifié à M. M A, au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne.
Copie en sera adressée pour information au Dr D, expert.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
M. Menet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition le 30 mai 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. Menet
Le président,
Signé
B. Boutou La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2003785
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026