vendredi 30 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2004090 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARLU ACA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2020, la SASU Sogea Picardie, représentée par Me Fromont, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de fixer le décompte général et définitif du marché de déconstruction et construction d'une passerelle dans le cadre des travaux d'aménagement des berges de l'Aisne à Soissons qu'elle a conclu avec la commune de Soissons à un montant de 3 077 966, 63 euros hors taxes et hors intérêts moratoires et de condamner la commune à lui verser le solde positif de ce marché, soit 956 736, 20 euros hors taxes, assorti des intérêts moratoires et de leur capitalisation ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Soissons une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le décalage de quatre mois du planning et les difficultés d'avancement des travaux constituent un préjudice financier qui, suite à un accord avec la commune de Soissons, s'élève à la somme de 328 279, 76 euros ;
- elle a réalisé des prestations supplémentaires non rémunérées à hauteur de 79 975 euros hors taxes, à laquelle s'ajoute le montant de ses frais généraux et de marge, soit un montant total de 95 970 euros hors taxes ;
- les travaux supplémentaires nécessités par la reprises des désordres sont à l'origine du retard dans l'exécution des travaux rendant les pénalités de retard injustifiées ;
- la réalisation des prestations supplémentaires, suite aux chocs de bateau sur la structure, inscrite dans le cahier des charges, représente une somme due de 45 186 euros ;
- les sommes mises à sa charge par les titres de perception des frais de voirie n°214, n°670 et n°671 ne sont pas dues ;
- elle ne saurait être redevable des sommes dues par la société atelier Roger Poncin et Cie, dès lors que les titres de perception des frais de voirie ne nomment pas expressément si l'occupation du domaine public est le fait de l'entreprise SASU Sogea Picardie ou de son cotraitant ;
- elle est légitime à réitérer la demande de rémunération complémentaire formulée par la société Atelier Roger Poncin et Cie au titre des difficultés imprévues rencontrées en phase de chantier à hauteur de 348 379, 38 euros hors taxes, dès lors que son rôle de mandataire a pris fin à l'expiration du délai de garantie de parfait achèvement, à l'exception de ce qui concerne le règlement des comptes.
Par un mémoire, enregistré le 21 juin 2023, la SASU Sogea Picardie déclare se désister d'instance et d'action.
Par un mémoire, enregistré le 27 juin 2023, la commune de Soissons, représentée par
Me Freville, déclare accepter ce désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement d'instance et d'action de la SASU Sogea Picardie de l'ensemble de ses demandes est pur et simple. Aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la SASU Sogea Picardie.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SASU Sogea Picardie et à la commune de Soissons.
Fait à Amiens, le 30 juin 2023.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026