LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2100323

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2100323

vendredi 2 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2100323
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantANTES AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 29 janvier 2021 et

4 juillet 2022, la SA Etandex, représentée par Me Dubelloy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner la communauté d'agglomération Amiens métropole à lui verser une somme de 23 695, 33 euros toutes taxes comprises au titre du solde du marché de travaux portant sur la réalisation des chapes sur le site de la citadelle d'Amiens, assortie des intérêts moratoires à hauteur du taux de la Banque centrale européenne majoré de 7 points à compter du 10 août 2020 ;

2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Amiens métropole une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.

Elle soutient que :

- elle a réalisé l'ensemble des prestations qui lui incombaient en application du marché en litige ;

- les pénalités de retard qui lui ont été appliquées ne sont pas fondées dès lors que les réserves concernant ses prestations ont été émises lors de la réception des travaux alors qu'elle n'a pas été convoquée pour assister aux opérations de réception, que le procès-verbal de réception ne lui a pas été notifié et qu'aucun délai pour procéder aux travaux nécessaires pour lever les réserves ne lui a été signifié ;

- les pénalités de retard ne sont pas fondées dès lors que le point de départ et la durée du délai accordé pour procéder aux travaux nécessaires pour lever les réserves ne sont pas précisés ;

- les pénalités de retard ne sont pas fondées dès lors qu'elle a été informée des réserves concernant ses prestations en octobre 2018 et qu'elle a effectué les travaux nécessaires à leur levée au plus tard en avril 2019, conformément aux demandes du maître d'œuvre et de l'université utilisatrice des bâtiments concernés ;

- le solde du marché s'élève, en ce qui la concerne, à 23 695, 33 euros toutes taxes comprises ;

- elle a droit aux intérêts moratoires à hauteur du taux de la Banque centrale européenne majoré de 7 points sur les sommes dues à compter du 10 août 2020.

Par un mémoire en défense, enregistrés le 2 juin 2022, la communauté d'agglomération Amiens métropole conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est tardive et par suite irrecevable, dès lors que la SA Etandex a présenté son mémoire en réclamation après que le délai de trente jours prévu à l'article 50.1.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux ait expiré ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 7 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 12 août 2022 à 12 heures.

La SA Etandex a produit un mémoire le 15 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Richard, rapporteur,

- et les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Au cours de l'année 2010, la communauté d'agglomération Amiens métropole a entrepris la construction et la réhabilitation de bâtiments destinés à installer l'université de Picardie Jules Verne sur le site de la citadelle d'Amiens. La maîtrise d'ouvrage déléguée a été confiée à la société d'économie mixte Amiens Aménagement. Un groupement de sociétés, dont le mandataire était la société Renzo Piano Building Workshop, a été chargé de la maîtrise d'œuvre. Par un acte d'engagement du 19 mai 2015, la communauté d'agglomération Amiens métropole a confié à un groupement, comprenant la Société française des chapes, mandataire, et la SA Etandex, l'exécution des chapes pour un montant de 953 265, 70 euros hors taxes soit 1 143 918, 84 euros toutes taxes comprises. Les travaux ont été réceptionnés le 16 février 2018 avec réserves. La Société française des chapes a été mise en liquidation judiciaire par un jugement du tribunal de commerce de Paris du 5 novembre 2019.

2. Par un courrier du 3 juillet 2020, la société d'économie mixte Amiens Aménagement a envoyé à la sa Etandex un décompte général du marché que cette dernière a contesté par un courrier du 10 août 2020, reçu le 13. La société d'économie mixte Amiens Aménagement ayant refusé de donner suite à la contestation de la SA Etandex relative aux pénalités de retard par un courrier du 7 octobre 2020, cette dernière demande au tribunal de condamner la communauté d'agglomération Amiens métropole à lui verser une somme de 23 695, 33 euros toutes taxes comprises au titre du solde des prestations du marché qu'elle a réalisées.

Sur le solde du marché :

3. L'ensemble des opérations auxquelles donne lieu l'exécution d'un marché de travaux publics est compris dans un compte dont aucun élément ne peut être isolé et dont seul le solde arrêté lors de l'établissement du décompte définitif détermine les droits et obligations définitifs des parties. L'ensemble des conséquences financières de l'exécution du marché est retracé dans ce décompte même lorsqu'elles ne correspondent pas aux prévisions initiales. Il revient notamment aux parties d'y mentionner les conséquences financières de retards dans l'exécution du marché ou le coût de réparations imputables à des malfaçons dont est responsable le titulaire. Il appartient au juge du contrat, en l'absence de décompte général devenu définitif, de statuer sur les réclamations des parties et de déterminer ainsi le solde de leurs obligations contractuelles respectives.

4. En premier lieu, aux termes de l'article 3.5.2 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux applicable au marché en litige : " En cas de groupement solidaire, chacun des membres du groupement est engagé financièrement pour la totalité du marché et doit pallier une éventuelle défaillance de ses partenaires ; l'un d'entre eux, désigné dans l'acte d'engagement comme mandataire, représente l'ensemble des entrepreneurs, vis-à-vis du représentant du pouvoir adjudicateur et du maître d'œuvre, pour l'exécution du marché ". Aux termes de l'article 3.1 de ce cahier : " 3.1. Forme des notifications et informations : / () En cas de groupement, la notification se fait au mandataire pour l'ensemble du groupement ".

5. En l'absence de stipulations contraires, les entreprises qui s'engagent conjointement et solidairement envers le maître de l'ouvrage à réaliser une opération de construction s'engagent conjointement et solidairement non seulement à exécuter les travaux, mais encore à réparer le préjudice subi par le maître de l'ouvrage du fait de manquements dans l'exécution de leurs obligations contractuelles. Un constructeur ne peut échapper à sa responsabilité conjointe et solidaire avec les autres entreprises co-contractantes au motif qu'il n'a pas réellement participé aux travaux révélant un tel manquement, que si une convention, à laquelle le maître de l'ouvrage est partie, fixe la part qui lui revient dans l'exécution des travaux.

6. Aux termes de l'article 1er de l'acte d'engagement du marché en litige, ce dernier a été conclu par un groupement solidaire comprenant la Société française des chapes, mandataire, et la SA Etandex. Dans ces conditions, les circonstances que cette société n'a pas été convoquée pour assister aux opérations de réception, que le procès-verbal de réception ne lui a pas été notifié et qu'aucun délai pour procéder aux travaux nécessaires pour lever les réserves ne lui a été signifié sont sans incidence sur la régularité des pénalités qui lui ont été appliquées. Par ailleurs, aucune convention à laquelle le maître de l'ouvrage est partie ne fixe la part qui revient à chacun des membres du groupement dans l'exécution des travaux des travaux alors que la convention de groupement du 27 mai 2015 dont se prévaut la SA Etandex n'est signée que par cette dernière et par la Société française des chapes. Dans ces conditions, la circonstance que les travaux réalisés par la SA Etandex ne soient pas à l'origine des réserves formulées lors de la réception des travaux, à la supposer même établie, est sans incidence sur le bien-fondé des pénalités qui lui ont été appliquées.

7. En second lieu, aux termes de l'article 7.3.4 du cahier des clauses administratives particulières du marché, des pénalités hors taxes de 1/3000ème du montant du marché peuvent être appliquées par jour de retard dans l'exécution de travaux de parachèvement permettant la levée des réserves formulées par la maitrise d'œuvre, à compter du délai fixé pour procéder aux travaux nécessaires pour lever les réserves.

8. Il résulte de l'instruction que le procès-verbal de réception des travaux du 16 février 2018 fait état de très nombreuses réserves et a fixé au 31 mars 2018 la date limite pour procéder aux travaux nécessaires pour les lever. Par ailleurs, il est constant que les seuls travaux effectués par la SA Etandex pour lever ces réserves n'ont concerné qu'une partie de ces dernières et n'ont été achevés qu'en avril 2019, après qu'un accord ait été trouvé pour reporter leur réalisation de décembre 2018 à mars 2019. Dans ces conditions, la SA Etandex n'est pas fondée à soutenir que les pénalités à hauteur de 32 618, 80 euros que la communauté d'agglomération Amiens métropole lui a appliquées n'auraient pas dû être mises à son débit.

9. Il résulte de ce qui précède que la SA Etandex n'est pas fondée à contester le solde du marché tel qu'établi par la communauté d'agglomération Amiens métropole. Par suite, ses conclusions tendant à la condamnation de cette dernière doivent être rejetées.

Sur les frais de l'instance :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par la SA Etandex sur leur fondement soit mise à la charge de la communauté d'agglomération Amiens métropole, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Par ailleurs, la présente instance ne comporte pas de dépens. Les conclusions présentées à ce titre par la SA Etandex ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SA Etandex est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SA Etandex et à la communauté d'agglomération Amiens métropole.

Délibéré après l'audience du 19 octobre 2022, à laquelle siégeaient :

- M. Thérain, président,

- Mme Rondepierre, premier conseiller,

- M. Richard, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2022.

Le rapporteur,

signé

J. Richard

Le président,

signé

S. Thérain

La greffière,

signé

S. Chatellain

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2100323

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions