jeudi 2 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2100735 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | MARQUES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 5 mars 2021 et les 25 février et 25 mars 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la SARL Météo Omnium, représentée par
Me Heymans, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler ou, à défaut, de résilier, le cas échéant avec un effet différé, le marché de fourniture, installation et maintenance des stations météorologiques routières conclu le 4 janvier 2021 entre le département de l'Oise et la société Sterela ;
2°) de condamner le département de l'Oise à lui verser la somme globale de
119 772 euros, assortie des intérêts à taux légal à compter du 23 mars 2022 et de leur capitalisation, en réparation du préjudice qu'elle a subi à raison du rejet de son offre ainsi que des frais exposés en vue de l'attribution de ce marché ;
3°) de mettre à la charge du département de l'Oise une somme de 6 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt à agir, dès lors que le rejet de son offre l'a directement lésée ;
- ses conclusions indemnitaires sont recevables, dès lors qu'elles ont été précédées d'une demande préalable ;
- l'offre de la société Sterela est irrégulière, dès lors qu'elle ne respecte pas le cahier des clauses techniques particulières ;
- elle disposait de chances sérieuses d'obtenir le marché en l'absence d'irrégularités, de sorte qu'elle doit être indemnisée pour le manque à gagner subi.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 décembre 2021 et 24 mars 2022, le département de l'Oise, représenté par Me Marques, conclut à titre principal au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SARL Météo Omnium une somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 20 janvier 2023, la SARL Météo Omnium déclare se désister de l'ensemble de ses demandes.
Par un mémoire, enregistré le 27 janvier 2023, le département de l'Oise demande au tribunal de prendre acte du désistement de la SARL Météo Omnium.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Le désistement d'instance de la SARL Météo Omnium de l'ensemble de ses demandes est pur et simple. Aucune circonstance ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge les sommes demandées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le département de l'Oise.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SARL Météo Omnium.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de l'Oise sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Météo Omnium, au département de l'Oise et à la société Sterela.
Fait à Amiens, le 2 février 2023.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026