LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2100770

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2100770

jeudi 15 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2100770
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantPHILIP

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mars et 13 juillet 2021, Mme B A, représentée par Me Philip, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) à titre principal, de prononcer la décharge en droits et pénalités des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016 et 2017 ;

2°) à titre subsidiaire, de prononcer la décharge des impositions établies sur l'assiette de 52 044 euros et en tout cas des prélèvements sociaux et de la majoration de 40 % ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la proposition de rectification du 26 avril 2019 qui lui a été adressée n'était pas suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales en ce qui concerne la détermination des revenus distribués imposés sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts en provenance de l'EURL Cobe Sécurité Privée ;

- la reconstitution des résultats de l'EURL Cobe Sécurité Privée à l'origine de la présomption de distribution prévue au 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts procède d'une méthode radicalement viciée sans lien avec la situation réelle de la société ;

- l'administration a imposé à tort sur le fondement du 2° du 1. de l'article 109 du code général des impôts des versements opérés au titre des années 2016 et 2017 à son bénéfice à hauteur de 50 130 euros en 2016 et 52 044,07 euros en 2017 qui correspondaient en réalité à des rémunérations de dirigeante déjà déclarées et imposées à hauteur de 57 730 euros en 2017 ; l'administration a donc également appliqué à tort la majoration en base de cette somme à hauteur de 25 % ;

- les contributions sociales appliquées sur les revenus distribués en application du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts sont contestées pour les mêmes motifs que précédemment ;

- les contributions sociales appliquées sur les revenus distribués en application du 2° du 1. de l'article 109 du code général des impôts correspondent en réalité à des contributions sur des revenus d'activité qui ne pouvaient être contrôlées et recouvrées que par l'URSSAF et non la direction générale des finances publiques ;

- la base d'imposition aux prélèvements sociaux ne pouvait se voir appliquer le coefficient de 1,25 prévu par le 2° du 7. de l'article 158 du code général des impôts ;

- l'application des pénalités pour manquement délibéré en vertu de l'article 1729 du code général des impôts sur les revenus distribués en 2016 et 2017 est infondée, la volonté délibérée d'éluder l'impôt n'étant pas démontrée et les sommes lui ayant été versées ayant été déclarées en tant que traitements et salaires.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 31 mai et 2 décembre 2021, l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction de contrôle fiscal Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 1er septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boutou, président-rapporteur,

- et les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A était associée unique et gérante de l'EURL Cobe Sécurité Privée, qui a fait l'objet d'une vérification de comptabilité en 2018 portant sur ses résultats des exercices clos en 2016 et 2017. L'administration fiscale en a tiré les conséquences en matière de revenus distribués au profit de la gérante, à qui ont été notifiées par proposition de rectification du 26 avril 2019, des rectifications en matière d'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et de contributions sociales au titre des années 2016 et 2017.

Sur la régularité de la procédure :

2. Il résulte de l'instruction que les rappels d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016 ont été notifiés selon la procédure de redressement contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales et que les rappels d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 ont été notifiés selon la procédure d'imposition d'office prévue par le 1° de l'article L. 66 du même livre, en l'absence de déclaration dans les délais impartis après mise en demeure.

3. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation () ". Aux termes de l'article L. 76 du même livre : " Les bases ou éléments servant au calcul des impositions d'office et leurs modalités de détermination sont portées à la connaissance du contribuable trente jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions ".

4. Mme A soutient que la proposition de rectification du 26 avril 2019 était insuffisamment motivée dès lors qu'elle exposait de façon sommaire l'origine des revenus distribués imposés entre ses mains et en particulier leur mode de calcul. Toutefois, cette proposition de rectification indiquait que, dès lors qu'aucune comptabilité n'avait été présentée, les résultats de l'EURL Cobe Sécurité Privée ont été reconstitués à partir de renseignements obtenus dans le cadre de vérifications de comptabilité diligentées par ailleurs par la direction départementale des finances publiques de l'Aisne, ainsi que des éléments recueillis dans le cadre du droit de communication exercé auprès de l'établissement bancaire de la société. Le service indiquait avoir pris en compte pour la reconstitution du chiffre d'affaires, les encaissements bancaires identifiés comme des recettes en provenance des clients et avoir déduit, en l'absence de toute pièce comptable, un forfait de 80 % de charges " par réalisme économique ". La proposition indiquait clairement que le bénéfice ainsi reconstitué était regardé comme distribué entre les mains de sa gérante sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts et que, par ailleurs, des virements effectués au nom de Mme A, ainsi que des prélèvements effectués par celle-ci sur le compte de la société étaient taxés sur le fondement du 2° du 1. de ce même article, ainsi que trois règlements de 14,69 euros effectués par la société pour acheter des autorisations d'entrée sur le territoire américain au profit de la gérante. Ces éléments constituaient une motivation suffisante des rectifications au sens de l'article L. 57 et de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, en la forme, de la proposition de rectification du 26 avril 2019 doit être écarté.

Sur le bien-fondé des impositions :

En ce qui concerne la charge de la preuve :

5. Dans le cadre de l'imposition personnelle du bénéficiaire de revenus distribués, la charge de prouver l'existence, le montant et l'appréhension de ces revenus dépend de la procédure d'imposition suivie à l'égard de leur bénéficiaire présumé. La procédure d'imposition suivie à l'encontre de la société auteur des distributions est, à cet égard, sans influence. Ainsi, lorsque aucun élément de la procédure d'imposition propre au dirigeant ne lui confère la charge de la preuve, l'administration conserve la charge de prouver le bien-fondé du rehaussement. En l'espèce, dès lors que les rappels ont été notifiés selon la procédure de redressement contradictoire, il incombe à l'administration de prouver l'existence, le montant et l'appréhension des revenus distribués à Mme A au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2016. En revanche, dès lors que les rappels au titre de l'année 2017 ont été notifiés selon la procédure d'imposition d'office, il incombe à Mme A d'établir l'exagération de la cotisation d'impôt sur le revenu de l'année 2017.

En ce qui concerne les rectifications fondées sur le 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts :

6. Les revenus distribués imposés sur ce fondement correspondent au bénéfice imposable reconstitué au titre des exercices clos en 2016 et 2017. En l'absence totale de pièces comptables, le vérificateur a reconstitué le chiffre d'affaires imposable sur la base des crédits bancaires identifiés comme paiements des clients sur le compte de la société. Il a déduit un forfait de 80 % de charges par " réalisme économique ". La société soutient à tort que cette méthode serait radicalement viciée. Si elle soutient également que cette méthode est excessivement sommaire et que le vérificateur aurait dû tenir compte des résultats des exercices précédents pour fixer ce taux de charge, elle ne présente toutefois que le bilan simplifié de l'exercice clos en 2015 et un bilan prévisionnel au 31 mars 2016 de l'exercice suivant. Or, si le bilan de l'exercice 2015 fait apparaître un déficit et un taux de charges de 108 %, il n'est toutefois nullement établi que la société a fonctionné dans des conditions identiques au cours des exercices suivants qui font l'objet des rectifications à la suite desquelles des revenus distribués ont été constatés. Mme A était l'associée unique et gérante de l'EURL Cobe Sécurité Privée et doit être regardée comme ayant été le maître de l'affaire auquel ces revenus doivent être présumés avoir été distribués. Il en résulte que l'administration doit être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe de l'existence, du montant et de l'appréhension de ces revenus au titre de l'année 2016 et que Mme A ne peut être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe de l'exagération de l'imposition au titre de l'année 2017.

En ce qui concerne les redressements fondés sur le 2° du 1. de l'article 109 du code général des impôts :

7. Mme A conteste l'imposition entre ses mains en tant que revenus distribués, sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, de virements effectués à son nom par l'EURL Cobe Sécurité Privée. Elle soutient que ces virements sont en réalité des rémunérations de dirigeant, qu'elle a déjà déclarées et qui ont déjà été imposées par ailleurs en tant que traitements et salaires.

8. D'une part, si l'administration se fonde à tort sur la notion de maître de l'affaire de Mme A pour imposer entre ses mains les sommes en question sur ce fondement légal, elle apporte toutefois la preuve qui lui incombe de l'existence, du montant et de l'appréhension de ces revenus au titre de l'année 2016 en se fondant par ailleurs sur la circonstance que la réalité de ces virements libellés à son nom n'est pas contestée par la requérante alors qu'aucun élément de preuve n'est apporté de ce qu'ils correspondraient à la rémunération de la dirigeante.

9. D'autre part, ainsi qu'il est dit au point précédent, les allégations de la requérante selon lesquelles lesdits virements correspondraient au versement de rémunérations déjà déclarées et imposées ne sont pas assorties du moindre élément de preuve et la requérante ne peut être regardée comme apportant la preuve qui lui incombe de l'exagération des rappels d'impôt sur le revenu établis sur ce fondement légal au titre de l'année 2017. Il s'ensuit également que l'administration était fondée à majorer la base d'imposition de ces revenus distribués du coefficient de 1,25 prévu par le 7. de l'article 158 du code général des impôts.

En ce qui concerne les redressements en matière de contributions sociales :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui est dit au point 6 que les rectifications en matière de contributions sociales sur les revenus distribués au titre du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts sont bien fondées.

11. En deuxième lieu, il ne résulte pas de l'instruction et notamment des termes de la proposition de rectification du 26 avril 2019 que le coefficient de 1,25 prévu par les dispositions du 7. de l'article 158 du code général des impôts aurait été appliqué pour calculer la base d'imposition aux contributions sociales. Le moyen est inopérant et doit être écarté.

12. En troisième lieu, il résulte de ce qui est dit aux points 7 à 9 que les rectifications relatives aux virements effectués au profit de Mme A en 2016 et 2017 ont été à bon droit imposées dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers et non dans celle des traitements et salaires. Par suite, ces revenus constituaient des revenus du patrimoine et non des revenus d'activité et les règles gouvernant le contrôle de la contribution sociale généralisée, de la contribution pour le remboursement de la dette sociale, du prélèvement social et des contributions additionnelles ne relevaient pas de celles applicables aux cotisations de sécurité sociale. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure de contrôle de ces impositions en tant qu'elle a été effectuée par l'administration fiscale et non par l'URSSAF ne peut qu'être écarté.

Sur les pénalités :

13. Il résulte de l'instruction que l'administration a appliqué à Mme A, les pénalités de retard prévues à l'article 1727 du code général des impôts, les pénalités pour manquement délibéré prévues à l'article 1729 du même code sur les rectifications afférentes à l'impôt sur le revenu de l'année 2016 et les pénalités pour retard de déclaration prévues à l'article 1728 du même code sur les rectifications en matière d'impôt sur le revenu de l'année 2017.

14. Aux termes de l'article 1729 du code général des impôts : " Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt ainsi que la restitution d'une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l'Etat entraînent l'application d'une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré () ".

15. D'une part, ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme A était l'unique associée et gérante de l'EURL Cobe Sécurité Privée. L'administration fiscale était donc fondée à estimer qu'en cette qualité, elle ne pouvait ignorer qu'en 2016, elle avait soustrait à toute imposition les revenus distribués sur le fondement du 1° du 1. de l'article 109 du code général des impôts à hauteur de 51 866 euros ainsi que le montant des virements effectués à son profit par la société et qu'elle n'a pas déclarés, imposés sur le fondement du 2° du 1. du même article 109 et établit par là même la volonté délibérée de l'intéressée d'éluder l'impôt.

16. D'autre part, aucune pénalité n'a été appliquée aux rectifications de l'année 2017 sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts. Le moyen présenté en ce sens est inopérant et doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin de décharge de

Mme A doivent être rejetées.

Sur la demande fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la requérante, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'administratrice générale des finances publiques chargée de la direction de contrôle fiscal Nord.

Délibéré après l'audience du 1er juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

M. Menet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.

Le président-rapporteur,

Signé

B. Boutou

L'assesseure la plus ancienne,

Signé

A-L. PierreLa greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions