vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101003 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | CHAMBRE PRESIDENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 5 mars 2021 et le 25 octobre 2022, Mme B C demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 janvier 2021 par laquelle la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise a rejeté son recours dirigé contre la décision du 26 novembre 2020 lui refusant le bénéfice de l'aide médicale d'Etat pour la période du 30 septembre 2020 au 29 septembre 2021 ;
2°) d'enjoindre à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise de lui ouvrir les droits à l'aide médicale d'Etat.
Elle soutient que :
- elle est présente de façon continue sur le territoire depuis 2017 ;
- elle est sans ressources.
Par un mémoire, enregistré le 30 novembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise conclut à ce qu'il n'y ait lieu de statuer sur la requête.
Elle soutient que :
- Mme C s'est vu reconnaître le droit à l'aide médicale d'Etat pour la période du 30 septembre 2020 au 29 septembre 2021 et pour la période du 26 octobre 2022 au 25 octobre 2023 ;
- elle n'a pas sollicité le bénéfice de l'aide médicale d'Etat pour la période du 30 septembre 2021 au 17 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dhiver, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante péruvienne, a déposé une demande d'aide médicale d'Etat auprès de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise le 30 septembre 2020. Cette demande a été rejetée par une décision du 26 novembre 2020, au motif qu'elle ne justifiait pas d'une résidence ininterrompue sur le territoire français depuis plus de trois mois. Mme C a formé un recours contre cette décision, qui a été rejeté par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise par une décision du 8 janvier 2021. Elle demande l'annulation de cette dernière décision et à ce qu'il soit enjoint à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise de lui ouvrir les droits à l'aide médicale d'Etat pour la période du 30 septembre 2020 au 29 septembre 2021.
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement. Dans le cas d'un contentieux portant sur les droits à l'aide médicale d'Etat, c'est au regard des dispositions applicables et de la situation de fait existant au cours de la période en litige que le juge doit statuer.
3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme C a été admise, par une décision du 17 novembre 2022, à l'aide médicale d'Etat pour la période du 30 septembre 2020 au 29 septembre 2021. Par suite, sa requête, qui porte sur la même période, a perdu son objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme C.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C et au ministre de la santé et de la prévention.
Copie en sera adressée à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
La présidente,
Signé
M. A La greffière,
Signé
V. Martinval
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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