mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101223 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 avril et 19 novembre 2021, la commune de Corbie, représentée par Me Quennehen, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la compagnie d'assurance Balcia Insurance SE à lui verser, en exécution du contrat d'assurance conclu le 1er janvier 2014, une somme de 316 393, 12 euros toutes taxes comprises, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation au titre de la réparation des dommages survenus à la salle de spectacle Adalhard ;
2°) de condamner la compagnie d'assurance Balcia Insurance SE à lui verser une somme de 15 000 euros pour avoir abusivement retardé le paiement de cette indemnité ;
3°) de mettre à la charge de la compagnie d'assurance Balcia Insurance SE une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en application du contrat d'assurance qu'elle a conclu avec la société Balcia Insurance SE, cette dernière est tenue de l'indemniser des pertes d'exploitation, pertes de recettes et frais supplémentaires d'exploitation, des pertes de jouissance, loyers, redevances, pertes financières, mesure de sauvetage et frais de remplacement, ainsi que des frais de déplacement, de relogement, de "dommages des frais préventifs de dommages", et du coût de la décentralisation de la saison culturelle, résultant de l'incendie survenu le 19 décembre 2017 dans la salle de spectacle " Adalhard " ;
- l'indemnisation n'est pas conditionnée par la réalisation des travaux destinés à réparer les désordres ;
- l'indemnisation représente une somme totale de 376 393,12 euros, de laquelle il convient de déduire 60 000 euros versés à titre d'acompte, assortie des intérêts à compter de la date de réception de la mise en demeure, et de leur capitalisation ;
- le refus d'exécuter ses obligations contractuelles par la compagnie d'assurance expose cette dernière au paiement d'une somme de 15 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2021, la compagnie d'assurance Balcia Insurance SE, représentée par Me du Pavillon, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter la requête, de condamner la commune de Corbie à lui rembourser la somme de 60 000 euros versée à titre de provision assortie des intérêts au taux légal, et de mettre à la charge de la commune une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter le montant de l'indemnisation du préjudice de la commune de Corbie lié à la décentralisation des spectacles à une période de 60 jours, ainsi que celui de l'indemnisation totale qui lui est due à la somme de 178 168, 80 euros, sous déduction de la somme de 60 000 euros versée à titre provisionnel et, en tout état de cause, au montant plafond de sa garantie contractuelle, sous déduction du montant de la franchise ;
3°) et de condamner solidairement les sociétés Sidem Electricité et Cle Millet à lui verser la somme de 60 000 euros et à la garantir des condamnations prononcées à son encontre.
Elle soutient que :
- les demandes indemnitaires ne sont pas fondées, dès lors qu'elles relèvent d'une assurance dommages-ouvrage, alors que le contrat conclu avec la commune de Corbie garantit cette dernière contre les dommages aux biens ;
- la commune ne justifie pas de la préservation des recours qu'elle devrait pouvoir exercer par la voie de la subrogation ;
- les conclusions présentées au titre de l'article L. 242-1 du code des assurances, à fin de doublement du taux d'intérêt applicable, ne sont pas fondées, dès lors que le contrat ne porte pas sur des dommages ouvrage ;
- l'indemnisation de la décentralisation des spectacles n'est pas justifiée et doit, en tout état de cause, être limitée à 60 jours ;
- le montant des dommages n'est justifié qu'à hauteur de 178 168,80 euros, dont il convient de déduire les 60 000 euros versés à titre provisionnel ;
- il convient de limiter la condamnation au plafond prévu par le contrat, déduction faite de la franchise ;
- les sociétés Sidem Electricité et Cle Millet sont responsables des dommages au titre de leur responsabilité décennale des travaux de rénovation du bâtiment menés entre 2009 et 2012 et doivent être solidairement condamnées à la garantir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2022, la société Sidem Electricité, représentée par Me Delevacque, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de rejeter les conclusions de la commune de Corbie et de la société Balcia Insurance SE dirigées à son encontre et de mettre à la charge de cette dernière une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
2°) à titre subsidiaire, de limiter à 60 000 euros la somme à laquelle elle pourrait être condamnée, de condamner la société Cle Millet à la garantir des sommes qu'elle serait condamnée à verser et de mettre à sa charge une somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'action subrogatoire de la société Balcia Insurance SE n'est valable qu'à hauteur de 60 000 euros ;
- les conclusions présentées par la société Balcia Insurance SE sont prescrites, dès lors que sa mise en cause a été demandée en janvier 2022, alors que le délai de garantie décennale a pris fin au mois d'octobre 2019 ;
- sa responsabilité constructeur ne peut être engagée, dès lors qu'il n'est pas prouvé qu'elle serait à l'origine de la défaillance ayant causé l'incendie ;
- les sommes demandées par la commune de Corbie ne sont pas justifiées ;
- la société Cle Millet doit être appelée en garantie, en tant que maitre d'œuvre de l'opération de rénovation à l'origine de l'incendie.
La clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 1er juin 2022, par ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code des assurances ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Basili, représentant la commune de Corbie, celles de
Me Nadal, représentant la société Balcia Insurance SE, ainsi que celles de Me de Lamarnière, représentant la société Sidem Electricité.
Considérant ce qui suit :
1. La commune de Corbie, liée à la compagnie d'assurance Balcia Insurance SE par un contrat d'assurance couvrant les dommages aux biens conclu le 1er janvier 2014, a déclaré auprès de cette dernière le sinistre résultant de l'incendie de la salle de spectacle Adalhard le 19 décembre 2017. La commune demande au tribunal de condamner la compagnie d'assurance à lui verser une somme de 203 323, 86 euros au titre de sa garantie des dommages causés au bâtiment par cet incendie, ainsi qu'une somme de 173 069, 26 euros au titre de l'indemnisation de la décentralisation des spectacles entre janvier 2018 et juin 2019, sous déduction de la somme de 60 000 euros qu'elle a reçue à titre de provision.
2. La compagnie d'assurance demande au tribunal de rejeter ces conclusions et de condamner la commune à lui rembourser la somme de 60 000 euros reçue à titre de provision et à être, le cas échéant, garantie des condamnations prononcées à son encontre par la société Sidem Electricité, titulaire du lot "électricité" des travaux de rénovation du bâtiment menés entre 2009 et 2010, et par la société Cle Millet, maître d'œuvre de cette opération.
3. La société Sidem Electricité demande à être, le cas échéant, garantie des condamnations prononcées à son encontre par la société Cle Millet.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation présentées par la commune :
En ce qui concerne le principe de l'indemnisation :
4. D'une part, il résulte des articles 1, 2.4 et 2.6 des conditions particulières du contrat d'assurance couvrant les dommages aux biens n°PN100042 conclu entre la société Balcia Insurance SE et la commune de Corbie que la valeur de reconstruction ou de remplacement des bâtiments appartenant à l'assurée, ainsi que les pertes d'exploitation, pertes de recettes et frais supplémentaires d'exploitation, les pertes de jouissance, loyers, redevances ou perte financière, les mesures de sauvetage et frais de remplacement, les frais de déplacement, de relogement, les frais préventifs de dommages, sont des dommages couverts par la garantie de l'assureur, notamment en cas d'incendie. Dans ces conditions, et alors même que la compagnie d'assurance soutient que les demandes indemnitaires de la commune de Corbie relèvent d'une police de " dommages-ouvrage ", alors que le contrat litigieux couvre les risques " dommages aux biens ", les dommages résultant de l'incendie ayant touché la salle de spectacle Adalhard sont au nombre de ceux qui sont garantis par le contrat dont la commune invoque expressément l'application.
5. D'autre part, si, aux termes de l'alinéa 2 de l'article L. 121-12 du code des assurances : " L'assureur peut être déchargé, en tout ou en partie, de sa responsabilité envers l'assuré, quand la subrogation ne peut plus, par le fait de l'assuré, s'opérer en faveur de l'assureur () ", la compagnie d'assurance, en se bornant à soutenir de même que les dommages litigieux relèveraient d'une police de " dommages-ouvrage ", ou d'une action en responsabilité décennale à l'encontre des constructeurs ayant mené une opération de rénovation du bâtiment menée entre 2009 et 2010, n'établit ainsi aucune faute à la charge de la commune susceptible de l'avoir privée du bénéfice de la subrogation pouvant s'opérer en sa faveur.
6. Il résulte de ce qui précède que la commune est fondée à demander à la compagnie d'assurance l'indemnisation de l'incendie ayant touché la salle de spectacle Adalhard le
19 décembre 2017 en application du contrat précité.
En ce qui concerne le montant de l'indemnité due à la commune de Corbie :
7. En premier lieu, d'une part, il résulte du rapport de l'expert mandaté par l'assureur que les travaux de remise en état du bâtiment doivent être indemnisés à hauteur de 178 168,80 euros, desquels il convient de déduire les 60 000 euros versés à titre provisionnel, ainsi que la franchise de 15 353 euros. D'autre part, si la commune soutient que ne seraient pas compris la remise en état de la perche motorisée, ni l'appareil de projection, elle ne produit toutefois pas d'élément à l'appui de ses prétentions. Par ailleurs, l'erreur dans le calcul du poste " bureau de contrôle et SPS " n'est pas non plus justifiée. Enfin, si elle soutient que la remise en état des peintures, menuiseries et les consommations d'eau et d'électricité pendant les travaux n'ont pas été prises en compte, elle ne produit aucun élément de nature à contredire le rapport d'expertise sur ce point.
8. En deuxième lieu, compte tenu de la nature du bâtiment endommagé par l'incendie du 19 décembre 2017, de sa destination et de la période d'immobilisation qui s'en est suivie entre les mois de janvier 2018 et juin 2019, la commune de Corbie est fondée à en demander l'indemnisation au titre des pertes de jouissance, lesquelles sont limitées, en vertu des stipulations de l'article 2.4 des conditions particulières du contrat d'assurance, à deux années. S'il est constant que la salle de spectacle n'a pu être utilisée par la commune durant la période allant du mois de janvier 2018 au mois de juin 2019, et que ce préjudice présente par suite un caractère certain, la commune n'a apporté aucun élément en temps utile permettant d'en apprécier l'étendue exacte. Il en sera dès lors fait une juste appréciation à hauteur de 50 000 euros.
9. Enfin, si la commune soutient que le refus persistant de la compagnie d'assurance de l'indemniser expose cette dernière au paiement d'une somme de 15 000 euros, elle ne justifie toutefois pas à ce titre d'un préjudice supplémentaire qui ne serait pas réparé par l'octroi de l'indemnisation qui lui est contractuellement due.
10. Il résulte de ce qui précède que la commune de Corbie est fondée à demander à la compagnie d'assurance de l'indemniser, en application du contrat d'assurance n°PN100042, à raison du sinistre survenu à la salle de spectacle Adalhard le 19 décembre 2017, à hauteur de 228 168,80 euros, dont il convient de déduire les 60 000 euros versés à titre provisionnel, ainsi que la franchise de 15 353 euros, soit une somme totale de 152 815,80 euros, et qu'il y a lieu d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 23 février 2021, date de présentation de sa demande d'indemnisation, ainsi que de la capitalisation de ces derniers, à chaque date anniversaire ultérieure.
Sur les conclusions reconventionnelles présentées par la compagnie d'assurance :
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que la commune est fondée à demander l'application du contrat n°PN100042. Par suite, les conclusions présentées par la compagnie d'assurance tendant à demander le remboursement des sommes qu'elle a versées à titre de provision doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'appel en garantie présentées par la société Balcia Insurance SE :
12. Aux termes de l'article 1792 du code civil : " Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination () ".
13. En se bornant à invoquer la responsabilité décennale des sociétés Sidem Electricité et Cle Millet dans la réalisation du dommage, la société Balcia Insurance SE ne démontre ni qu'elle a présenté sa demande d'appel en garantie dans le délai de garantie décennale, ni que le dommage est imputable à un désordre susceptible de compromettre la solidité ou la destination de l'ouvrage. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par la société Sidem Electricité et tendant à limiter l'action subrogatoire de la société Balcia Insurance SE à 60 000 euros, les conclusions présentées par cette dernière à fin d'appel en garantie doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'appel en garantie présentées par la société SIDEM
Electricité :
14. En l'absence de condamnation prononcée à l'encontre de la société SIDEM Electricité, ses conclusions tendant à être garanties par la société Cle Millet sont dépourvues d'objet.
Sur les frais liés au litige :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Balcia Insurance SE une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Corbie, ainsi qu'une somme de 1 500 euros à verser à la société Sidem Electricité au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de la commune de Corbie, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La société Balcia Insurance SE est condamnée à payer à la commune de Corbie une somme de 152 815,80 euros. Il y a lieu d'assortir cette somme des intérêts au taux légal à compter du 23 février 2021, ainsi que de la capitalisation de ces intérêts à chaque date anniversaire ultérieure.
Article 2 : La société Balcia Insurance SE versera à la commune de Corbie une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La société Balcia Insurance SE versera à la société Sidem Electricité une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la commune de Corbie, à la société Balcia Insurance SE, à la société Paris Nord Assurances services, à la société Sidem Electricité et à la société Cle Millet.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- M. Richard, premier conseiller,
- Mme Rondepierre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026