mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2101454 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HOLTERBACH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 avril 2021, la SAS Laboratoires Anios, représentée par Me Holterbach, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 23 février 2021 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire d'Amiens a rejeté son recours gracieux tendant à la décharge du paiement d'une somme de 101 907, 01 euros relative à l'exécution de prestation par un tiers à raison de l'inexécution des marchés de fournitures n° 160241, n° 180113 et n° 190129 ;
2°) d'annuler le titre exécutoire du 27 octobre 2020 par lequel le directeur général du centre hospitalier universitaire d'Amiens a mis à sa charge une somme de 101 907, 01 euros au titre d'un surcout du 7 novembre 2019 au 7 février 2020 à raison d'une rupture d'approvisionnement ;
3°) de condamner le centre hospitalier universitaire d'Amiens à lui verser une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- en l'absence de signature, le titre de recettes attaqué est entaché d'un vice de forme ;
- ce titre n'indique pas les bases de la liquidation :
- cette créance n'est pas exigible dès lors que, d'une part, un remboursement partiel a déjà été effectué et, d'autre part, qu'elle manque en fait ;
- elle n'est pas plus exigible en ce qu'elle méconnait les stipulations du contrat, dès lors qu'une exécution aux frais et risques n'était possible qu'après une résiliation du contrat ;
- cette exécution aux frais et risques n'a pas fait l'objet d'une mise en demeure préalable.
- en tout état de cause, la créance n'est pas certaine.
Par un mémoire, enregistré le 5 janvier 2022, la Société Laboratoires Anios déclare se désister d'instance et d'action des conclusions de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Le désistement d'instance et d'action de la SAS Laboratoires Anios des conclusions de sa requête étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la SAS Laboratoires Anios France.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Laboratoires Anios et au centre hospitalier universitaire d'Amiens.
Copie en sera adressée à la trésorerie d'Amiens Etablissements Hospitaliers.
Fait à Amiens, le 13 décembre 2022.
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne au préfet de la Somme, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026