vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2102998 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS ASSOCIES CORNET - VINCENT - SEGUREL |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2021 sous le numéro 2102998, M. C A, représenté par Me Chafir, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 6 juillet 2021 par lequel le directeur de l'Université de technologie de Compiègne a mis à sa charge une somme de 9 695, 79 euros au titre des loyers de son logement de fonction, des mois de novembre 2019 à septembre 2020, et de le décharger du paiement de cette somme ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner l'Université de technologie de Compiègne à lui verser une somme de 9 695, 79 euros au titre du préjudice financier et une somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral ;
3°) de mettre à la charge de l'Université de technologie de Compiègne une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre, qui ne peut résulter du courrier de l'avocat de l'Université technologique de Compiègne, ne repose sur aucune décision de l'Université technologique de Compiègne ;
- le titre de perception est entaché d'une insuffisance de motivation, dès lors qu'il ne comporte pas les mentions exigées par l'article 24 du décret n° 2102-1246 du 7 novembre 2012, ni celles prévues par les prescriptions générales sur la mise en œuvre des titres I et III du même décret, ni celles de la circulaire du 21 mars 2011 des ministères chargés de l'intérieur et du budget relative à la forme et au contenu des pièces de recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- la créance n'est pas fondée, dès lors, d'une part, qu'elle résulte d'une modification unilatérale de son contrat de travail, qui portait sur un élément déterminant de son accord et,d'autre part, que l'octroi d'un logement par nécessité absolue de service était justifié ;
- à titre subsidiaire, la prise en charge des loyers ne peut lui être imputée, dès lors qu'elle résulte d'agissements fautifs de l'université, consistant, d'une part, à avoir illégalement décidé de lui attribuer un logement de service, et d'autre part, à avoir illégalement décidé de maintenir cet avantage par sa délibération du 13 décembre 2019 ;
- les préjudices qu'il subit du fait de ces agissements fautifs s'élèvent à 9 695, 79 euros, ainsi qu'à 2 000 euros au titre du préjudice moral.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 21 octobre et 13 décembre 2021, l'Université de technologie de Compiègne, représentée par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. A, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, dès lors que d'une part, elles ne présentent pas de lien suffisant avec les conclusions principales, d'autre part, le contentieux n'a pas été lié ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 16 juin 2022, par ordonnance du même jour.
II. Par une requête, enregistrée le 8 octobre 2021 sous le numéro 2103377, et des mémoires complémentaires, enregistrés les 15 novembre et 16 décembre 2021, M. C A, représenté par Me Chafir, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire émis le 10 septembre 2021 par lequel le directeur de l'Université de technologie de Compiègne a mis à sa charge une somme de 767, 71 euros au titre de la régularisation des charges de copropriété pour la période comprise entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019, et de le décharger du paiement de cette somme ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner l'Université de technologie de Compiègne à lui verser une somme de 767, 71 euros au titre du préjudice financier et une somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral ;
3°) de mettre à la charge de l'Université de technologie de Compiègne une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le titre de recettes, qui est signé par le directeur des affaires financières, est entaché d'incompétence ;
- le titre, qui ne peut résulter du courrier de l'avocat de l'Université technologique de Compiègne, ne repose sur aucune décision de l'Université technologique de Compiègne ;
- le titre de perception est entaché d'une insuffisance de motivation, dès lors qu'il ne comporte pas les mentions exigées par l'article 24 du décret n° 2102-1246 du 7 novembre 2012, ni celles prévues par les prescriptions générales sur la mise en œuvre des titres I et III du même décret, ni celles de la circulaire du 21 mars 2011 des ministères chargés de l'intérieur et du budget relative à la forme et au contenu des pièces de recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ;
- la créance n'est pas fondée, dès lors, d'une part, qu'elle résulte d'une modification unilatérale de son contrat de travail, qui portait sur un élément déterminant de son accord et, d'autre part, que l'octroi d'un logement par nécessité absolue de service était justifié ;
- la créance n'est pas fondée, dès lors qu'elle correspond à la régularisation des charges de copropriété du 1er janvier au 31 décembre 2019, alors que la répétition des loyers qui lui est demandée ne débute qu'au mois de novembre 2019 ;
- à titre subsidiaire, la prise en charge des loyers ne peut lui être imputée, dès lors qu'elle résulte d'agissements fautifs de l'université, consistant, d'une part, à avoir illégalement décidé de lui attribuer un logement de service et, d'autre part, à avoir illégalement décidé de maintenir cet avantage par sa délibération du 13 décembre 2019 ;
- les préjudices qu'il subit du fait de ces agissements fautifs s'élèvent à 767, 71 euros, ainsi qu'à 2 000 euros au titre du préjudice moral.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 novembre 2021 et 16 février 2022, l'Université de technologie de Compiègne, représentée par Me Pichon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. A, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, dès lors que d'une part, elles ne présentent pas de lien suffisant avec les conclusions principales, d'autre part, le contentieux n'a pas été lié ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 16 juin 2022, par ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- et les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du contrat conclu entre l'Université technologique de Compiègne et
M. A, ce dernier a été recruté, à compter du 1er février 2017, en qualité d'enseignant chercheur exerçant les fonctions de directeur de cet établissement, et bénéficiait d'un logement de fonction par nécessité absolue de service. Par décision du 27 août 2019 du directeur de l'Université technologique de Compiègne, une concession de logement a été attribuée à M. A. A compter la fin du mois d'octobre 2019, l'agent comptable de l'Université technologique de Compiègne a suspendu le paiement des loyers du logement du requérant. Par décision du 13 décembre 2019, le conseil d'administration de l'établissement a requis l'agent comptable, afin de payer les loyers de M. A, qui a libéré son logement en août 2020. Aux termes de sa requête enregistrée sous le n° 2102998, M. A demande l'annulation du titre exécutoire émis le 6 juillet 2021, par lequel le directeur de l'Université de technologie de Compiègne a mis à sa charge une somme de
9 695, 79 euros au titre des loyers de son logement de fonction, des mois de novembre 2019 à septembre 2020, ainsi qu'à titre subsidiaire, la condamnation de l'établissement à l'indemniser des préjudices financier et moral qu'il estime avoir subis. Aux termes de sa requête enregistrée sous le n° 2103377, il demande l'annulation du titre exécutoire émis le 10 septembre 2021, par lequel le directeur de l'Université de technologie de Compiègne a mis à sa charge une somme de
767, 71 euros au titre de la régularisation des charges de copropriété pour la période comprise entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019, ainsi qu'à titre subsidiaire, la condamnation de l'établissement à l'indemniser des préjudices financier et moral qu'il estime avoir subis. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes pour qu'il y soit statué par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation du titre exécutoire du 6 juillet 2021 :
2. En premier lieu, le requérant ne peut utilement soutenir que le titre litigieux ne repose sur aucune décision de l'autorité administrative, dès lors qu'il constitue, par lui-même, la décision de l'établissement, dont il entend demander l'annulation.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". En application de ces dispositions, tout état exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
4. Aux termes du titre litigieux, la somme de 9 695, 79 euros, mise à la charge du requérant, est justifiée par la régularisation des loyers exposés par l'Université technologique de Compiègne au titre du logement mis à sa disposition entre les mois de novembre 2019 et septembre 2020. Ainsi, sans qu'il puisse utilement se prévaloir des prescriptions générales sur la mise en œuvre des titres I et III du décret précité, ni de la circulaire du 21 mars 2011 des ministères chargés de l'intérieur et du budget relative à la forme et au contenu des pièces de recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, et alors qu'il avait en outre reçu, le 2 juin 2021, un courrier du mandataire de l'Université technologique de Compiègne détaillant les motifs fondant la demande de remboursement, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le titre contesté indiquerait insuffisamment les bases de liquidation de la créance mise à sa charge.
5. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 2124-65 du code général de la propriété des personnes publiques : " Une concession de logement peut être accordée par nécessité absolue de service lorsque l'agent ne peut accomplir normalement son service, notamment pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de responsabilité, sans être logé sur son lieu de travail ou à proximité immédiate. / Des arrêtés conjoints du ministre chargé du domaine et des ministres intéressés fixent la liste des fonctions qui peuvent ouvrir droit à l'attribution d'une concession de logement par nécessité absolue de service ".
6. Il ressort tant de l'arrêté du 23 décembre 2015, en vigueur lors que la signature du contrat de recrutement de M. A, que de l'arrêté du 28 juin 2019, en vigueur à la date de la décision du 27 août 2019, par laquelle il s'est vu octroyer une concession de logement pour nécessité absolue de service, que seuls les agents assurant une fonction de gardiennage pouvaient légalement bénéficier d'un logement par nécessité absolue de service. Par suite, M. A qui n'exerçait pas de telles fonctions, ne pouvait légalement pas bénéficier d'un logement par nécessité absolue de service. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que son employeur aurait irrégulièrement mis à sa charge les loyers du logement mis à sa disposition.
7. D'autre part, il ne ressort d'aucun des textes applicables à la situation de M. A, recruté pour exercer les fonctions de président d'université en vertu de son statut d'enseignant chercheur, que l'établissement employeur soit autorisé à prendre financièrement en charge les frais de logement de son directeur, fût-ce au titre de ses éléments de rémunération. Par suite,
M. A, qui ne peut utilement soutenir que la modification des termes de son engagement aurait dû donner lieu à compensation et qu'il a été imposé sur des avantages en nature au titre du logement mis à disposition, dès lors que ces circonstances sont en elles-mêmes sans incidence sur le bien-fondé de la créance mise à sa charge par le titre contesté, n'est pas fondé à soutenir que l'établissement a procédé à une modification unilatérale fautive en cessant la prise en charge financière de son logement.
8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation du titre du 6 juillet 2021. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge, fondées sur les mêmes moyens, doivent également être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation du titre du 10 septembre 2021 :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 712-2 code de l'éducation : " Le président de l'université () 3° () est ordonnateur des recettes et des dépenses de l'université / () Le président peut déléguer sa signature à des agents placés sous son autorité () ". Il ressort des pièces du dossier que, par une décision n° 2021-083 du 12 février 2021, le directeur de l'Université technologique de Compiègne a donné délégation à M. B à l'effet de signer dans le cadre de ses attributions et compétences " les actes relatifs à l'ordonnancement des titres de recette de l'établissement ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire du titre contesté manque en fait.
10. En deuxième lieu, aux termes du titre litigieux, la somme de 767, 71 euros, mise à la charge du requérant, est justifiée par le réajustement des charges locatives exposées par l'Université technologique de Compiègne au titre du logement mis à sa disposition pendant l'année 2019. Ainsi, sans qu'il puisse utilement se prévaloir des prescriptions générales sur la mise en œuvre des titres I et III du décret précité, ni de la circulaire du 21 mars 2011 des ministères chargés de l'intérieur et du budget relative à la forme et au contenu des pièces de recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, et alors qu'il avait en outre reçu une lettre de l'agence de location de son logement en date du 6 mai 2021 l'informant du montant de la régularisation des charges pour l'année 2019, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le titre contesté indiquerait insuffisamment les bases de liquidation de la créance mise à sa charge.
11. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 6 et 7 du présent jugement, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la créance résultant du titre contesté n'est pas fondée.
12. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le montant du titre litigieux correspond à la régularisation des charges de copropriété de l'année 2019. Par suite, le requérant, qui n'a libéré son logement qu'en août 2020, n'est pas fondé à en contester le bien-fondé.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation du titre du 10 septembre 2021. Par suite, ses conclusions aux fins de décharge, fondées sur les mêmes moyens, doivent également être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
14. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () ".
15. Si M. A soutient subir, dans chacune des requêtes, un préjudice financier, ainsi qu'un préjudice moral, il n'établit cependant pas avoir introduit de demande indemnitaire préalable auprès de l'Université de technologie de Compiègne à ces fins dans aucune des deux instances. Par suite, cette dernière est fondée à opposer une fin de non-recevoir sur ce fondement à ces conclusions, lesquelles doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre fin de non-recevoir.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme de 2 000 euros à verser à l'Université technologique de Compiègne au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de l'Université technologique de Compiègne, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.
Article 2 : M. A versera à l'Université technologique de Compiègne la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à l'Université technologique de Compiègne.
Délibéré après l'audience du 8 février 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Richard, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Nos 2102998 et 2103377
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026