jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2103384 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TAMBURINI-BONNEFOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 octobre 2021 et le 28 juin 2022,
Mme E A épouse C, Mme D C épouse F, Mme H C, M. G C, M. B C, en leurs noms propres et en qualité d'ayants droit de I C, représentés par Me Bidart-Dècle, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Péronne à leur verser la somme globale de 125 361,38 euros en réparation de leurs préjudices suite au décès de leur mari et père,
I C ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Péronne la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le centre hospitalier de Péronne a commis des fautes dans la prise en charge de leur époux et père, I C, qui engagent sa responsabilité en ne posant pas de drain à l'issue de la cholécystectomie partielle pratiquée le 2 mai 2019, en ne prenant pas adéquatement en compte les signes cliniques présentés en post-opératoire indiquant un sepsis, en procédant à une résection-anastomose de l'intestin grêle non-indiquée le 4 mai 2019 et en ne mettant pas en place un dispositif de surveillance adapté à l'état de santé de l'intéressé ;
- ses fautes ont fait perdre à I C une chance d'éviter un décès qui doit être évaluée à 90 % ;
- I C a subi un préjudice lié aux souffrances endurées par lui avant son décès qui peut être évalué à la somme de 25 000 euros avant application du taux de perte de chance ;
- il a subi un préjudice lié à la conscience d'une espérance de vie réduite qui doit être évalué à la somme de 5 000 euros avant application du taux de perte de chance ;
- Mme E A épouse C et ses quatre enfants subissent un préjudice d'affection qui peut être évalué aux sommes respectives de 25 000 et de 13 000 euros chacun avant application du taux de perte de chance ;
-ils sont bien-fondés à demander le remboursement des frais d'obsèques exposés pour leur époux et père, qui ne sont pas somptuaires, à hauteur de la somme de 3 834,52 euros avant application du taux de perte de chance ;
-Mme E A épouse C subit des pertes de revenus en lien avec le décès de son mari qui peuvent être évaluées à la somme capitalisée de 54 207 euros avant application du taux de perte de chance ;
- ils sont bien-fondés à demander le remboursement des frais d'assistance par leur conseil lors de la procédure devant la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juin 2022, le centre hospitalier de Péronne, représenté par Me Tamburini-Bonnefoy, conclut à ce que les sommes demandées soient ramenées à de plus justes proportions et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il ne conteste pas sa responsabilité ou le taux de perte de chance proposé par les requérants ;
- l'indemnisation des souffrances endurées ne saurait excéder 16 000 euros avant application du taux de perte de chance ;
- l'existence d'un préjudice d'angoisse de mort imminente n'est pas établie ;
- le préjudice d'affection des proches de M. C ne saurait excéder la somme de 20 000 euros pour Mme C et la somme de 4 500 euros chacun pour ses enfants, avant application du taux de perte de chance ;
- les frais d'achats de fleurs, de plaques et de publication devant être considérés comme somptuaires, ils doivent être déduits du montant des frais d'obsèques pouvant être indemnisés ;
- la réalité de la perte de revenus de Mme C n'est pas établie ;
- il n'y a pas lieu de mettre à sa charge la somme demandée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative alors notamment qu'il a été fait une proposition transactionnelle aux consorts C.
La requête, les mémoires et les pièces produits dans le cadre de la présente instance ont été communiqués à la caisse primaire d'assurance maladie de la Somme qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pierre, première conseillère,
- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,
- et les observations de Me Bidart-Dècle, représentant les consorts C.
Considérant ce qui suit :
1. Admis au centre hospitalier de Péronne le 30 avril 2019 pour des vomissements et de fortes douleurs abdominales, I C s'est vu diagnostiquer une cholécystite aiguë. Il a en conséquence fait l'objet le 2 mai 2019 d'une cholécystectomie convertie per opératoire en cholécystectomie partielle. Une nouvelle intervention a été effectuée le 4 mai 2019 durant laquelle une résection-anastomose a été pratiquée. L'état de I C s'est alors détérioré jusqu'à son décès le 7 mai 2019. Mme A épouse C, épouse de
I C, et Mme C épouse F, Mme C, M. G C et
M. B C, ses enfants, ont saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales qui a rendu son avis le 12 janvier 2021, à la suite d'un rapport d'expertise rendu le 27 octobre 2020, dont il résulte qu'elle retient la responsabilité pour faute du centre hospitalier de Péronne. La société AGSM, assureur de l'établissement, leur a proposé une indemnisation sur la base de cet avis à deux reprises. Estimant ces propositions insuffisantes, les consorts C demandent au tribunal de condamner le centre hospitalier de Péronne à leur verser la somme globale de 125 361,38 euros en réparation de leurs préjudices.
Sur la responsabilité :
2. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute () ".
3. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que si le diagnostic de cholécystite aiguë et l'indication opératoire de cholécystectomie étaient corrects, celle-ci ayant dû être convertie en cholécystectomie partielle per opératoire, la présence d'un pyocholécyste imposait de drainer la vésicule restante, ce qui n'a pas été fait, exposant I C à un risque septique.
4. Il résulte également de l'instruction que dans les suites de l'intervention, l'intéressé présentait un tableau clinique qui, associé au pyocholécyste, permettait de diagnostiquer le sepsis présent et imposait une réintervention en urgence, ce diagnostic n'ayant finalement été posé qu'à la suite de l'exploration chirurgicale conduite le 4 mai suivant. L'état de l'intéressé imposait également de procéder à des examens complémentaires de recherche d'un sepsis intra-abdominal et la mise en place d'une surveillance en unité de soins continus.
5. Il résulte en outre de l'instruction que lors de la nouvelle intervention du 4 mai 2019, durant laquelle a été constatée la présence d'une perforation de l'intestin grêle non fautive, survenue lors de la première intervention, une résection-anastomose a été pratiquée alors qu'au vu de la plaie du grêle constatée et en présence d'une péritonite généralisée, une stomie du grêle en canon de fusil s'imposait. Cette contre-indication du geste opératoire exposait l'intéressé à un risque que les experts ont qualifié de " maximal " de lâchage de la suture digestive.
6. Enfin, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que le suivi post opératoire conduit à la suite de l'intervention du 4 mai 2019 jusqu'au décès de
I C, que l'état de santé très dégradé de celui-ci a fait l'objet d'une prise en charge non conforme en l'absence de remplissage vasculaire et du fait d'un retard de l'intubation de l'intéressé.
7. Il résulte ce qui précède que la prise en charge de I C à compter de l'intervention du 2 mai 2019 jusqu'à son décès le 7 mai suivant a été non conforme et que les fautes commises engagent la responsabilité du centre hospitalier de Péronne.
Sur la perte de chance :
8. Dans le cas où la faute commise lors de la prise en charge ou le traitement d'un patient dans un établissement public hospitalier a compromis ses chances d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de la faute commise par l'établissement et qui doit être intégralement réparé n'est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d'éviter la survenue de ce dommage. La réparation qui incombe à l'hôpital doit alors être évaluée à une fraction du dommage corporel déterminée en fonction de l'ampleur de la chance perdue.
9. Il résulte de l'instruction que l'ensemble des fautes mentionnées aux points 3 à 6 qui concernent tant la réalisation non conforme des actes chirurgicaux que le retard de diagnostic de la péritonite dont était atteint I C, que l'absence d'un suivi post-opératoire suffisant compte-tenu de son tableau clinique, ont concouru à la défaillance multi-viscérale dont il est décédé le 7 mai 2019. Compte-tenu des conclusions de l'expertise qui a estimé la perte de chance en ayant résulté à " 80-90 % " et des nombreuses fautes commises qui ont toutes concouru à réduire les chances de survie de I C, il y a lieu de retenir un taux de perte de chance d'éviter le décès de l'intéressé par défaillance multi-viscérale de 90 %.
Sur les préjudices :
S'agissant des préjudices de I C :
10. D'une part, il résulte de l'instruction que I C a souffert de souffrances physiques et morales en lien avec les fautes dont l'expert judiciaire a évalué la gravité à 5,5 sur une échelle de 7. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 20 000 euros.
11. D'autre part, le droit à réparation du préjudice résultant pour la victime de la douleur morale qu'elle a éprouvé du fait de la conscience d'une espérance de vie réduite en raison d'une faute du service public hospitalier dans la mise en œuvre ou l'administration des soins qui lui ont été donnés, constitue un droit entré dans son patrimoine avant son décès qui peut être transmis à ses héritiers.
12. En l'espèce, il résulte de l'instruction et notamment des conclusions du rapport d'expertise, alors même que le rapport ne se serait pas prononcé sur ce chef de préjudice, que I C, qui avait été hospitalisé pour une cholécystectomie, a vu son état se dégrader rapidement notamment dans les suites de l'intervention du 4 mai 2019, particulièrement à compter de la veille de son décès, le 6 mai 2019, jour à partir duquel il a eu besoin d'une assistance respiratoire et a présenté un " comportement agité " selon les comptes-rendus du centre hospitalier cités par le rapport d'expertise. Par suite, à tout le moins à compter du
6 mai 2019, il résulte de l'instruction que I C a enduré une douleur morale du fait de la conscience de la dégradation de son état de santé et de la réduction de son espérance de vie. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant à la somme de 5 000 euros.
13. Il résulte ce qui précède que le centre hospitalier de Péronne doit être condamné à verser aux requérants la somme de 22 500 euros, compte-tenu du taux de perte de chance de
90 % défini au point 9, au titre des préjudices de I C.
S'agissant des préjudices propres des requérants :
En ce qui concerne les préjudices des consorts C :
14. D'une part, les requérants justifient avoir exposé des frais d'obsèques d'un montant de 4 569,52 euros dont ils demandent l'indemnisation à hauteur de 3 834,52 euros afin de déduire le coût lié à la réalisation d'un caveau de deux places. Si le centre hospitalier de Péronne demande que soient déduits les frais liés à l'achat de fleurs et de plaques à hauteur de 302 euros et les frais de publication par voie de presse d'un avis de décès à hauteur de 245,52 euros, ces frais qui ne sont ni excessifs ni somptuaires, ont contribué à donner au défunt une sépulture décente et font partie des préjudices susceptibles de donner lieu à réparation. Par suite, il y a lieu d'accorder aux requérants, compte-tenu du taux de perte de chance retenu au point 9, la somme de 3 451,06 euros.
15. D'autre part, les requérants justifient avoir engagé des honoraires d'avocat au titre de la procédure conduite devant la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales à hauteur de 2003,31 euros. Ces frais ayant été utiles à la détermination de la responsabilité du centre hospitalier de Péronne, il y a lieu de leur accorder cette somme.
16. Il résulte de ce qui précède qu'il a lieu de condamner le centre hospitalier de Péronne à verser aux consorts C la somme de 5 454,37 euros.
En ce qui concerne les préjudices propres de Mme A épouse C :
17. D'une part et dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme A épouse C, en lui accordant, après application du taux de perte de chance de 90 %, la somme de 22 500 euros.
18. D'autre part, pour évaluer le préjudice économique subi par le conjoint de la victime décédée, il appartient au juge d'évaluer les revenus que percevait le ménage avant le décès de la victime, de déduire de ce montant la part de ces revenus correspondant à la consommation personnelle du défunt et de comparer le solde aux revenus perçus par le conjoint survivant après le décès de la victime.
19. Il résulte de l'instruction que Mme A épouse C et son époux, tous deux retraités, percevaient avant le décès de celui-ci des revenus d'un montant annuel de 61 969 euros dont il convient de déduire, dès lors que le couple était sans enfant à charge, 40 % pour la part de consommation personnelle de I C, soit la somme de 37 181,40 euros. Par suite, compte-tenu des revenus personnels de Mme A épouse C depuis le décès de son époux, constitués de sa pension de retraite d'un montant annuel de 28 193 euros et des pensions de réversion de son époux d'un montant annuel de 6 356 euros, celle-ci établit subir une perte de revenus annuel de 2 632,40 euros. Il sera fait une juste appréciation de la perte de revenus de Mme A épouse C, après application du barème 2022 de capitalisation des rentes de victimes diffusé par la revue La Gazette du Palais (taux d'intérêt 0 %), sur la base d'un point d'indice de 11,804 pour un homme de 75 ans à la date du dommage, en l'évaluant à la somme de 31 072, 84 euros, soit, après application du taux de perte de chance retenu au point 9, la somme de 27 965,55 euros.
20. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner le centre hospitalier de Péronne à verser la somme globale de 50 465,55 euros.
En ce qui concerne les préjudices propres des enfants de I C :
21. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation des préjudices d'affection subis par les quatre enfants majeurs de I C en leur allouant, après application du taux de perte de chance retenu au point 9, la somme de 4 500 euros chacun.
Sur les frais d'instance :
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Péronne une somme de 1 500 euros à verser globalement aux requérants.
D É C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Péronne est condamné à verser globalement à
Mme E A épouse C, Mme D C épouse F, Mme H C, M. G C, M. B C la somme de 27 954,37 euros en réparation des préjudices subis par I C avant son décès.
Article 2 : Le centre hospitalier de Péronne est condamné à verser à Mme E A épouse C au titre de ses préjudices propres la somme de 50 465,55 euros.
Article 3 : Le centre hospitalier de Péronne est condamné à verser à Mme D C épouse F, Mme H C, M. G C, M. B C la somme de 4 500 euros chacun en réparation de leurs préjudices propres.
Article 4 : Le centre hospitalier de Péronne versera la somme globale de 1 500 euros à
Mme E A épouse C, Mme D C épouse F, Mme H C, M. G C et M. B C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A épouse C, Mme D C épouse F, Mme H C, M. G C, M. B C, au centre hospitalier de Péronne et à la caisse primaire d'assurance maladie de la Somme.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
M. Menet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
La rapporteure,
Signé
A-L Pierre
Le président,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026