mercredi 18 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2103430 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 octobre et
24 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Cassel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a rejeté son recours gracieux tendant au versement de la somme de 12 167,04 euros au titre du préjudice qu'il soutient avoir subi du fait de l'illégalité de la décision du 13 décembre 2018 fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise à hauteur de 6 193 euros ;
2°) de condamner l'État à lui verser la somme de 33.120,42 euros au titre du préjudice qu'il soutient avoir subi, ainsi qu'une rente mensuelle de 361,28 euros jusqu'à régularisation de sa situation, avec intérêts de droit à compter du dépôt de sa réclamation préalable ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi qu'aux entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision attaquée méconnaît le caractère cumulable de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise avec la prime de sujétion spéciale ainsi que l'alinéa 3 du paragraphe 1.2 de la circulaire du 14 novembre 2017 ;
- il a subi un préjudice correspondant à un manque à gagner de rémunération qu'il aurait dû percevoir et, par conséquent, un préjudice moral.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. En second lieu, aux termes de l'article R.421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ". Aux termes de l'article R. 421-2 du même code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. Toutefois, lorsqu'une décision explicite de rejet intervient avant l'expiration de cette période, elle fait à nouveau courir le délai de recours. / La date du dépôt de la demande à l'administration, constatée par tous moyens, doit être établie à l'appui de la requête ". Enfin, l'article R.421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la requête de M. A tend au versement d'une somme d'argent au titre de la réparation du préjudice qu'il soutient avoir subi à raison de l'illégalité de la décision du 13 décembre 2018, fixant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise. Toutefois, cette décision, qui se borne à fixer le montant d'une prime sans appréciation de la manière de servir de l'agent, est une décision à objet purement pécuniaire et l'action en responsabilité fondée sur son illégalité fautive n'est recevable que dans le délai de recours ouvert à son encontre. Il ressort des pièces du dossier que la décision du
13 décembre 2018, qui mentionnait les voies et délais de recours contentieux, a été notifiée à M. A le 1er février 2019. L'introduction de sa première requête par laquelle a été contestée cette décision n'ayant pas eu pour effet d'interrompre le délai de recours contentieux, la présente requête, qui n'a été enregistrée au greffe que le 14 octobre 2021, soit après l'expiration du délai qui lui était imparti en application des dispositions précitées, est tardive. Elle doit donc être rejetée comme entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible de régularisation.
4. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ". En l'espèce, la requête de M. A présente un caractère abusif, il y a lieu de le condamner à payer une amende de 500 euros.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A est condamné à payer une amende de 500 euros.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée à la direction départementale des finances publiques de l'Oise.
Fait à Amiens, le 18 janvier 2023
Le président de la 3ème chambre,
signé
S. Thérain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026