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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2104092

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2104092

lundi 11 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2104092
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 décembre 2021 et 27 avril 2023, le Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise (ROSO), représenté par Me Chartrelle, demande au tribunal :

1°) de condamner la commune d'Oursel-Maison à lui verser la somme de 10 000 euros ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 19 octobre 2021 au titre des préjudices subis du fait de la carence fautive de la commune à prendre des mesures propres à remédier à l'insuffisante qualité de l'eau distribuée sur son territoire ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Oursel-Maison la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête est recevable ;

- plusieurs bulletins d'analyse, de 2018 à 2023, font état d'une eau non conforme aux qualités physico-chimiques réglementaires fixées par l'arrêté du 11 janvier 2007 ;

- la commune d'Oursel-Maison n'a pas respecté les dispositions des articles L.1321-1, L. 1321-4 et R. 1321-2 du code de la santé publique et s'est rendue fautive par son inaction, malgré les alertes reçues par le ROSO ;

- la commune d'Oursel-Maison n'a jamais demandé la dérogation prévue à l'article R. 1321-31 du code de la santé publique pour pouvoir distribuer de l'eau non conforme ;

- ces fautes engagent la responsabilité de la commune en raison de sa compétence en matière d'eau distribuée aux consommateurs en application de l'article L. 2224-7-1 du code général des collectivités territoriales ;

- les manquements de la commune ont porté atteinte aux intérêts collectifs défendus par l'association, et la pollution a perturbé les actions de l'association, en ce qu'elle a été contrainte d'alarmer la commune à plusieurs reprises, et de procéder elle-même à des recherches en l'absence de communication des informations ;

- les manquements ont également porté atteinte aux intérêts propres du ROSO, en portant atteinte à la réputation et à l'image de l'association, dès lors que ses actions ont été vaines et que l'eau demeure non-conforme aux limites de qualité ;

- son préjudice moral doit être évalué à 10 000 euros ;

- la commune n'établit pas que le transfert de compétences vers la communauté de communes de l'Oise picarde, prévu à l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, a eu lieu ;

- le maire de la commune d'Oursel-Maison était tenu d'assurer la sécurité et la salubrité publiques en vertu de l'article L. 2212-2, 5° du code général des collectivités territoriales ;

- les dépassements des seuils règlementaires perdurent depuis une période bien antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 3 août 2018 et engagent à ce titre la responsabilité de la commune.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, la commune d'Oursel-Maison, représentée par Me Malnoy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'association requérante la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable faute pour l'association requérante de justifier de sa qualité et de son intérêt pour agir ;

- en application de l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales, la communauté de communes de l'Oise picarde est réputée exercer de plein droit, à compter du 1er janvier 2020, en lieu et place des communes membres, la compétence en matière d'eau potable ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- la loi n° 2018-702 du 3 août 2018 ;

- l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Fumagalli, conseiller,

- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,

- et les observations de Me Chartrelle, représentant le Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise.

L'association requérante a présenté une note en délibéré, enregistrée le 20 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Le Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise a formé le 18 octobre 2021 une réclamation préalable auprès de la commune d'Oursel-Maison (Oise), notifiée le 19 octobre 2021, demandant réparation au titre de plusieurs préjudices qu'elle aurait subi du fait de la carence fautive de la commune à prendre des mesures propres à remédier à l'insuffisante qualité de l'eau distribuée sur son territoire. Par une décision expresse du 2 novembre 2021, la commune a rejeté sa demande. L'association requérante demande au tribunal de condamner la commune d'Oursel-Maison à lui verser la somme de 10 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis.

Sur la responsabilité :

En ce qui concerne la carence fautive de la commune en qualité de personne responsable de la distribution de l'eau :

2. En premier lieu, l'article L. 2224-7-1 du code général des collectivités territoriales dispose que : " Les communes sont compétentes en matière de distribution d'eau potable. Dans ce cadre, elles arrêtent un schéma de distribution d'eau potable / () Le schéma de distribution d'eau potable est établi au plus tard le 31 décembre 2024 ou dans les deux années suivant la prise de compétence à titre obligatoire par la communauté de communes, si cette prise de compétence intervient après le 1er janvier 2023. () ". Aux termes de l'article L. 5214-16 du même code : " I. ' La communauté de communes exerce de plein droit au lieu et place des communes membres les compétences relevant de chacun des groupes suivants : () 7° Eau, sans préjudice de l'article 1er de la loi n° 2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes. () ". Aux termes de l'article 1er de la loi du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes modifiée : " Les communes membres d'une communauté de communes qui n'exerce pas, à la date de la publication de la présente loi, à titre optionnel ou facultatif, les compétences relatives à l'eau ou à l'assainissement ou qui exerce en partie seulement, sur tout ou partie du territoire de ces communes, l'une ou l'autre de ces compétences peuvent s'opposer au transfert obligatoire, résultant du IV de l'article 64 de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, de ces deux compétences, ou de l'une d'entre elles, à la communauté de communes si, avant le 1er janvier 2020, au moins 25 % des communes membres de la communauté de communes représentant au moins 20 % de la population délibèrent en ce sens. En ce cas, le transfert de compétences prend effet le 1er janvier 2026. () ".

3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que la compétence relative à la distribution de l'eau a été transférée aux communautés de communes à compter du 1er janvier 2020, à moins que 25% des communes membres représentant 20% de la population ne s'y opposent avant cette date. Il résulte des écritures en défense de la commune d'Oursel-Maison que la communauté de communes de l'Oise picarde est réputée exercer de plein droit la compétence eau au 1er janvier 2020. En réplique, l'association requérante, à qui il incombe d'établir que la responsabilité pour faute de la commune d'Oursel-Maison, seule visée par ses conclusions à fins d'indemnisation, est engagée, n'a versé, avant la clôture de l'instruction, aucune pièce de nature à démontrer que les communes membres de la communauté de communes de l'Oise picarde se sont opposées au transfert de la compétence relative à l'eau dans les conditions précitées et que cette compétence aurait ainsi continué d'être exercée par la commune d'Oursel-Maison à compter du 1er janvier 2020. Par suite, l'association requérante n'est pas fondée à soutenir que la responsabilité de la commune d'Oursel-Maison au titre de sa compétence en matière de distribution d'eau potable peut être engagée postérieurement à cette date.

4. En second lieu, aux termes de l'article L. 1321-1 du code de la santé publique : " () Toute personne qui met à la disposition du public de l'eau destinée à la consommation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris sous forme de glace alimentaire, est tenue de s'assurer que cette eau est propre et salubre () ". Aux termes de l'article L. 3121-4 du même code, dans sa rédaction applicable du 28 janvier 2016 au 24 décembre 2022 : " I. - Toute personne publique ou privée responsable d'une production ou d'une distribution d'eau au public, en vue de l'alimentation humaine sous quelque forme que ce soit, () est tenue de : / 1° Surveiller la qualité de l'eau qui fait l'objet de cette production ou de cette distribution ; / 2° Se soumettre au contrôle sanitaire ; / 3° Prendre toutes mesures correctives nécessaires en vue d'assurer la qualité de l'eau, et en informer les consommateurs en cas de risque sanitaire ; () ".

5. Aux termes de l'article R. 1321-2 du même code : " Les eaux destinées à la consommation humaine doivent, dans les conditions prévues à la présente section : - ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ; - être conformes aux limites de qualité, portant sur des paramètres microbiologiques et physico-chimiques, définies par arrêté du ministre chargé de la santé. " Aux termes de l'article R. 1321-27 du même code : " Sans préjudice des dispositions prévues à l'article R. 1321-47, lorsque les limites de qualité ne sont pas respectées et que ce non-respect soit ou non imputable à l'installation privée de distribution, la personne responsable de la production ou de la distribution d'eau doit prendre le plus rapidement possible les mesures correctives nécessaires afin de rétablir la qualité de l'eau. Elle informe de l'application effective des mesures prises le maire et le directeur général de l'agence régionale de santé, qui transmet cette information au préfet territorialement compétent. Elle accorde la priorité à l'application de ces mesures, compte tenu, entre autres, de la mesure dans laquelle la limite de qualité a été dépassée et du danger potentiel pour la santé des personnes. " Aux termes de l'article R. 1321-31 du même code : " I.- Lorsque les mesures correctives prises en application de l'article R. 1321-27 ne permettent pas de rétablir la qualité de l'eau au point de conformité défini au 1° de l'article R. 1321-5, la personne responsable de la distribution d'eau dépose auprès du préfet une demande de dérogation aux limites de qualité, portant sur les paramètres chimiques () ".

6. Enfin, aux termes de l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique, les limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine sont fixées, s'agissant de la concentration en pesticides, à 0,10 microgrammes par litre par substance individuelle, et à 0,50 microgrammes par litre s'agissant du total des pesticides, soit la somme de tous les pesticides individuels quantifiés.

7. Il résulte de l'instruction et, en particulier des résultats des analyses effectuées par l'agence régionale de santé (ARS) sur la qualité de l'eau distribuée sur le territoire de la commune d'Oursel-Maison que des dépassements de la limite de qualité ont été enregistrés s'agissant de la concentration en atrazine deséthyl, substance pesticide entrant dans la composition de produits herbicides, lors des prélèvements des 18 juin 2018, 21 octobre 2021, 21 octobre 2022, et 30 janvier 2023. En outre les prélèvements des 13 décembre 2019 , 9 juin 2020, 21 septembre 2020, et 21 octobre 2021, ont montré que l'eau d'alimentation n'était pas conforme aux limites de qualité pour le paramètre pesticides, et le prélèvement du 8 novembre 2022 a montré une eau non conforme aux limites de qualité pour le paramètres nitrates.

8. Cette pollution des eaux est susceptible de résulter de divers facteurs, tels que l'exploitation agricole des sols ou la proximité d'un bassin de vie à proximité et l'utilisation massive des produits désherbants contenant de l'atrazine deséthyl de sorte que la commune ne saurait être tenue pour seule responsable du dépassement des seuils réglementaires. Toutefois, si ces dépassements de la limite fixée par la réglementation en vue de la préservation de la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine ne sont pas, à eux seuls, de nature à caractériser l'existence d'une faute de la part de la commune d'Oursel-Maison, ils devaient néanmoins conduire la collectivité à mettre en œuvre tous les moyens pour tenter de maintenir la concentration en pesticides en-deçà des seuils réglementaires. Or, il résulte de l'instruction, notamment d'un courriel de l'agence régionale de santé du 31 janvier 2022 rappelant que le captage de la commune est impacté par les pesticides depuis plus de dix ans, qu'en dépit des demandées adressées par le ROSO à plusieurs reprises ainsi que par l'agence régionale de santé dès 2015, la commune n'a pris aucune initiative réelle destinée à limiter la concentration en pesticides dans l'eau potable et se borne à se prévaloir en défense de ce que l'eau a été jugée propre à la consommation humaine par les différents bulletins d'analyses. A cet égard, si un courrier de la commune d'Oursel-Maison indique qu'un marché avait été conclu en 2013 par le syndicat mixte de l'Oise picarde pour la réalisation d'une étude, et si la commune fait valoir qu'elle a fait procéder en 2019 à la réalisation d'une étude technique de faisabilité relative aux solutions envisagées, et enfin qu'elle est " en cours d'élaboration d'une demande de dérogation ", elle n'établit pas, par la seule production d'un devis du 3 octobre 2019, avoir fait réaliser cette étude ni pris les actions qui en découlaient. La circonstance que l'autorité préfectorale n'ait pas imposé à la commune, en application de l'article R. 1321-28 du code de la santé publique, de prendre des mesures correctives, est en outre sans incidence sur la carence de la commune à prendre les mesures correctives nécessaires afin de rétablir la qualité de l'eau. Dans les circonstances de l'espèce, l'association requérante est donc fondée à soutenir que la commune d'Oursel-Maison a méconnu l'obligation de moyens qui lui incombait en vertu des dispositions combinées des articles L. 1321-1 et R. 1321-2 du code de la santé publique.

En ce qui concerne la carence fautive de la commune au titre des pouvoirs de police générale du maire :

9. Par application de l'article L. 211-5 du code de l'environnement, la police spéciale de l'eau a été attribuée au préfet. Le maire est responsable de la sécurité et de la salubrité publiques sur le territoire de sa commune conformément à l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, mais il ne saurait s'immiscer, au titre de cette police générale, dans l'exercice de la police spéciale de l'eau, qu'en cas de péril imminent notamment pour la santé.

10. Si l'association ROSO soutient que le maire de la commune d'Oursel-Maison, sur la période postérieure au 1er janvier 2020, était néanmoins tenu d'assurer la sécurité et la salubrité publiques en vertu de son pouvoir de police générale sur le fondement de l'article L. 2212-2, 5° du code général des collectivités territoriales, elle n'établit pas que l'eau distribuée sur le territoire de la commune était impropre à la consommation humaine, ni qu'il existait une situation de péril imminent pour la santé, le seul résultat de prélèvement évoquant des restrictions de consommation produit à l'instance, en date du 8 novembre 2022, se bornant à déconseiller la consommation de l'eau aux populations sensibles (femmes enceintes et nourrissons). Dans, ces conditions, le ROSO n'est pas fondé à soutenir que la responsabilité de la commune d'Oursel-Maison peut en tout état de cause être engagée sur le fondement d'une carence fautive du maire à exercer son pouvoir de police générale.

11. Il résulte de tout ce qui précède que le regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise est seulement fondé à se prévaloir des carences fautives de la commune d'Oursel-Maison de nature à engager sa responsabilité pour les années antérieures au 1er janvier 2020.

Sur le préjudice :

12. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, l'association requérante ne saurait se prévaloir d'un préjudice imputable à la commune d'Oursel-Maison au titre d'une carence fautive postérieure au 1er janvier 2020. En l'espèce, l'association ROSO se prévaut de l'existence de préjudices d'ordre moral tenant à l'atteinte à son image et à sa réputation, eu égard notamment aux nombreuses démarches réalisées auprès de la commune et aux résultats insatisfaisants obtenus. Toutefois, le Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise n'établit pas, par ses seules allégations qui ne sont corroborées par aucune pièce à l'exception d'un courrier adressé au maire en date du 14 décembre 2019, la réalité et l'importance des démarches entreprises vis-à-vis de la commune d'Oursel-Maison avant le 1er janvier 2020. Dans ces conditions, le regroupement n'établit pas l'existence de son préjudice pour la période indemnisable.

13. Il résulte de ce qui précède que l'association requérante n'est pas fondée à demander la condamnation de la commune d'Oursel-Maison. Par conséquent, sa requête doit être rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense.

Sur les frais liés au litige :

14. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par le Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise doivent dès lors être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées à ce titre par la commune d'Oursel-Maison.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune d'Oursel-Maison présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Regroupement des organismes de sauvegarde de l'Oise et à la commune d'Oursel-Maison.

Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

M. Richard, premier conseiller,

M. Fumagalli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2024.

La présidente,

Signé

C. Galle

Le rapporteur,

Signé

E. Fumagalli Le greffier,

Signé

J.-F. Langlois

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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