jeudi 28 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200518 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | PORCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 10 février 2022,
10 février et 10 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Noel, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de Songeons à lui verser la somme de 98 458, 26 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 octobre 2021, ainsi que de leur capitalisation, au titre des préjudices subis à raison de sa maladie professionnelle ;
2°) de condamner la commune de Songeons à lui verser la somme de 1 000 euros au titre des frais d'expertise, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 octobre 2021, ainsi que de leur capitalisation ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Songeons une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la responsabilité de la commune est engagée, dès lors que sa maladie a été reconnue imputable au service ;
- son déficit fonctionnel temporaire s'élève à 5 031 euros ;
- son déficit fonctionnel permanent s'élève à 51 500 euros ;
- son préjudice esthétique s'élève à 1 000 euros ;
- son préjudice d'agrément s'élève à 3000 euros ;
- son préjudice liés aux dépenses de santé actuelles s'élève à 831, 26 euros ;
- son préjudice pour frais divers s'élève à 29 935, 37 euros ;
- ses dépenses de santé futures s'élèvent à 1 000 euros ;
- les frais d'expertise, taxés à 1 000 euros doivent lui être remboursés par la commune.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 novembre 2022 et le 9 mai 2023, la commune de Songeons, représentée par Me Porcher, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B.
Elle soutient que :
- les créances antérieures à 2016 sont prescrites ;
- les prétentions indemnitaires doivent être ramenées à de plus justes proportions.
Par ordonnance du 24 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 21 août 2023, à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Rondepierre, rapporteure,
- les conclusions de Mme Minet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Homehr, représentant la commune de Songeons.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, employé en qualité d'agent à la commune de Songeons depuis 2006, a développé une pathologie de l'épaule gauche. Par un arrêté du 18 janvier 2017, le maire de la commune de Songeons l'a placé en congé pour maladie professionnelle à compter du 10 novembre 2014 en raison d'une pathologie à l'épaule gauche reconnue comme imputable au service. Le
18 octobre 2018, la commission de réforme a fixé la date de consolidation de sa pathologie au
13 juillet 2018 et le taux d'IPP à 15%. Par un avis du 20 février 2020, la commission de réforme a estimé que l'intéressé était définitivement inapte à l'exercice de toutes fonctions. L'expert, désigné par ordonnance du 3 février 2021 pour établir le montant des préjudices subis à raison de la maladie de M. B, a rendu son rapport le 15 avril 2021. M. B a déposé une demande préalable d'indemnisation le 19 octobre 2021. Il demande au tribunal de condamner la commune de Songeons à lui verser la somme de 98 458, 26 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, au titre des préjudices subis à raison de sa maladie professionnelle.
Sur l'exception de prescription :
2. Aux termes de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'Etat, les départements, les communes et les établissements publics : " Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis () ". Aux termes de l'article 2 de la même loi : " La prescription est interrompue par : / Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance () / Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. / () ". S'agissant d'une créance indemnitaire détenue sur une collectivité publique au titre d'un dommage corporel engageant sa responsabilité, le point de départ du délai de prescription prévu par ces dispositions est le premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les infirmités liées à ce dommage ont été consolidées.
3. Par un avis du 18 octobre 2018, la commission de réforme a fixé au 13 juillet 2018 la date de consolidation de l'état de santé de M. B. S'il résulte par ailleurs de l'expertise judiciaire du 15 avril 2021 que la date de consolidation pouvait être fixée au 15 décembre 2016, cette circonstance n'est, en tout état de cause, pas de nature à fonder l'exception de prescription opposée par la commune, dès lors que le délai, qui, au plus tôt, aurait commencé à courir le
1er janvier 2017, a été interrompu par la saisine du tribunal par M. B, le 30 septembre 2020, aux fins de désignation d'un expert. Par suite, la commune de Songeons n'est pas fondée à soutenir que les créances dont fait état M. B, qui résultent exclusivement de sa maladie professionnelle, sont prescrites.
Sur le principe de la responsabilité :
4. Aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dans sa version alors en vigueur : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions () Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités
locales () ".
5. Ces dispositions, ainsi que celles qui instituent, en faveur des fonctionnaires victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, une rente d'invalidité en cas de mise à la retraite et une allocation temporaire d'invalidité en cas de maintien en activité, déterminent forfaitairement la réparation à laquelle les intéressés peuvent prétendre, au titre des pertes de revenus et de l'incidence professionnelle résultant de l'incapacité physique, dans le cadre de l'obligation qui incombe aux employeurs de garantir leurs agents contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions. Elles ne font cependant obstacle ni à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des préjudices personnels, obtienne de la collectivité qui l'emploie, même en l'absence de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice, distincts de l'atteinte à l'intégrité physique, ni à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre leur employeur, dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à engager la responsabilité de leur employeur ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien incombait à
celle-ci.
6. Si la commune soutient que l'expérience préalable de M. B, qui a été recruté à l'âge de 48 ans, a fragilisé son état de santé, que les missions qui lui étaient confiées étaient également réalisées par plusieurs autres agents et n'étaient pas déraisonnables, compte tenu notamment des investissements en matériels adaptés réalisés, il résulte toutefois de l'instruction, d'une part, que les premières douleurs exprimées par M. B datent de 2013, alors qu'il était affecté par la commune de Songeons à l'entretien des bâtiments communaux et des espaces verts depuis 2006 et, d'autre part, que M. B ne présentait pas d'état antérieur. Par ailleurs, la commission de réforme a considéré, le 15 décembre 2016, que la pathologie était imputable au service. Dans ces conditions, la pathologie de M. B, qui a d'ailleurs été reconnue imputable au service par l'arrêté de la commune de Songeons du 18 janvier 2017, présente les caractères d'une maladie professionnelle au sens des dispositions rappelées précédemment.
7. Il résulte de ce qui précède, sans que la commune ne puisse utilement se prévaloir des éventuelles conséquences de l'indemnisation de l'intéressé sur les finances de la collectivité, que M. B est fondé à rechercher la responsabilité de la commune de Songeons au titre des préjudices patrimoniaux subis du fait de sa maladie professionnelle autres que les pertes de revenus et l'incidence professionnelle et celle des préjudices personnels résultant de sa maladie, sans avoir à démontrer l'existence d'une faute de la commune s'agissant des préjudices évoqués au point 5.
Sur les préjudices :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. B a subi un déficit fonctionnel temporaire de 100 % pendant 4 jours, entre le 19 et le 22 octobre 2015, de 50% pendant 32 jours, entre le 23 octobre et le 23 novembre 2015, de 40% pendant 95 jours, entre le 24 novembre 2015 et le 26 février 2016, de 20% pendant 292 jours, entre le 27 février et le 14 décembre 2016, et de 15% pendant 342 jours, entre le 10 novembre 2014 et le 18 octobre 2015. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 2 200 euros.
9. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que M. B a subi une intervention chirurgicale de l'épaule gauche, d'une hospitalisation de jour pendant trois mois, d'une immobilisation pendant un mois et a fait l'objet d'une prise en charge médicale pendant deux ans. Compte tenu de ces éléments, il sera fait une juste appréciation des souffrances endurées, évaluées à 3 sur une échelle de 7, en fixant le préjudice en découlant à la somme de 3 200 euros.
10. En troisième lieu, il résulte de l'instruction que le déficit fonctionnel permanent peut être évalué à 25%. Dans ces conditions, et alors que M. B était âgé de 55 ans à la date de la consolidation de son état de santé, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme de 37 000 euros.
11. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que M. B présente des cicatrices visibles consécutives à l'intervention chirurgicale qu'il a subie à raison de sa pathologie. Le préjudice esthétique qui en découle, évalué à 0,5 sur une échelle de 7, sera justement apprécié en le fixant à la somme de 500 euros.
12. En cinquième lieu, il résulte de l'instruction que M. B pratiquait régulièrement le cyclisme et la natation, ainsi que des activités de bricolage, qu'il ne peut plus désormais exercer. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de son préjudice d'agrément en le fixant à la somme de 1 850 euros.
13. En sixième lieu, M. B justifie du débours de frais liés à l'intervention chirurgicale et aux consultations médicales, aux séances de kinésithérapie, ainsi que de frais pharmaceutiques, à hauteur de 831, 26 euros, qu'il y a lieu de lui allouer.
14. En septième lieu, si M. B soutient, au titre de frais divers, avoir exposé une somme de 1 296 euros pour rémunérer un médecin conseil, il n'établit toutefois pas que la rédaction du rapport médical ayant donné lieu à la facture correspondante a présenté d'utilité pour la résolution de ce litige. Ensuite, M. B ne démontre pas avoir effectivement eu recours à une tierce personne, de sorte que le préjudice dont il se prévaut à ce titre n'est pas non plus établi. Enfin, alors que la preuve n'est pas apportée pour l'ensemble des déplacements aux rendez-vous médicaux, il sera cependant fait une juste appréciation des frais de déplacement exposés par
M. B en les fixant à la somme de 1 000 euros.
15. En dernier lieu, M. B n'établit pas de manière certaine les dépenses de santé futures dont il demande l'indemnisation.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander une somme de 46 581, 26 euros au titre de la réparation des préjudices résultant de sa maladie professionnelle, somme qu'il y a lieu d'assortir des intérêts au taux légal à compter du 19 octobre 2021, date de réception de sa demande préalable, ainsi que de leur capitalisation à compter du 19 octobre 2022 puis à chaque date anniversaire.
Sur les frais d'expertise :
17. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 3 février 2021, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 1 000 euros par ordonnance n° 2003113 du 20 avril 2021 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, à la charge définitive de la commune de Songeons.
18. M. B, qui ne précise pas la date à laquelle des intérêts auraient commencé à courir, ni même s'il s'est acquitté des frais d'expertise en application de l'ordonnance mentionnée au point précédent, n'est pas fondé à demander le paiement de tels intérêts, ni, par conséquent, de leur capitalisation.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Songeons la somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise, à ce titre, à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Songeons est condamnée à verser à M. B la somme de 46 581, 26 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 octobre 2021 et de leur capitalisation à compter du 19 octobre 2022, puis à chaque date anniversaire.
Article 2 : Les frais de l'expertise ordonnée le 3 février 2021, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 1 000 euros par ordonnance n° 2003113 du 20 avril 2021 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, sont mis à la charge définitive de la commune de Songeons.
Article 3 : La commune de Songeons versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Songeons.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- Mme Rondepierre, première conseillère,
- M. Le Gars, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 décembre 2023.
La rapporteure,
signé
A. Rondepierre
Le président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026