jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200634 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE PRESIDENT |
| Avocat requérant | SCP CROISSANT - DE LIMERVILLE - ORTS - LEGRU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 février 2022 et le 26 octobre 2022, M. E B, représentée par Me Gil-Rosado, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 janvier 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Somme lui a notifié un indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 3 266,91 euros pour la période de janvier 2019 à juin 2020 ;
2°) d'annuler la décision du 21 mai 2021 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de la Somme a rejeté son recours dirigé contre la décision du 21 janvier 2021 ;
3°) d'annuler la décision du 27 février 2021 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Somme lui a rappeler l'existence des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 3 266,91 euros ;
4°) de le décharger de l'obligation de payer cette somme ;
5°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de la Somme le versement d'une somme de 600 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision du 27 février 2021 a été prise par une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées ne sont pas motivées ;
- la caisse d'allocations familiales a irrégulièrement exercé son droit de communication ;
- la caisse d'allocations familiales de la Somme a fait une appréciation erronée de sa situation dès lors que sa vie maritale avait cessé dès 2017 et n'a jamais repris.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 3 mai 2022 et le 4 novembre 2022, la caisse d'allocations familiales de la Somme conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur deux moyens relevés d'office tirés de :
- l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision initiale de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 21 janvier 2021 notifiant à M. B des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement dès lors que la contestation de ces indus est soumise à un recours administratif préalable obligatoire et que la décision prise sur ce recours s'y est substituée ;
- l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 27 février 2021 qui ne constitue pas une décision faisant grief.
M. B a présenté des observations sur ces moyens relevés d'office, qui ont été enregistrées le 8 novembre 2022.
Il soutient qu'il s'en remet à l'appréciation du tribunal quant à la recevabilité des conclusions dirigées contre les décisions des 21 janvier 2021 et 27 février 2021 et que ses conclusions dirigées contre la décision du 21 mai 2021 sont recevables.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle par une décision du 12 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dhiver, présidente, a été entendu au cours de l'audience publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel de l'affaire à l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 21 janvier 2021, la caisse d'allocations familiales de la Somme a notifié à M. B un indu d'aide personnalisée au logement et de prime d'activité d'un montant total de 3 266,91 euros pour la période de janvier 2019 à juin 2020. M. B a formé un recours contre cette décision et, par une décision du 21 mai 2021, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de la Somme a rejeté son recours. Par ailleurs, par un courrier du 27 février 2022, la caisse d'allocations familiales de la Somme a rappelé à M. B l'existence des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 3 266,91 euros. M. B demande l'annulation des décisions des 21 janvier 2021, 27 février 2021 et 21 mai 2021.
Sur la décision du 21 janvier 2021 :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. / () ". Aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire. / () ".
3. Il résulte de ces dispositions, qui instituent un recours administratif préalable obligatoire pour les décisions relatives à la prime d'activité et l'aide personnalisée au logement, que la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale. Par suite, les conclusions de M. B dirigées contre la décision initiale de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 21 janvier 2021 sont irrecevables.
Sur le courrier du 27 février 2021 :
4. Le courrier de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 27 février 2021 se borne à rappeler à M. B l'existence des indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement d'un montant total de 3 266,91 euros. Ce courrier, qui ne fait pas grief, est insusceptible de recours. Par suite, les conclusions de M. B dirigées contre le courrier du 27 février 2021 sont irrecevables.
Sur la décision du 21 mai 2021 :
5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
En ce qui concerne la régularité de la décision du 21 mai 2021 :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale : " Le droit de communication permet d'obtenir, sans que s'y oppose le secret professionnel, les documents et informations nécessaires : / 1° Aux agents des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations servies par lesdits organismes () ". Aux termes de l'article L. 114-21 de ce code : " L'organisme ayant usé du droit de communication en application de l'article L. 114-19 est tenu d'informer la personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement, de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision. Il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie des documents susmentionnés à la personne qui en fait la demande. "
7. Il résulte de ces dispositions qu'il incombe aux caisses d'allocations familiales et aux caisses de mutualité sociale agricole ayant usé du droit de communication, avant la suppression du service d'une prestation ou la mise en recouvrement, d'informer l'allocataire à l'encontre duquel est prise la décision de supprimer son droit à la prestation ou de récupérer un indu, tant de la teneur que de l'origine des renseignements qu'il a obtenus de tiers par l'exercice de son droit de communication et sur lesquels il s'est fondé pour prendre sa décision. Cette obligation a pour objet de permettre à l'allocataire, notamment, de discuter utilement leur provenance ou de demander que les documents qui, le cas échéant, contiennent ces renseignements soient mis à sa disposition avant la récupération de l'indu ou la suppression du service de la prestation, afin qu'il puisse vérifier l'authenticité de ces documents et en discuter la teneur ou la portée.
8. Il résulte de l'instruction que, pour fonder sa décision de récupération d'indus de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de la Somme s'est fondée sur l'existence d'un bail souscrit par M. B et Mme C le 16 décembre 2017, d'un contrat d'électricité aux deux noms, enfin de la domiciliation de Mme C auprès de son employeur, de la caisse primaire d'assurance maladie, des services fiscaux, de Pôle emploi, de la région des Hauts-de-France et de sa banque. Après avoir reçu une information orale à la fin du contrôle, le 22 septembre 2020, M. B a été informé, par lettre du 2 novembre 2020, de la teneur et de l'origine des renseignements obtenus par la caisse d'allocations familiales dans l'exercice de son droit de communication qui ont fondé la décision du 21 mai 2021. Ainsi, M B n'est pas fondé à soutenir que la caisse d'allocations familiales de la Somme aurait irrégulièrement fait usage du droit de communication qu'elle tire des dispositions de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () imposent des sujétions () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "
10. La décision par laquelle l'autorité administrative procède à la récupération de sommes indûment versées au titre de l'allocation de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement est au nombre des décisions imposant une sujétion et doit, par suite, être motivée en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il en résulte qu'une telle décision doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. A ce titre, l'autorité administrative doit faire figurer dans la motivation de sa décision la nature de la prestation et le montant des sommes réclamées, ainsi que le motif et la période sur laquelle porte la récupération. En revanche, elle n'est pas tenue d'indiquer dans cette décision les éléments servant au calcul du montant de l'indu.
11. Il résulte de l'instruction que la décision du 21 mai 2021 indique à M. B qu'elle porte sur un indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement, ainsi que le montant de cet indu, ses motifs et la période concernée. En revanche, cette décision n'avait pas à indiquer les éléments qui ont servi au calcul de l'indu. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 21 mai 2021 doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu :
12. D'une part, aux termes de l'article L. 842-3 du code de sécurité sociale : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1° () ". Aux termes de l'article R. 842-3 de ce code : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : / 1° Du bénéficiaire ; / 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ; () ".
13. D'autre part, aux termes de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation désormais en vigueur, reprenant en substance l'article L. 351-3 de ce code applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer () ". Aux termes de l'article R. 822-2 du même code, reprenant en substance l'article R. 351-5 du même code applicable jusqu'au 1er septembre 2019 : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de l'année civile précédant la période de paiement prévue par l'article R. 823-6 et qui y résident encore à la date d'ouverture du droit ou au premier jour de la période de paiement. "
14. Il résulte de ces dispositions que les ressources prises en considération pour le calcul de l'allocation de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement sont celles qui sont perçues par le bénéficiaire, son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité et les personnes vivant habituellement au foyer. En cas de séparation de fait des époux, se manifestant par la cessation entre eux de toute communauté de vie, tant matérielle qu'affective, les revenus du conjoint du bénéficiaire n'ont pas à être pris en compte dans le calcul des ressources de ce dernier.
15. M. B soutient que sa relation maritale avec M. C n'a pas repris en décembre 2017, comme l'a retenu la caisse d'allocations familiales de la Somme. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête établi le 26 novembre 2020 par un agent assermenté, que M. B et Mme C ont, le 16 décembre 2017, signé ensemble un bail relatif à un appartement situé à Camon. Si M. B soutient qu'il aurait emménagé seul dans les lieux, les intéressés sont également co-titulaires du contrat d'électricité conclu pour le logement et Mme C figure sur l'avis d'imposition à la taxe d'habitation qui y est afférente. En outre, Mme C a communiqué cette adresse à son employeur, à sa caisse primaire d'assurance maladie, à Pôle emploi ou encore à sa banque et aucun élément du dossier ne permet d'établir qu'il s'agirait d'une simple adresse de domiciliation. Par suite, c'est par une exacte application des dispositions citées aux points 12 et 13 ci-dessus que la caisse d'allocations familiales de la Somme a estimé que M. B ne pouvait pas être regardé comme une personne isolée. Dès lors, c'est à bon droit qu'un indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement lui a été notifié pour la période de janvier 2019 à juin 2020.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 21 mai 2021.
17. La caisse d'allocations familiales de la Somme n'étant pas la partie perdante dans la présente instance, les conclusions de M. B présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées. Cette instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et à la caisse d'allocations familiales de la Somme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
La présidente,
Signé
M. A La greffière,
Signé
N. Hamon-Lafin
La République mande et ordonne à la préfète de la Somme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026