jeudi 8 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2200644 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL FABRE SAVARY FABBRO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 21 février 2022, 4 septembre et 20 décembre 2023, Mme C A, représentée par Me Grevot, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupe hospitalier public du Sud de l'Oise (GHPSO) à lui payer la somme de 29 910 euros, en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de sa prise en charge par cet établissement de santé ;
2°) de mettre à la charge du GHPSO la somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens ;
3°) de déclarer le jugement commun et opposable à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.
Elle soutient que :
- la responsabilité du GHPSO est engagée à raison des préjudices subis en lien avec une infection nosocomiale contractée pendant la prise en charge hospitalière ;
- le GHPSO devra être condamné à réparer ses préjudices à hauteur de 7 534 euros en réparation du déficit fonctionnel temporaire, 3 776 euros en réparation de l'assistance par tierce personne temporaire, 12 000 euros en réparation des souffrances endurées, 600 euros en réparation du préjudice esthétique temporaire, 5 000 euros en réparation du déficit fonctionnel permanent et 1 000 euros en réparation du préjudice esthétique permanent.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le GHPSO, représenté par
Me Rousseau, demande au tribunal :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de mettre à la charge de Mme A, la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) subsidiairement, de réduire les demandes de la requérante et d'allouer à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de l'Oise la somme de 16 389,70 euros au titre de ses débours et de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Il fait valoir que la preuve de l'existence d'une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge de Mme A n'est pas rapportée.
Par un mémoire enregistré le 16 mars 2022, la CPAM de l'Oise demande au tribunal de condamner le GHPSO à lui payer les sommes de :
1°) 15 275,70 euros au titre des débours exposés ainsi que les intérêts au taux légal à compter du jugement ;
2°) 1 114 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Elle fait valoir que la réparation des dommages subis par Mme A incombe au GHPSO.
Vu :
- les ordonnances nos 1400859 du 8 février 2016 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens taxant et liquidant les frais d'expertise, ordonnée le 28 janvier 2015, à la somme de 4 780 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Menet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,
- et les observations de Me Véran pour le GHPSO.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, alors âgée de 53 ans, a fait l'objet d'une arthroplastie totale de hanche droite au centre hospitalier de Senlis (établissement du GHPSO) le 14 janvier 2009. Le 29 juin 2012, une ponction de la hanche a révélé la présence sur la prothèse d'un staphylocoque epidermidis Méti-R. Il a été procédé au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie le 10 juillet 2012 à la reprise d'un descellement infecté de la cotyle de prothèse totale de hanche droite.
2. Mme A a saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (CCI) qui a rendu son avis le 14 janvier 2014, à la suite d'un rapport d'expertise rendu le 9 décembre 2013. La commission s'est déclarée incompétente pour connaître de la demande de l'intéressée.
3. Par ordonnance du 28 janvier 2015, le juge des référés de ce tribunal saisi par Mme A a ordonné une expertise médicale dont le rapport a été déposé le 14 décembre 2015. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal la réparation de ses préjudices.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
4. Aux termes du I. de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Aux termes de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article
L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
5. Il résulte de l'instruction et particulièrement des expertises ordonnée par la CCI et la juridiction judiciaire que les personnes qui souffrent d'obésité et de diabète, comme Mme A, sont particulièrement exposées aux infections, que s'agissant du Staphylococcus epidermidis, germe ayant infecté Mme A, celui-ci est de développement lent et est responsable de 40 % des infections sur prothèses, enfin que les diagnostics des infections ostéoarticulaires, malgré les progrès en la matière, sont difficiles et le plus souvent tardifs. Il résulte de la littérature médicale exposée par les experts que les critères d'inclusion dans les protocoles d'antibiothérapie sont au nombre de cinq, la douleur, la fièvre, une fistule ou l'écoulement de cicatrice, une rougeur ou une tuméfaction et qu'au cas d'espèce, trois de ceux-ci avaient été caractérisés dans les suites de l'intervention chirurgicale de pose de la prothèse de Mme A : des douleurs persistantes de la patiente entre janvier 2009 et juillet 2012, traitées par plusieurs antalgiques de différents paliers et des séances de kinésithérapie, un écoulement purulent de la cicatrice de quelques semaines et également la rougeur de celle-ci, décrits par les praticiens, pharmacien, kinésithérapeute, chirurgien, médecin traitant et infirmière, ayant pris en charge Mme A.
6. Le GHPSO conteste ces signes cliniques retenus par les experts en considérant que la douleur alléguée ne date pas de 2009 mais de 2012, que l'écoulement cicatriciel était non pas purulent mais hématique et que l'aspect inflammatoire de la cicatrice ne signifiait pas une rougeur mais était plutôt un signe de l'écoulement hématique. Il considère qu'aucun examen radiologique ou bactériologique n'a confirmé l'infection alléguée. L'établissement public de santé soupçonne également l'existence d'événements intercurrents pouvant expliquer l'origine de l'infection. L'établissement se fonde sur un avis critique antérieur à l'expertise judiciaire qui avait précisément été ordonnée afin de discuter les éléments de cet avis critique. Aucun autre élément n'ayant été soumis à la contradiction n'a été apporté ensuite par le GHPSO, permettant de remettre en cause les conclusions univoques de l'expertise judiciaire.
7. Au demeurant, tant les éléments de contexte que ceux propres à la situation de l'intéressée, rappelés au point 5 du présent jugement, imposent de considérer que Mme A a bien contracté une infection dont le siège était le site opératoire lors de sa prise en charge hospitalière. Les conclusions concordantes des expertises ne sont pas sérieusement remises en cause par les suppositions du GHPSO.
8. Il résulte de l'instruction que le déficit fonctionnel permanent résultant de l'infection nosocomiale subie par Mme A est de 5 %. Les conditions d'engagement de la solidarité nationale ne sont pas réunies, de sorte que Mme A est fondée à rechercher la responsabilité du GHPSO sur le fondement des dispositions du I. de l'article 1142-1 du code de la santé publique.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
9. Il résulte de l'instruction, plus particulièrement de l'expertise judiciaire et n'est pas contesté, que la date de consolidation de l'état de santé de l'intéressée doit être fixée à la date du 24 octobre 2012.
S'agissant des préjudices temporaires :
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
10. Il résulte de l'instruction qu'en raison de l'infection nosocomiale subie par Mme A, l'intéressée a connu un déficit fonctionnel temporaire de 25 % entre les 26 avril 2009 et 14 mai 2012, de 30 % entre les 15 mai et 8 juillet 2012, de 100 % entre les 9 et 17 juillet 2012, de 75 % entre les 18 juillet et 28 septembre 2012 et de 50 % entre les 29 septembre et 24 octobre 2012, date de consolidation de son état de santé.
11. Ce préjudice sera exactement réparé, sur une base de 15 euros par jour pour un déficit fonctionnel total, à hauteur de la somme de 5 580 euros.
Quant à l'assistance par tierce personne (avant consolidation) :
12. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel nécessitant de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.
13. Il résulte de l'instruction que Mme A a été aidée par les membres de sa famille à raison de deux heures par jour entre les 14 mai et 8 juillet 2012 et entre les 18 juillet et 28 septembre 2012 et d'une heure par jour entre les 29 septembre et 24 octobre 2012, date de consolidation de son état de santé.
14. Il y a lieu, afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, et ainsi que le prévoit le référentiel de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 14 euros pour une aide active non spécialisée. Par suite, ce préjudice s'évalue à la somme de 4 487,98 euros.
Quant aux souffrances endurées :
15. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées doivent être évaluées à 4 sur une échelle de 7 en considération des différents traitements antalgiques (différents paliers), des anti-inflammatoires prescrits durant les années 2009, 2010 et 2012 et de la seconde intervention chirurgicale. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 7 000 euros.
Quant au préjudice esthétique temporaire :
16. Il résulte de l'instruction qu'en raison de l'utilisation d'un fauteuil roulant entre les 18 juillet et 28 septembre 2012, Mme A a subi un préjudice esthétique temporaire qui sera justement réparé à hauteur de la somme de 500 euros.
S'agissant des préjudices permanents :
Quant à l'assistance par tierce personne (après consolidation) :
17. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel nécessitant de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.
18. Il résulte de l'instruction que postérieurement à la date de consolidation de son état de santé, Mme A a connu un besoin en assistance par tierce personne d'une heure par jour entre les 25 et 31 octobre 2012 et d'une demi-heure entre les 1er et 30 novembre 2012.
19. Il y a lieu, afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, et ainsi que le prévoit le référentiel de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 14 euros pour une aide active non spécialisée. Par suite, ce préjudice s'évalue à la somme de 347,66 euros.
Quant au déficit fonctionnel permanent :
20. Il résulte de l'instruction et plus particulièrement de l'expertise que Mme A souffre d'un déficit fonctionnel évalué à 50 % entre les 25 et 31 octobre 2012 et de 25 % entre les 1er et 30 novembre 2012 et qu'elle reste affligée d'un déficit fonctionnel permanent évalué à 5 % compte tenu d'un déficit de mobilité de hanche droite en flexion, adduction, abduction et rotation. Il s'ensuit que ce préjudice doit être évalué à la somme de 5 653,40 euros.
Quant au préjudice esthétique permanent :
21. Il résulte de l'instruction qu'en raison d'une discrète boiterie et d'une cicatrice invaginée, ce préjudice s'établit à 0,5 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 800 euros.
22. Il résulte de tout ce qui précède que le GHPSO doit être condamné à verser la somme de 24 369,04 euros à Mme A en réparation des préjudices subis.
Sur la déclaration de jugement commun et opposable à la CPAM de l'Oise :
23. Aux termes des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () L'intéressé ou ses ayants droit doivent indiquer, en tout état de la procédure, la qualité d'assuré social de la victime de l'accident ainsi que les caisses de sécurité sociale auxquelles celle-ci est ou était affiliée pour les divers risques. Ils doivent appeler ces caisses en déclaration de jugement commun ou réciproquement. À défaut du respect de l'une de ces obligations, la nullité du jugement sur le fond pourra être demandée pendant deux ans, à compter de la date à partir de laquelle ledit jugement est devenu définitif, soit à la requête du ministère public, soit à la demande des caisses de sécurité sociale intéressées ou du tiers responsable, lorsque ces derniers y auront intérêt () ". Il résulte des termes mêmes de ces dispositions que la caisse doit être appelée en déclaration de jugement commun dans l'instance ouverte par la victime contre le tiers responsable, le juge étant, le cas échéant, tenu de mettre en cause d'office la caisse si elle n'a pas été appelée en déclaration de jugement commun.
24. En l'espèce, il n'y a pas lieu de déclarer le présent jugement commun et opposable à la CPAM de l'Oise, cette dernière ayant été régulièrement mise en cause dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par la requérante doivent être rejetées.
Sur les conclusions de la CPAM de l'Oise :
En ce qui concerne le remboursement des débours :
25. La CPAM de l'Oise justifie de frais d'hospitalisation, de frais médicaux, de frais pharmaceutiques et de frais d'appareillage à hauteur de la somme de 15 275,70 euros par la production d'un relevé détaillé de ses débours et d'une attestation d'imputabilité établie par son médecin-conseil. Il y a lieu de lui accorder cette somme à ce titre.
En ce qui concerne les intérêts :
26. Même en l'absence de demande tendant à l'allocation d'intérêts, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts du jour de son prononcé jusqu'à son exécution, au taux légal puis, en application des dispositions de l'article L. 313-3 du code monétaire et financier, au taux majoré s'il n'est pas exécuté dans les deux mois de sa notification. Par suite, les conclusions de la CPAM de l'Oise tendant à ce que les sommes qui lui sont allouées portent intérêts à compter de la date du jugement sont dépourvues de tout objet et doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'indemnité forfaitaire de gestion :
27. Aux termes de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () En contrepartie des frais qu'elle engage pour obtenir le remboursement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident recouvre une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie. Le montant de cette indemnité est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un montant maximum de 910 euros et d'un montant minimum de 91 euros. À compter du 1er janvier 2007, les montants mentionnés au présent alinéa sont révisés chaque année, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget () ". Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 18 décembre 2023 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2024 : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 118 € et 1 191 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2024 ".
28. En application des dispositions précitées, il y a lieu de mettre à la charge du GHPSO le versement à la CPAM de l'Oise de la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur les dépens :
29. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 28 janvier 2015, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 4 780 euros par ordonnances nos 1400859 du 8 février 2016 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, à la charge définitive du GHPSO.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
30. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du GHPSO une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1 er : Le GHPSO est condamné à verser à Mme A la somme de 24 369,04 euros en réparation des préjudices subis.
Article 2 : Le GHPSO est condamné à verser à la CPAM de l'Oise, en remboursement de ses débours, la somme de 15 275,70 euros.
Article 3 : Le GHPSO est condamné à verser à la CPAM de l'Oise la somme de 1 191 euros au titre de l'indemnité prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : Les dépens, liquidés et taxés à la somme de 4 780 euros sont mis à la charge définitive du GHPSO.
Article 5 : Le GHPSO versera une somme de 1 500 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au groupe hospitalier public du Sud de l'Oise et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 25 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
M. Menet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition le 8 février 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. Menet
Le président,
Signé
B. Boutou La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2200644
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026