LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2201024

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2201024

jeudi 18 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2201024
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantSELARL FABRE SAVARY FABBRO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mars 2022, Mme B A, représentée par Me Delavaud, demande au tribunal :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire (CHU) Amiens-Picardie à lui verser une provision de 10 000 euros, à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices ;

2°) d'ordonner avant dire droit une expertise dans le but d'éclairer le tribunal sur l'origine de ses préjudices et leur étendue ;

3°) de mettre à la charge du CHU Amiens-Picardie une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2022, la compagnie d'assurances SHAM, représentée par la SCP Lebègue-Derbise, conclut à ce qu'elle soit mise hors de cause, dès lors qu'elle n'était pas l'assureur du CHU Amiens-Picardie à la date des faits en litige.

Par un mémoire enregistré le 3 mai 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de Rouen-Elbeuf-Dieppe-Seine maritime indique qu'elle se réserve le droit de produire des conclusions ultérieurement.

Par des mémoires en défense enregistrés les 29 août 2023 et 29 février 2024, le CHU Amiens-Picardie, représenté par Me Rousseau, conclut au rejet de la requête à titre principal en raison de son irrecevabilité pour tardiveté, à titre subsidiaire en raison de son caractère mal-fondé, à titre infiniment subsidiaire, à ce qu'une expertise soit diligentée, enfin à ce que la demande de provision de Mme A soit rejetée et qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée./ Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle./ Le délai prévu au premier alinéa n'est pas applicable à la contestation des mesures prises pour l'exécution d'un contrat ". Aux termes de l'article L. 1142-7 du code de la santé publique relatif aux modalités de saisine de la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales :" () La saisine de la commission suspend les délais de prescription et de recours contentieux jusqu'au terme de la procédure prévue par le présent chapitre ".

2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que Mme A a saisi le CHU d'Amiens d'une demande indemnitaire par courrier du 17 août 2020 auquel l'établissement a répondu par un autre courrier du 7 avril 2021 dont il a été accusé réception par la requérante le 10 avril 2021, aux termes duquel le CHU indiquait ne pas reconnaître sa responsabilité et refusait l'indemnisation des préjudices. Cette décision portait la mention des voies et délais de recours ouverts contre elle et notamment la possibilité de saisir la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (CCI) ainsi que les conséquences de cette saisine sur les voies et délais de recours. Mme A a saisi la CCI de la région Picardie par courrier du 3 juin 2021 soit dans le délai de deux mois francs suivant la réception de la décision de refus du CHU Amiens-Picardie, ce qui a eu pour effet de suspendre le délai de recours ouvert contre cette décision en application des dispositions de l'article L. 1142-7 du code de la santé publique. A la suite, la CCI a rendu un avis d'incompétence le 4 octobre 2021. Il ressort de la réponse apportée à la mesure d'instruction diligentée en ce sens par le tribunal auprès de Mme A puis de la CCI, pour avoir connaissance de la date d'accusé de réception de la lettre recommandée prévue par l'article R. 1142-15 du code de la santé publique, que cet avis du 4 octobre 2021 a été notifié à Mme A le 2 novembre 2021. Dès lors, la requérante disposait d'un nouveau délai de deux mois francs, expirant le 3 janvier 2022, pour saisir le tribunal d'un recours contentieux. La circonstance, à la supposer avérée, que Mme A aurait présenté une nouvelle demande indemnitaire ultérieurement le 23 novembre 2021, n'est pas de nature, en tout état de cause, à ouvrir un nouveau délai de recours. La présente requête qui n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 22 mars 2022, soit postérieurement au 3 janvier 2022, est tardive et par suite, manifestement irrecevable.

3. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que la CPAM de Rouen-Elbeuf-Dieppe-Seine maritime, mise en cause en application de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, n'a présenté aucune demande.

4. En troisième lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A le versement de la somme de 1500 euros au titre des frais exposés par le CHU Amiens-Picardie et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Mme A versera une somme de 1500 euros au CHU Amiens-Picardie en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie, à la caisse primaire d'assurance maladie de Rouen-Elbeuf-Dieppe-Seine maritime, à la caisse primaire d'assurance maladie du Calvados et à la société Relyens Mutual Insurance.

Fait à Amiens, le 18 avril 2024

Le président de la 2ème chambre,

Signé

B. Boutou

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions