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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2201050

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2201050

jeudi 2 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2201050
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 mars et 21 juillet 2022, Mme A B demande au tribunal de modifier ses bases d'imposition à l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2020 en admettant la déduction de la pension versée à sa fille majeure.

Elle soutient que la pension alimentaire d'un montant mensuel de 270 euros qu'elle verse à sa fille majeure, non rattachée à son foyer fiscal, devait être prise en compte au titre de ses charges déductibles au regard des revenus perçus par elle en 2020 qui doivent également prendre en compte la pension versée au même titre et pour le même montant par le père de l'enfant.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 30 juin et 27 juillet 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que le moyen soulevé par Mme B n'est pas fondé.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer alors que les mentions de l'avis d'imposition du 8 juillet 2021 ont été corrigées par l'avis d'imposition établi le 18 avril 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pierre,

- et les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par réclamation préalable du 23 février 2022, Mme B a demandé que soit déduite de ses bases imposables de l'année 2020, la pension alimentaire versée à sa fille majeure, non rattachée à son foyer fiscal.

2. Après avoir, dans un premier temps, rejeté cette demande, l'administration a procédé le 18 avril 2022 à une modification des bases retenues au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2020 en ne prenant pas en compte au titre des revenus perçus par Mme B la pension alimentaire versée dans le cadre de la convention de divorce d'avec le père de son enfant au titre de l'entretien de celle-ci, du même montant que celle dont la requérante demande la déduction par la présente requête.

3. Ainsi, alors que les mentions de l'avis d'imposition du 8 juillet 2021 ont été corrigées par l'avis d'imposition du 18 avril 2022, qui fait désormais état d'un revenu imposable inférieur à celui de l'avis d'imposition contesté, la requête de Mme B est devenue sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.

Délibéré après l'audience du 8 avril 2024, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

M. Menet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.

La rapporteure,

Signé

A-L Pierre

Le président,

Signé

B. Boutou

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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