vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201137 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
| Avocat requérant | AARPI THEMIS |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 31 mars 2022 sous le n° 2201137,
M. A B, représenté par Me Montrichard et Me Ciaudo, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 100 euros en réparation du préjudice né de la pratique d'une fouille à nu qu'il a dû subir de la part de l'administration pénitentiaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a subi une fouille à nu le 29 novembre 2021 pendant sa détention au centre pénitentiaire de Château-Thierry ;
- en l'absence de motivation de cette fouille par un comportement ou des suspicions sérieuses pesant sur lui, cette fouille à nu est aléatoire et discrétionnaire et constitue un traitement inhumain et dégradant révélateur d'une faute engageant la responsabilité de l'Etat ;
- le préjudice moral en lien avec cette faute doit être indemnisé à hauteur de 100 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le demande de M. B n'est pas fondée.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 mars 2022.
II. Par une requête, enregistrée le 13 juin 2022 sous le n° 2201902,
M. A B, représenté par Me Montrichard et Me Ciaudo, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 200 euros en réparation du préjudice né de la pratique de fouilles à nu qu'il a dû subir de la part de l'administration pénitentiaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a subi deux fouilles à nu les 26 janvier et 10 février 2022 pendant sa détention au centre pénitentiaire de Château-Thierry ;
- en l'absence de motivation de ces fouilles par un comportement ou des suspicions sérieuses pesant sur lui, ces fouilles à nu sont aléatoires et discrétionnaires et constituent un traitement inhumain et dégradant révélateur d'une faute engageant la responsabilité de l'Etat ;
- le préjudice moral en lien avec ces fautes doit être indemnisé à hauteur de 200 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 mai 2022.
III. Par une requête, enregistrée le 4 juillet 2022 sous le n° 2202205,
M. A B, représenté par Me Montrichard et Me Ciaudo, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 200 euros en réparation du préjudice né de la pratique de fouilles à nu qu'il a dû subir de la part de l'administration pénitentiaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a subi deux fouilles à nu les 22 février et 7 mars 2022 pendant sa détention au centre pénitentiaire de Château-Thierry ;
- en l'absence de motivation de ces fouilles par un comportement ou des suspicions sérieuses pesant sur lui, ces fouilles à nu sont aléatoires et discrétionnaires et constituent un traitement inhumain et dégradant révélateur d'une faute engageant la responsabilité de l'Etat ;
- le préjudice moral en lien avec ces fautes doit être indemnisé à hauteur de 200 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 juin 2022.
IV. Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2022 sous le n° 2203101,
M. A B, représenté par Me Montrichard et Me Ciaudo, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 100 euros en réparation du préjudice né de la pratique d'une fouille à nu qu'il a dû subir de la part de l'administration pénitentiaire ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il a subi une fouille à nu le 13 mai 2022 pendant sa détention au centre pénitentiaire de Château-Thierry ;
- en l'absence de motivation de cette fouille par un comportement ou des suspicions sérieuses pesant sur lui, cette fouille à nu est aléatoire et discrétionnaire et constitue un traitement inhumain et dégradant révélateur d'une faute engageant la responsabilité de l'Etat ;
- le préjudice moral en lien avec cette faute doit être indemnisé à hauteur de 100 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mai 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 septembre 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code pénitentiaire ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport, et entendu les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
Les requêtes n°s 2201137, 2201902, 2202205 et 2203101 de M. B présentent à juger des questions identiques. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur les demandes indemnitaires :
1. De première part, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains et dégradants ".
2. De deuxième part, aux termes de l'article 57 de la loi n° 2009-1436 du
24 novembre 2009 pénitentiaire applicable aux faits litigieux dans les requêtes n°s 2201137, 2201902 et 2202205 : " Les fouilles doivent être justifiées par la présomption d'une infraction ou par les risques que le comportement des personnes détenues fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre dans l'établissement. Leur nature et leur fréquence sont strictement adaptées à ces nécessités et à la personnalité des personnes détenues./ Lorsqu'il existe des raisons sérieuses de soupçonner l'introduction au sein de l'établissement pénitentiaire d'objets ou de substances interdits ou constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens, le chef d'établissement peut également ordonner des fouilles dans des lieux et pour une période de temps déterminés, indépendamment de la personnalité des personnes détenues. Ces fouilles doivent être strictement nécessaires et proportionnées. Elles sont spécialement motivées et font l'objet d'un rapport circonstancié transmis au procureur de la République territorialement compétent et à la direction de l'administration pénitentiaire. / Les fouilles intégrales ne sont possibles que si les fouilles par palpation ou l'utilisation des moyens de détection électronique sont insuffisantes. / Les investigations corporelles internes sont proscrites, sauf impératif spécialement motivé. Elles ne peuvent alors être réalisées que par un médecin n'exerçant pas au sein de l'établissement pénitentiaire et requis à cet effet par l'autorité judiciaire ". Ce texte a été codifié aux articles L. 225-1, L. 225-2 et L. 225-3 du code pénitentiaire qui est entré en vigueur le 1er mai 2022, applicable aux faits litigieux dans la requête n° 2203101. Aux termes de l'article L. 225-1 du code pénitentiaire : " Hors les cas où les personnes détenues accèdent à l'établissement pénitentiaire sans être restées sous la surveillance constante de l'administration pénitentiaire ou des forces de police ou de gendarmerie, les fouilles intégrales des personnes détenues doivent être justifiées par la présomption d'une infraction ou par les risques que leur comportement fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre dans l'établissement./Leur nature et leur fréquence sont strictement adaptées à ces nécessités et à la personnalité des personnes détenues./Elles peuvent être réalisées de façon systématique lorsque les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire l'imposent. Dans ce cas, le chef de l'établissement pénitentiaire doit prendre une décision pour une durée maximale de trois mois renouvelable après un nouvel examen de la situation de la personne détenue ". Aux termes de l'article L. 225-2 du même code : " Lorsqu'il existe des raisons sérieuses de soupçonner l'introduction au sein de l'établissement pénitentiaire d'objets ou de substances interdits ou constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens, le chef de l'établissement pénitentiaire peut également ordonner des fouilles de personnes détenues dans des lieux et pour une période de temps déterminés, indépendamment de leur personnalité./ Ces fouilles doivent être strictement nécessaires et proportionnées. Elles sont spécialement motivées et font l'objet d'un rapport circonstancié transmis au procureur de la République territorialement compétent et à la direction de l'administration pénitentiaire ". Enfin aux termes de l'article L. 225-3 du même code : " Les fouilles intégrales ne sont possibles que si les fouilles par palpation ou l'utilisation des moyens de détection électronique sont insuffisantes. / Les investigations corporelles internes sont proscrites, sauf impératif spécialement motivé. Elles ne peuvent alors être réalisées que par un médecin n'exerçant pas au sein de l'établissement pénitentiaire et requis à cet effet par l'autorité judiciaire ".
3. De troisième part, aux termes de l'article R. 57-7-79 du code de procédure pénale applicable aux faits litigieux dans les requêtes n°s 2201137, 2201902 et 2202205 : " Les mesures de fouilles des personnes détenues, intégrales ou par palpation, sont mises en œuvre sur décision du chef d'établissement pour prévenir les risques mentionnés au premier alinéa de l'article 57 de la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009. Leur nature et leur fréquence sont décidées au vu de la personnalité des personnes intéressées, des circonstances de la vie en détention et de la spécificité de l'établissement. / Lorsque les mesures de fouille des personnes détenues, intégrales ou par palpation, sont réalisées à l'occasion de leur extraction ou de leur transfèrement par l'administration pénitentiaire, elles sont mises en œuvre sur décision du chef d'escorte. Leur nature et leur fréquence sont décidées au vu de la personnalité des personnes intéressées et des circonstances dans lesquelles se déroule l'extraction ou le transfèrement ". Ce texte a été codifié à l'article R. 225-1 du code pénitentiaire qui est entré en vigueur le
1er mai 2022 et qui est applicable aux faits litigieux dans la requête n° 2203101. Aux termes de cet article : " Les mesures de fouilles des personnes détenues, intégrales ou par palpation, sont mises en œuvre sur décision du chef de l'établissement pénitentiaire pour prévenir les risques mentionnés par les dispositions de l'article L. 225-1. Leur nature et leur fréquence sont décidées au vu de la personnalité des personnes intéressées, des circonstances de la vie en détention et de la spécificité de l'établissement. /Lorsque les mesures de fouilles des personnes détenues, intégrales ou par palpation, sont réalisées à l'occasion de leur extraction ou de leur transfèrement par l'administration pénitentiaire, elles sont mises en œuvre sur décision du chef d'escorte. Leur nature et leur fréquence sont décidées au vu de la personnalité des personnes détenues intéressées et des circonstances dans lesquelles se déroule l'extraction ou le transfèrement ". Enfin, aux termes de l'article R. 57-7-80 du code de procédure pénale applicable aux faits litigieux dans les requêtes n°s 2201137, 2201902 et 2202205 : " Les personnes détenues sont fouillées chaque fois qu'il existe des éléments permettant de suspecter un risque d'évasion, l'entrée, la sortie ou la circulation en détention d'objets ou substances prohibés ou dangereux pour la sécurité des personnes ou le bon ordre de l'établissement ". Ce texte a été codifié à l'article R. 225-2 du code pénitentiaire qui est entré en vigueur le
1er mai 2022 et qui est applicable aux faits litigieux dans la requête n° 2203101. Aux termes de cet article : " Les personnes détenues sont fouillées chaque fois qu'il existe des éléments permettant de suspecter un risque d'évasion, l'entrée, la sortie ou la circulation en détention d'objets ou substances prohibés ou dangereux pour la sécurité des personnes ou le bon ordre de l'établissement pénitentiaire ".
4. M. B est détenu au centre pénitentiaire de Château-Thierry. Il soutient qu'entre novembre 2021 et mai 2022, il a fait l'objet de fouilles à nu à six reprises, à l'occasion de mouvements en détention ou d'extraction médicale. Il soutient que ces mesures constituent un traitement inhumain et dégradant au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elles n'étaient ni justifiées, ni proportionnées au regard des exigences de l'article 57 précité de la loi n° 2009-1436, désormais codifié aux articles L. 225-1, L. 225-2 et L. 225-3 du code pénitentiaire et des articles précités du code de procédure pénale désormais codifiés aux articles R. 225-1 et R . 225-2 du code pénitentiaire. Il demande réparation du préjudice moral qu'il a subi en raison du comportement fautif de l'Etat.
5. Si les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire peuvent légitimer l'application à un détenu d'un régime de fouilles corporelles intégrales répétées, c'est à la double condition, d'une part, que le recours à ces fouilles intégrales soit justifié, notamment par l'existence de suspicions fondées sur le comportement du détenu, ses agissements antérieurs ou les circonstances de ses contacts avec des tiers et, d'autre part, qu'elles se déroulent dans des conditions et selon des modalités strictement et exclusivement adaptées à ces nécessités et à ces contraintes. Il appartient ainsi à l'administration de justifier de la nécessité de ces opérations de fouille et de la proportionnalité des modalités retenues.
6. Il résulte de l'instruction que M. B a fait l'objet de fouilles intégrales les
29 novembre 2021 (requête n° 2201137), 26 janvier et 10 février 2022 (requête n° 2201902),
22 février et 7 mars 2022 (requête n° 2202205) et 13 mai 2022 (requête n° 2203101), selon ce qui ressort des décisions produites par le requérant. Il résulte également de l'instruction que l'intéressé a déjà fait l'objet, au cours de sa détention, de mesures d'ordre en raison de son comportement. Ainsi, il ressort des comptes-rendus d'intervention des 10 et 20 mai 2021 produits par le ministre, que M. B s'est rendu coupable de violences et de menaces et qu'il a été retrouvé dans sa cellule, à l'occasion d'un contrôle, un téléphone portable et une lame de rasoir. Les fouilles dont la pratique est contestée ont eu lieu au moment d'un mouvement en détention, au cours duquel il est facile pour les détenus de transporter des petits objets, tels que des téléphones, qui peuvent aisément échapper à la surveillance visuelle des gardiens, ce qui justifie la pratique de fouilles intégrales, ou lors d'extractions médicales, circonstances pouvant favoriser les évasions. Il ne résulte pas de l'instruction que les fouilles contestées relèvent d'une pratique systématique ou aléatoire. Il n'est nullement établi qu'elles auraient eu lieu dans des conditions inhumaines ou dégradantes. Le caractère nécessaire et proportionné des fouilles en litige est établi en l'état de l'instruction. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que ces décisions sont entachées d'une erreur d'appréciation, sont illégales et sont, par suite, de nature à engager la responsabilité de l'Etat.
7. Il résulte de ce qui précède que les demandes indemnitaires de M. B doivent être rejetées dans les quatre requêtes susvisées.
Sur les conclusions fondées sur les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Me Montrichard et Me Ciaudo la somme que ceux-ci réclament au titre des frais exposés au cours de l'instance et non compris dans les dépens.
Sur la part contributive versée par l'Etat à l'avocat du requérant :
9. Aux termes de l'article 92 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles: " La part contributive versée par l'Etat à l'avocat, ou à l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, choisi ou désigné pour assister plusieurs personnes dans une procédure reposant sur les mêmes faits en matière pénale ou dans un litige reposant sur les mêmes faits et comportant des prétentions ayant un objet similaire dans les autres matières est réduite par le juge de 30 % pour la deuxième affaire, de 40 % pour la troisième, de 50 % pour la quatrième et de 60 % pour la cinquième et s'il y a lieu pour les affaires supplémentaires ". Les requêtes n°s 2201902, 2202205 et 2203101 de M. B reposent sur des circonstances de fait identiques à celles de la requête n° 2201137 présentée par M. B, sont rédigées en termes quasi identiques et comportent des prétentions similaires. Au titre des requêtes n° 2201902, 2202205 et 2203101, Me Ciaudo doit se voir attribuer la part contributive de l'Etat pour avoir représenté
M. B dans le cadre de l'aide juridictionnelle. Par suite, la part contributive de l'Etat versée à Me Ciaudo au titre de l'aide juridictionnelle sera réduite de 30 % pour la requête
n° 2201902, de 40 % pour la requête n° 2202205 et de 50 % pour la requête n° 2203101.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n°s 2201137, 2201902, 2202205 et 2203101 de M. B sont rejetées.
Article 2 : La part contributive de l'Etat versée à Me Ciaudo au titre de l'aide juridictionnelle sera réduite de 30 % pour la requête n° 2201902, de 40 % pour la requête n° 2202205 et de 50 % pour la requête n° 2203101 en application de l'article 92 du décret du 28 décembre 2020.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Ciaudo et
Me Montrichard et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 juin 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
B. Boutou La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2201902, 2202205 et 2203101
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026