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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2201705

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2201705

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2201705
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantSCP LEBEGUE DERBISE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 mai et 30 décembre 2022,

Mme C A née B, représentée par Me Kieken, demande au tribunal :

1°) de condamner le groupe hospitalier public du Sud de l'Oise (GHPSO) à lui payer la somme de 134 680,93 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison de sa prise en charge par cet établissement de santé';

2°) de mettre les dépens à la charge du GHPSO.

Elle soutient que :

- la responsabilité du GHPSO est engagée à raison d'une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge hospitalière';

- le GHPSO devra être condamné à réparer ses préjudices à hauteur de 60 euros en réparation des dépenses de santé actuelles, 14 964,03 euros en réparation des frais divers,

5 315 euros en réparation du déficit fonctionnel temporaire, 14 502,39 euros en réparation de l'assistance par tierce personne temporaire, 10 000 euros en réparation des souffrances endurées, 4 000 euros en réparation du préjudice esthétique temporaire, 36 067,94 euros en réparation des frais de véhicule adapté, 22 515,57 euros en réparation de l'assistance par tierce personne permanente, 476 euros en réparation de la perte de gains professionnels futurs,

5 000 euros en réparation de l'incidence professionnelle, 12 780 euros en réparation du déficit fonctionnel permanent, 3 000 euros en réparation du préjudice d'agrément et 6 000 euros en réparation du préjudice esthétique permanent ;

- la réparation de l'incidence professionnelle à partir du 2 mars 2025 doit être réservée.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 novembre 2022, le GHPSO, représenté par la SCP Lebègue Derbise, demande au tribunal de réduire à de plus justes proportions les demandes indemnitaires de la requérante.

La requête a été transmise à la ville de Paris, à la mutuelle complémentaire de la ville de Paris, de l'assistance publique et des administrations annexes, à la société Gras Savoye et à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales qui n'ont pas produit d'observations en défense.

Par ordonnance du 8 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 avril 2024.

Vu :

- les ordonnances nos 1903806 du 14 septembre 2020 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens taxant et liquidant les frais d'expertise, ordonnée le 27 janvier 2020, à la somme totale de 3 500,84 euros';

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique';

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Menet, premier conseiller,

- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,

- et les observations de Me Kieken pour Mme A née B et de Me Ricard pour le GHPSO.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A née B, alors âgée de 47 ans, a été prise en charge au GHPSO, du 18 au 20 octobre 2016 en raison d'une rupture du tendon d'Achille droit. L'intéressée a de nouveau été hospitalisée au GHPSO du 13 novembre au 2 décembre 2016 en raison d'une fonte purulente du tendon d'Achille au cours de laquelle a été mise en évidence un staphylocoque doré résistant à la méticilline. En raison de complications, Mme A née B subira des interventions chirurgicales au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie en 2017. Elle a repris son activité professionnelle le 4 septembre 2017 et a été reconnue travailleuse handicapée le 26 avril 2019.

2. Par ordonnance du 27 janvier 2020, le juge des référés de ce tribunal saisi par Mme A née B a ordonné une expertise médicale dont le rapport a été déposé le 9 septembre 2020. Par la présente requête, Mme A née B demande au tribunal la réparation de ses préjudices.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne le principe de responsabilité :

3. Aux termes du deuxième alinéa du I. de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Aux termes de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.

4. Il résulte de l'instruction, particulièrement de l'expertise et n'est pas contesté que lors de l'intervention de reprise de la rupture du tendon d'Achille de Mme A née B, l'intéressée a contracté un staphylocoque doré résistant à la méticilline dont le germe n'était ni présent ni en incubation avant la prise en charge hospitalière. Cette infection est dès lors nosocomiale.

5. Il résulte de l'instruction que le déficit fonctionnel permanent résultant de l'infection nosocomiale subie par Mme A née B est de 9 %. Les conditions d'engagement de la solidarité nationale ne sont pas réunies de sorte que Mme A née B est fondée à rechercher la responsabilité du GHPSO sur le fondement des dispositions du deuxième alinéa du I. de l'article 1142-1 du code de la santé publique.

En ce qui concerne les préjudices indemnisables :

6. Il résulte de l'instruction, plus particulièrement de l'expertise et n'est pas contesté que la date de consolidation de l'état de santé de l'intéressée doit être fixée à la date du 16 juillet 2018.

S'agissant des préjudices temporaires :

Quant aux dépenses de santé actuelles :

7. Mme A née B demande l'indemnisation du paiement d'une séance d'ostéopathie du 29 novembre 2017 dont il ne résulte pas de l'instruction qu'elle était en lien avec l'infection nosocomiale en cause. Cette demande doit ainsi être rejetée.

Quant aux frais divers :

8. En premier lieu, Mme A née B demande le remboursement de frais kilométriques et de péages pour se rendre à des rendez-vous médicaux chez son médecin traitant, un kinésithérapeute et à l'hôpital. L'examen des certificats médicaux et des ordonnances médicales produits permet de relever qu'en strict lien avec les complications infectieuses, Mme A née B, au moyen d'un véhicule d'une puissance fiscale de 5 CV a dû se rendre de son domicile situé à Villers-sous-Saint-Leu (Aisne) chez son médecin traitant situé à Gouvieux (Aisne), une fois en 2016, dix fois en 2017, quatre fois en 2018, quatre fois en 2019, deux fois en 2020 et une fois en 2021, chez son kinésithérapeute situé à Saint-Maximin (Aisne), 68 fois en 2017, 81 fois en 2018, 72 fois en 2019, 69 fois en 2020 et dix fois en 2021 et au CHU Amiens-Picardie, 17 fois en 2017, deux fois en 2018 et deux fois en 2019. Compte tenu du barème kilométrique applicable à ces années, Mme A née B est fondée à demander le remboursement à ce titre à hauteur de la somme de 4 894,53 euros. En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que les sommes réclamées au titre des frais de péage qui sont justifiées par un abonnement mensuel au nom d'un tiers soient en lien avec l'infection nosocomiale dont doit répondre le GHPSO.

9. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction et particulièrement de l'expertise qu'en lien avec l'infection nosocomiale précitée, Mme A née B a dû régler les sommes de 99,99 euros pour l'acquisition d'un lit, 67 euros pour l'achat d'une chaise de douche et

10 euros pour l'acquisition d'un arceau de lit. L'indemnisation de ces dépenses doit être mise à la charge du GHPSO.

10. En dernier lieu, les frais d'avocat, excepté ceux exposés en dehors d'une procédure contentieuse qui ont un lien direct avec la faute commise, sont exclusivement régis par les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et ne peuvent donner lieu à une indemnisation au titre de la réparation des préjudices subis par la victime d'un accident médical.

11. En l'espèce, Mme A née B a exposé les sommes de 1 879,60 et 360 euros pour l'assistance d'un avocat dans la procédure de référé et celle de 1 680 euros pour l'assistance d'un médecin aux opérations d'expertise.

12. Dans la mesure où il n'y a pas de partie perdante dans la procédure de référé, Mme A née B ne pouvait prétendre à une indemnisation au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de sorte qu'elle est fondée à demander la réparation de ce préjudice. Il en est de même des frais pour s'adjoindre l'assistance d'un professionnel qui ont été utiles à la solution du litige.

13. Les provisions versées par Mme A née B à son avocat au titre de la présente instance à hauteur de la somme de 1 200 euros ne peuvent être prises en compte au titre des frais divers mais au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

14. Il résulte de tout ce qui précède que ce préjudice sera exactement réparé à hauteur de la somme de 8 991,12 euros.

Quant au déficit fonctionnel temporaire :

15. Il résulte de l'instruction et particulièrement de l'expertise qu'en lien avec l'infection nosocomiale précitée, Mme A née B a subi un déficit fonctionnel temporaire total entre les 13 novembre et 2 décembre 2016, de 75 % entre les 3 décembre 2016 et 11 janvier 2017, total entre les 12 et 24 janvier 2017, de 75 % entre les 25 janvier et 19 avril 2017, de 50 % entre les 20 avril et 2 juillet 2017, total les 3 et 4 juillet 2017, de 25 % entre les 5 juillet et 3 septembre 2017 et de 10 % entre les 4 septembre 2017 et 16 juillet 2018.

16. Ce préjudice sera exactement réparé, sur une base de 15 euros par jour pour un déficit fonctionnel total, à hauteur de la somme de 3 189 euros.

Quant à l'assistance par tierce personne (avant consolidation) :

17. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel nécessitant de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.

18. Il résulte de l'instruction que le besoin en assistance par tierce personne, pourvu par la famille de l'intéressée, a été de trois heures par jour durant les périodes de déficit fonctionnel temporaire de 75 %, de deux heures par jour pendant la période de déficit fonctionnel temporaire de 50 % et d'une heure par jour pendant la période de déficit fonctionnel temporaire de 25 %.

19. Il y a lieu, afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, et ainsi que le prévoit le référentiel de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 14 euros pour une aide active non spécialisée. Par suite, ce préjudice s'évalue à la somme de 9 228,80 euros.

Quant aux souffrances endurées :

20. Il résulte de l'instruction que les souffrances endurées doivent être évaluées à 4 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 7 000 euros.

Quant au préjudice esthétique temporaire :

21. Il résulte de l'instruction que ce préjudice s'établit à 3,5 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 3 000 euros.

S'agissant des préjudices permanents :

Quant aux frais de véhicule adapté :

22. Il ne résulte pas de l'instruction un lien direct et certain entre le préjudice allégué par Mme A née B à ce titre dès lors que l'expertise a seulement relevé qu'il " pourrait être intéressant pour [son] autonomie () d'envisager une voiture avec boîte automatique et éventuellement une inversion des pédales ".

23. Cette demande doit ainsi être rejetée.

Quant à l'assistance par tierce personne (après consolidation) :

24. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel nécessitant de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.

25. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de l'infection nosocomiale contractée par la requérante, elle nécessite, postérieurement à la consolidation de son état de santé, une assistance par tierce personne à raison de deux heures par mois.

26. Il y a lieu, afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, et ainsi que le prévoit le référentiel de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, fixé à 14 euros pour une aide active non spécialisée.

27. Par suite, entre la date de la consolidation de l'état de santé de Mme A née B et celle de mise à disposition du présent jugement, il y a lieu d'évaluer ce poste de préjudice à la somme de 2 260,85 euros.

28. À compter du jugement, Mme A née B, étant âgée de 54 ans, en retenant un taux de l'euro de rente viagère fixé à 32,555 par le barème de capitalisation 2022 publié par la Gazette du Palais (taux d'intérêt égal à 0 %), son préjudice s'élève à la somme de 12 518,48 euros.

Quant à la perte de gains professionnels futurs et à l'incidence professionnelle :

29. Il résulte de l'instruction que Mme A née B a été en arrêt de travail jusqu'au 4 septembre 2017 et a été reconnue travailleuse handicapée le 26 avril 2019. Elle se prévaut d'une part d'un retard à l'obtention d'une promotion au titre de la perte de gains professionnels futurs et d'autre part de la pénibilité de ses fonctions dus à l'infection nosocomiale contractée au titre de l'incidence professionnelle.

30. Il résulte d'une attestation de l'employeur de Mme A née B du 15 octobre 2020 qu'en raison de l'infection nosocomiale contractée et des absences professionnelles qui en ont procédé, l'avancement de l'intéressée a été fortement retardé. Compte tenu de la nature de cette chance professionnelle perdue qui ne revêtait pas un caractère de certitude suffisant, ce préjudice relève en l'espèce de l'incidence professionnelle et non des pertes de gains professionnels futurs.

31. Il résulte de l'instruction que Mme A née B a été promue en février 2021 avec un rappel de traitements prenant effet au mois de février 2020. Mme A née B soutient que cette promotion aurait dû intervenir compte tenu de l'évolution de sa carrière en octobre 2018.

32. Il résulte de l'instruction que l'exercice de son métier par Mme A née B qui doit se rendre régulièrement sur des chantiers de travaux publics a été rendue plus pénible en lien avec l'infection nosocomiale subie et que la qualité de travailleur handicapé lui a été reconnue.

33. Il sera fait une juste appréciation de l'incidence professionnelle subie par la requérante en l'évaluant à la somme de 3 000 euros. Toutefois, Mme A née B a déjà été remplie de ses droits à ce titre dès lors qu'elle a bénéficié d'une somme supérieure au titre d'une allocation temporaire d'invalidité perçue à compter du mois de janvier 2021. Dès lors la demande de Mme A née B doit être rejetée.

Quant au déficit fonctionnel permanent :

34. Il résulte de l'instruction et plus particulièrement de l'expertise que Mme A née B souffre d'un déficit fonctionnel permanent évalué à 9 %. Il s'ensuit que ce préjudice doit être évalué à la somme de 11 872,12 euros.

Quant au préjudice d'agrément :

35. Le préjudice d'agrément est celui qui résulte d'un trouble spécifique distinct du déficit fonctionnel permanent lié à l'impossibilité pour la victime de continuer à pratiquer certaines activités sportives et de loisirs.

36. Mme A née B qui se prévaut de l'impossibilité de courir, de faire du vélo ou pratiquer la natation ne démontre pas l'existence d'un préjudice distinct du déficit fonctionnel permanent par ailleurs déjà indemnisé. Cette demande doit ainsi être rejetée.

Quant au préjudice esthétique permanent :

37. Il résulte de l'instruction que ce préjudice s'établit à 2,5 sur une échelle de 7. Ce préjudice sera justement réparé à hauteur de la somme de 1 500 euros.

38. Il résulte de tout ce qui précède que le GHPSO doit être condamné à verser la somme de 59 560,37 euros à Mme A née B en réparation des préjudices subis.

Sur les dépens :

39. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 27 janvier 2020, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 3 500,84 euros par ordonnances nos 1903806 du 14 septembre 2020 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, à la charge définitive du GHPSO.

D É C I D E :

Article 1 er : Le GHPSO est condamné à verser à Mme A née B la somme de 59 560,37 euros en réparation des préjudices subis.

Article 2 : Les dépens, liquidés et taxés à la somme de 3 500,84 euros sont mis à la charge définitive du GHPSO.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A née B, au groupe hospitalier public du Sud de l'Oise, à la ville de Paris, à la mutuelle complémentaire de la ville de Paris, de l'assistance publique, des administrations annexes, à la société Gras Savoye et à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

M. Menet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition le 13 juin 2024.

Le rapporteur,

Signé

M. Menet

Le président,

Signé

B. Boutou La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2201705

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