jeudi 6 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2201817 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LACHAL |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance n° 2203177 du 29 avril 2022, le président du tribunal administratif de Lille a transmis au Conseil d'Etat la requête présentée par M. B A, en application de l'article R. 312-5 du code de justice administrative.
Par ordonnance n° 463605 du 31 mai 2022, enregistrée le 2 juin 2022 au greffe du tribunal administratif d'Amiens, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a attribué au tribunal administratif d'Amiens le jugement de la requête présentée par M. B A.
Par cette requête, enregistrée le 28 avril 2022 au greffe du tribunal administratif de Lille, et un mémoire complémentaire enregistré le 26 décembre 2022 au greffe du tribunal administratif d'Amiens, M. B A, représenté par Me Lachal, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 56 314,40 euros, assortie des intérêts à taux légal à compter du 31 décembre 2021 et de la capitalisation des intérêts en réparation des préjudices résultant du refus opposé à ses demandes de modification des codes de procédure figurant sur des décisions d'aide juridictionnelle ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 600 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les codes de procédure mentionnés sur 293 décisions d'aide juridictionnelles et attestations de fin de mission correspondant à autant de décisions d'aide juridictionnelle le désignant pour des contentieux de transfert vers l'Etat membre responsable de la demande d'asile, enregistrés au tribunal administratif de Lille entre 2016 et 2018, sont erronés en ce qu'ils mentionnent des codes impliquant l'attribution soit de 8 UV soit de 16 UV alors qu'en application des textes alors applicables, ces affaires relevaient de la catégorie " affaires au fond " correspondant à 20 UV selon le tableau annexé à l'article 90 du décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- le tribunal administratif a confirmé par des jugements du 22 novembre 2019 que les décisions de transfert relevaient de la catégorie XIV " affaires au fond " prévue par l'article 90 du décret du 19 décembre 1991 alors en vigueur, correspondant à 20 UV;
- ces erreurs constituent des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- les décisions du 27 juillet 2020, du 12 mai 2021 et du 10 juin 2021, prises par le président de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Lille et refusant de modifier ces codes de procédure sur les décisions d'aide juridictionnelles sont entachées d'illégalité du fait du caractère erroné de ces codes de procédure ;
- ces refus, justifiés par un motif budgétaire et par la tardiveté de la demande, sont entachés de détournement de pouvoir et d'erreurs de droit, dès lors que les demandes de modification des attestations de mission ne sont soumises à aucun délai, ces demandes n'étant que soumises au délai de prescription quadriennale ;
- les décisions du 12 mai 2021 et du 10 juin 2021 sont illégales pour vice de procédure du fait de la saisine pour avis du secrétaire général du Conseil d'Etat en dehors de toute disposition et sont entachées d'incompétence négative dès lors que leur auteur s'est cru lié par l'avis donné par le secrétaire général du Conseil d'Etat ;
- la responsabilité du service public de la justice est engagée du fait du dysfonctionnement du service public de la justice, pour faute simple, dès lors que les décisions litigieuses ne constituent pas l'exercice de la fonction juridictionnelle ;
- en toute hypothèse, l'existence d'une faute lourde est établie compte tenu de la gravité des fautes et de leur réitération ;
- les illégalités fautives et les fautes commises dans le fonctionnement du service public de la justice ont entraîné un préjudice matériel correspondant à la somme des unités de valeur non réglées dans les 293 procédures, soit un montant de 54 314,40 euros ;
- elles ont en outre entrainé un préjudice moral tiré de l'atteinte portée à l'exercice de sa mission pouvant être évalué à 2 000 euros ;
- sa requête n'est pas tardive dès lors que, d'une part, les décisions d'aide juridictionnelle n'ont pas un objet purement pécuniaire et l'avocat désigné par la décision d'aide juridictionnelle n'a pas de droit au recours contre ces décisions, et d'autre part, que la jurisprudence relative au délai raisonnable d'un an n'est pas applicable à un contentieux indemnitaire ;
- la responsabilité sans faute de l'Etat est également engagée " pour risque " du fait de sa qualité de collaborateur du service public puisqu'il a subi des dommages du fait de son intervention au titre de l'aide juridictionnelle, qui excède ses missions et ce qu'il peut normalement être attendu de sa participation au service public de la justice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 août 2022, le garde des sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient à titre principal que la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté.
Il soutient à titre subsidiaire que les moyens ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 septembre 2022, et le 11 janvier 2023, le président du tribunal administratif de Lille conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- le décret n° 2018-1280 du 27 décembre 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Galle, présidente-rapporteure,
- et les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. Clément, avocat au barreau de Lille, a été désigné au cours des années 2016 à 2018 au titre de l'aide juridictionnelle dans 293 instances enregistrées au tribunal administratif de Lille, pour autant de requérants bénéficiaires de l'aide juridictionnelle faisant chacun l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de l'examen de leurs demandes d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Le tribunal lui a délivré des attestations de fin de mission correspondant à ces affaires, appliquant pour 226 d'entre elles un coefficient de 16 unités de valeurs et un coefficient de 8 unités de valeur pour les 67 autres. Par des courriers reçus entre le 18 mars et le 29 avril 2020, M. A a saisi la présidente de la section administrative du bureau d'aide juridictionnelle (BAJ) près le tribunal administratif de Lille en vue d'obtenir la rectification des codes de procédure figurant sur les décisions d'aide juridictionnelle le désignant dans ces 293 affaires. Par une décision du 27 juillet 2020, la présidente de la section administrative du BAJ a rejeté ces demandes en raison de leur tardiveté, la demande n'ayant pas été présentée dans un délai raisonnable. Par un courrier du 8 septembre 2020, le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Lille a réitéré cette demande au nom de plusieurs avocats ayant présenté de telles demandes, dont M. A. En réponse à ce courrier, le président de la section administrative du BAJ a, par une décision du 12 mai 2021, confirmé la décision du 27 juillet 2020. Par un courrier du 31 décembre 2021, reçu le même jour, M. A a formé une demande préalable indemnitaire pour solliciter la condamnation de l'Etat à l'indemniser des préjudices nés du refus de modifier les codes procédures sur les décisions d'aide juridictionnelles susmentionnées. Cette demande a été implicitement rejetée. M. A sollicite la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 54 314,40 en réparation de son préjudice financier et de 2000 euros en réparation de son préjudice moral, résultant du refus opposé à ses demandes de modification du code de procédure figurant sur les décisions d'aide juridictionnelle précitées.
2. Aux termes de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Les décisions du bureau d'aide juridictionnelle, de la section du bureau ou de leur premier président peuvent être déférées, selon le cas, au président de la cour d'appel ou de la Cour de cassation, au président de la cour administrative d'appel, au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, au président du Tribunal des conflits, au président de la Cour nationale du droit d'asile ou au membre de la juridiction qu'ils ont délégué. Ces autorités statuent sans recours. / Les recours contre les décisions du bureau d'aide juridictionnelle peuvent être exercés par l'intéressé lui-même lorsque le bénéfice de l'aide juridictionnelle lui a été refusé, ne lui a été accordé que partiellement ou lorsque ce bénéfice lui a été retiré./ Dans tous les cas, ces recours peuvent être exercés par les autorités suivantes : / -le garde des sceaux, ministre de la justice, pour ceux qui sont intentés contre les décisions du bureau institué près le Conseil d'Etat ; -le ministère public pour ceux qui sont intentés contre les décisions des autres bureaux ; -le président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation pour ceux qui sont intentés contre les décisions des bureaux institués près ces juridictions et le bâtonnier pour ceux qui sont intentés contre les décisions des autres bureaux. ". L'article 56 du décret du 19 décembre 1991 portant application de la loi n° 91-647 relative à l'aide juridique prévoyait, dans sa rédaction applicable au litige, que : " Le délai du recours prévu au deuxième alinéa de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée est de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision à l'intéressé. / Le délai du recours ouvert par le troisième alinéa de cet article au ministère public, au garde des sceaux, ministre de la justice, au bâtonnier ou au président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation est de deux mois à compter du jour de la décision. "
3. Aux termes de l'article 104 du décret susvisé du 19 décembre 1991, dans sa rédaction applicable au litige : " Les sommes revenant aux avocats et aux avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation sont réglées sur justification de la désignation au titre de l'aide juridictionnelle et production d'une attestation de mission délivrée par le greffier en chef ou le secrétaire de la juridiction saisie. () Les difficultés auxquelles donne lieu l'application du présent article sont tranchées sans forme par le président de la juridiction ".
4. D'une part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance. Cette règle, qui a pour seul objet de borner dans le temps les conséquences de la sanction attachée au défaut de mention des voies et délais de recours, ne porte pas atteinte à la substance du droit au recours, mais tend seulement à éviter que son exercice, au-delà d'un délai raisonnable, ne mette en péril la stabilité des situations juridiques et la bonne administration de la justice, en exposant les défendeurs potentiels à des recours excessivement tardifs. Il appartient dès lors au juge administratif d'en faire application au litige dont il est saisi, quelle que soit la date des faits qui lui ont donné naissance.
5. D'autre part, l'expiration du délai permettant d'introduire un recours en annulation contre une décision expresse dont l'objet est purement pécuniaire fait obstacle à ce que soient présentées des conclusions indemnitaires ayant la même portée.
6. Il résulte de l'instruction que les demandes formées par M. A auprès de la présidente de la section administrative du BAJ tendaient à la seule rectification, sur les décisions d'aide juridictionnelle le désignant au titre de l'aide juridictionnelle dans 293 dossiers, du " code procédure " mentionné par le BAJ et impliquant, selon les cas, l'attribution de 8 ou 16 unités de valeur à l'avocat. Ces demandes, qui n'étaient ni des recours contre les décisions d'aide juridictionnelle formés en application de l'article 23 de la loi du 10 juillet 1991 cité au point 2 ni des contestations de la seule attestation de fin de mission délivrée dans ces affaires en application de l'article 104 du décret du 19 décembre 1991 cité au point 3, ont été rejetées par une décision de la présidente de la section administrative du BAJ du 27 juillet 2020 dont l'objet, eu égard à la portée des rectifications demandées par l'avocat, était purement pécuniaire. Il résulte de l'instruction que si cette décision du 27 juillet 2020 ne comportait pas la mention des voies et délais de recours, elle a toutefois été portée à la connaissance de M. A au plus tard le 8 septembre 2020, date du courrier par lequel le bâtonnier de l'ordre des avocats au barreau de Lille, a transmis, au nom de M. A et d'autres avocats, un courrier au président du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Lille mentionnant explicitement cette décision du 27 juillet 2020 adressée à M. A, qui en avait donc nécessairement eu connaissance au plus tard à la date du 8 septembre 2020.
7. M. A n'a cependant exercé aucun recours juridictionnel à l'encontre de la décision du 27 juillet 2020 rejetant ses demandes de modification des décisions d'aide juridictionnelle dans un délai raisonnable d'un an à compter de la date à laquelle il en a eu connaissance. Ainsi, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 et 5 que la décision du 27 juillet 2020, qui a un objet exclusivement pécuniaire, était devenue définitive. A cet égard, la décision du 12 mai 2021 purement confirmative de la décision du 27 juillet 2020, n'a pas eu pour effet de faire partir un nouveau délai de recours. Par suite, les conclusions indemnitaires de M. A, présentées devant le tribunal administratif de Lille le 29 avril 2022, qui sont fondées sur l'illégalité fautive de la décision du 27 juillet 2020 ayant refusé de rectifier les codes de procédure figurant sur les décisions d'aide juridictionnelle le désignant, et qui ont été présentées au-delà du délai raisonnable d'un an, ne sont pas recevables.
8. Si M. A soutient en outre que la responsabilité sans faute de l'Etat est également engagée pour risque en raison de sa qualité de collaborateur du service public, dès lors qu'il a subi un dommage lors de l'exercice de sa mission d'aide juridictionnelle, le seul dommage dont se prévaut le requérant est lié à la perception d'une rémunération inférieure à celle prévue par les dispositions de l'article 90 du décret du 19 décembre 1991 alors applicables, et trouve donc son origine, selon la requête, dans une illégalité fautive commise par le bureau d'aide juridictionnelle, et non dans l'exercice de la mission d'aide juridictionnelle. En tout état de cause, la seule qualité d'avocat désigné au titre de l'aide juridictionnelle ne permet pas au requérant de se prévaloir, pour demander l'indemnisation d'un tel préjudice, de la qualité de collaborateur occasionnel du service public. Ses conclusions présentées à ce titre ne peuvent donc qu'être rejetées.
9. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera adressée au président du tribunal administratif de Lille.
Délibéré après l'audience, à laquelle siégeaient :
Mme Galle, présidente-rapporteure,
Mme Pellerin, première conseillère,
Mme Bazin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 avril 2023.
L'assesseure la plus ancienne,
signé
C. Pellerin
La présidente-rapporteure,
signé
C. GalleLe greffier
signé
J-F Langlois
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026