mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2202529 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 juillet 2022 et 6 mai 2024, la SAS Société aéroportuaire de gestion et d'exploitation de Beauvais (SAGEB), représentée par
Mes Chatel et Romanik, demande au tribunal :
1°) la décharge des rehaussements de cotisation foncière des entreprises (CFE) et taxes annexes auxquels elle a été assujettie au titre des années 2014 à 2017 dans les rôles de la commune de Tillé (Oise) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la convention de délégation de service public pour la gestion de l'aéroport de Beauvais-Tillé conclue avec le syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) doit être regardée comme constituant un contrat d'" affermage concessif " ;
- compte tenu de la dualité de ce contrat, les biens mis à disposition par le syndicat mixte qui font l'objet d'un affermage n'avaient pas à être inscrits au bilan de la société SAGEB tandis que les biens construits dans le cadre de la partie concession du contrat devaient y figurer en application de l'article 621-8 du plan comptable général ;
- c'est donc à tort que le service a réintégré dans la base des rehaussements de CFE des années en litige la valeur locative des biens passibles de taxe foncière mis à disposition par le syndicat en la déterminant par l'application des articles 1499 et 1500 du code général des impôts ; c'est en application des articles 1498 et 1500 de ce même code que cette valeur locative devait être déterminée selon la méthode d'appréciation directe du III de l'article 1498 ;
- compte tenu des résultats du recours hiérarchique exercé à la suite d'un contrôle ultérieur, il y a lieu de retenir une valeur de 2 034 526 euros comme valeur vénale 1970 des terrains, constructions et agencements appartenant au SMABT pour l'application de la méthode par voie d'appréciation directe du III de l'article 1498 ;
- dans le cas où le tribunal ne retiendrait pas cette méthode, mais la méthode comptable de l'article 1499 du code général des impôts, selon les mêmes résultats du recours hiérarchique, il y aura lieu de retenir un prix de revient des biens passibles de la taxe foncière de
5 325 689 euros auquel sera appliqué le plancher de 80 % prévu par l'article 1518 B du même code.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2022, l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction des vérifications nationales et internationales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la SAS SAGEB ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boutou, président-rapporteur,
- et les conclusions de M. Menet, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par contrat de délégation de service public du 19 mars 2008, le groupement constitué par la chambre de commerce et d'industrie de l'Oise et la société Véolia Transport, devenu la SAS " société aéroportuaire de gestion et d'exploitation de Beauvais " (SAGEB) s'est vu confier, par le syndicat mixte de l'aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT) qui en est le propriétaire, la gestion et l'exploitation de cet aéroport. La SAS SAGEB n'a valorisé à son bilan que les biens qu'elle a apportés ou construits en exécution de ce contrat, à l'exclusion des biens de retour appartenant au SMABT et que ce dernier lui a confiés dans le cadre de cette délégation. A la suite du contrôle effectué par les services fiscaux, ces biens de retour ont été réintégrés dans les biens passibles de la taxe foncière dont la valeur locative est prise en compte pour déterminer la base d'imposition à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et ont été évalués selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts, applicable aux établissements industriels. La SAS SAGEB, qui considère que ces biens de retour font l'objet d'un affermage et n'avaient pas à être inscrits à son bilan, demande que ces biens soient évalués selon la méthode par comparaison prévue à l'article 1498 du code général des impôts. Elle doit, par suite, être regardée comme demandant la réduction des suppléments de CFE et taxes annexes auxquels elle a été assujettie au titre des années 2014, 2015, 2016 et 2017.
Sur la base imposable à la CFE des années en litige :
2. Aux termes de l'article 1467 du code général des impôts dans ses dispositions applicables aux années en litige : " La cotisation foncière des entreprises a pour base la valeur locative des biens passibles d'une taxe foncière situés en France, à l'exclusion des biens exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties en vertu des 11°, 12° et 13° de l'article 1382, dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478, à l'exception de ceux qui ont été détruits ou cédés au cours de la même période () ". Aux termes de l'article 1467 A du même code : " Sous réserve des II, III IV et VI de l'article 1478, la période de référence retenue pour déterminer les bases de cotisation foncière des entreprises est l'avant-dernière année précédant celle de l'imposition ou le dernier exercice de douze mois clos au cours de cette même année lorsque cet exercice ne coïncide pas avec l'année civile ". Aux termes de l'article 1498 du même code en vigueur au cours des années 2014 à 2016 : " La valeur locative de tous les biens autres que les locaux visés au I de l'article 1496 et que les établissements industriels visés à l'article 1499 est déterminée au moyen de l'une des méthodes indiquées ci-après : 1° Pour les biens donnés en location à des conditions de prix normales, la valeur locative est celle qui ressort de cette location ; 2° a. Pour les biens loués à des conditions de prix anormales ou occupés par leur propriétaire, occupés par un tiers à un autre titre que la location, vacants ou concédés à titre gratuit, la valeur locative est déterminée par comparaison. Les termes de comparaison sont choisis dans la commune. A peuvent être choisis hors de la commune pour procéder à l'évaluation des immeubles d'un caractère particulier ou exceptionnel ; b. La valeur locative des termes de comparaison est arrêtée : Soit en partant du bail en cours à la date de référence de la révision lorsque l'immeuble type était loué normalement à cette date, Soit, dans le cas contraire, par comparaison avec des immeubles similaires situés dans la commune ou dans une localité présentant, du point de vue économique, une situation analogue à celle de la commune en cause et qui faisaient l'objet à cette date de locations consenties à des conditions de prix normales ; 3° A défaut de ces bases, la valeur locative est déterminée par voie d'appréciation directe ". Aux termes de l'article 34 de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 modifiée dans sa version applicable au 1er janvier 2017 pour la détermination de la valeur locative des biens passibles de la taxe foncière : " I.-Les conditions de la révision des valeurs locatives des propriétés bâties mentionnées à l'article 1498 du code général des impôts , de celles affectées à une activité professionnelle non commerciale au sens de l'article 92 du même code et de celles affectées à un usage professionnel spécialement aménagées pour l'exercice d'une activité particulière mentionnées à l'article 1497 dudit code retenues pour l'assiette des impositions directes locales et de leurs taxes additionnelles sont fixées par le présent article./ La valeur locative des propriétés bâties mentionnées au premier alinéa est déterminée à la date de référence du 1er janvier 2013./ Modalités d'évaluation des locaux professionnels II.-La valeur locative de chaque propriété bâtie ou fraction de propriété bâtie mentionnée au I est déterminée en fonction de l'état du marché locatif ou, à défaut, par référence aux autres critères prévus par le présent article. Elle tient compte de la nature, de la destination, de l'utilisation, des caractéristiques physiques, de la situation et de la consistance de la propriété ou fraction de propriété considérée./ Les propriétés mentionnées au I sont classées dans des sous-groupes, définis en fonction de leur nature et de leur destination. A l'intérieur d'un sous-groupe, les propriétés sont, le cas échéant, classées par catégories, en fonction de leur utilisation et de leurs caractéristiques physiques. Les sous-groupes et catégories de locaux sont déterminés par décret en Conseil d'Etat. III.-La valeur locative des propriétés bâties mentionnées au I est obtenue par application d'un tarif par mètre carré déterminé conformément au B du IV à la surface pondérée du local définie au V ou, à défaut de tarif, par la voie d'appréciation directe mentionnée au VI./ () VI.-Lorsque le IV n'est pas applicable, la valeur locative est déterminée par voie d'appréciation directe en appliquant un taux de 8 % à la valeur vénale de la propriété ou fraction de propriété au sens du I, telle qu'elle serait constatée à la date de référence définie au B du IV si cette propriété ou fraction de propriété était libre de toute location ou occupation. A défaut, la valeur vénale de la propriété ou fraction de propriété au sens du I est déterminée en ajoutant à la valeur vénale du terrain, estimée à la date de référence par comparaison avec celle qui ressort de transactions relatives à des terrains à bâtir situés dans une zone comparable, la valeur de reconstruction à la date de référence de la propriété. La valeur locative mentionnée au premier alinéa du présent VI est réduite de moitié pour tenir compte de l'impact de l'affectation de la propriété ou fraction de propriété au sens du I, partielle ou totale, à un service public ou d'utilité générale. () XVI.-A.-Les résultats de la révision des valeurs locatives des locaux mentionnée au I sont pris en compte à compter :1° De l'établissement des bases au titre de 2017, dans les conditions prévues aux B et C ()". Aux termes de l'article 1499 du même code alors en vigueur : " La valeur locative des immobilisations industrielles passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties est déterminée en appliquant au prix de revient de leurs différents éléments, revalorisé à l'aide des coefficients qui avaient été prévus pour la révision des bilans, des taux d'intérêt () ". Aux termes de l'article 1500 du même code, applicable au cours des années 2014 à 2016 : " Les bâtiments et terrains industriels sont évalués : 1° selon les règles fixées à l'article 1499 lorsqu'ils figurent à l'actif du bilan de leur propriétaire ou de leur exploitant, et que celui-ci est soumis aux obligations définies à l'article 53 A ; 2° selon les règles fixées à l'article 1498 lorsque les conditions prévues au 1° ne sont pas satisfaites ". Aux termes de l'article 1500 du même code applicable en 2017 : " Les bâtiments et terrains industriels sont évalués : 1° selon les règles fixées à l'article 1499 lorsqu'ils figurent à l'actif du bilan de leur propriétaire ou de leur exploitant, et que celui-ci est soumis aux obligations définies à l'article 53 A ; 2° Selon les règles prévues à l'article 1499, lorsqu'ils figurent à l'actif du bilan d'une entreprise qui a pour principale activité la location de ces biens industriels ; 3° Selon les règles fixées à l'article 1498, lorsque les conditions prévues aux 1° et 2° du présent article ne sont pas satisfaites ". Enfin, l'article 621-8 du plan comptable général applicable aux années en litige prévoit que : " Les biens mis dans la concession par le concédant ou par le concessionnaire sont inscrits à l'actif du bilan de l'entité concessionnaire. L'inscription à l'actif du bilan du concessionnaire de la valeur des biens mis gratuitement dans la concession par le concédant comporte une contrepartie au passif du bilan, classée dans les autres fonds propre ".
3. Il résulte de ces dispositions que le délégataire de service public titulaire d'un contrat de concession doit inscrire à son bilan non seulement les biens propres qu'il apporte et les biens de reprise qu'il construira au cours du contrat, mais également les biens de retour qui lui sont confiés par le concédant pour la gestion et l'exploitation du service qui lui sont confiées. Ces biens, qui relèvent, s'agissant d'un aéroport, d'un établissement industriel, doivent être évalués selon la méthode prévue à l'article 1499 du code général des impôts, dite méthode comptable, lorsque, comme en l'espèce, le concessionnaire est une personne soumise aux obligations prévues par l'article 53A du code général des impôts.
4. La SAS SAGEB soutient que son contrat présente un caractère dual et constitue un " affermage concessif ". Elle en déduit que si les biens de reprise et ses biens propres, qui sont exploités sous forme de concession, doivent en effet être évalués selon la méthode comptable, les biens de retour mis à disposition par le SMABT doivent être regardés comme faisant l'objet d'un contrat d'affermage, ne doivent pas être inscrits à son bilan et doivent, par conséquent, être évalués selon la méthode prévue par le 3° de l'article 1498 du code général des impôts, en application de l'article 1500 de ce code.
5. Le contrat de concession se définit comme celui qui charge un particulier ou une société d'exécuter un ouvrage public ou d'assurer un service public, à ses frais, et que l'on rémunère en lui confiant l'exploitation de l'ouvrage public ou l'extension du service public avec le droit de percevoir des redevances sur les usagers de l'ouvrage ou sur ceux qui bénéficient du service public. Il porte non seulement sur la gestion du service public mais également sur la réalisation des travaux de premier établissement ou d'extension des ouvrages nécessaires à la gestion du service public. En revanche, le contrat d'affermage est celui par lequel une personne publique confie à un tiers la gestion d'un service public à ses risques et périls en mettant à sa disposition, contre le versement d'une redevance, les ouvrages nécessaires au service. Il en découle que le fermier ne fait que gérer le service et n'a pas, en principe, de travaux publics à réaliser. Il peut cependant être mis à sa charge des travaux d'entretien ou d'extension du réseau sans dénaturation du contrat.
6. En l'espèce, il résulte des termes du contrat de délégation de service public conclu entre la SAS SAGEB et le SMABT, qu'il ne présente aucun caractère " dual " ainsi que le soutient la société requérante. A nul endroit, le terme d'affermage n'apparaît et les parties ne font aucune distinction entre les modalités de gestion et d'exploitation des biens de retour, des biens propres ou des biens de reprise. Au contraire, seul le terme de " concessionnaire " est utilisé pour désigner la SAS SAGEB, lorsqu'il n'est pas recouru à celui de délégataire. Surtout, le montant des immobilisations mises à disposition par le SMABT est valorisé à environ 30 millions d'euros alors qu'après actualisation, le concessionnaire est tenu d'exécuter un programme pluriannuel de travaux dépassant 70 millions d'euros, qui comprennent en particulier la construction d'une nouvelle aérogare et d'un système de sécurité aérienne sur les pistes dit A de catégorie 3 qui ne peuvent certainement pas être qualifiés de travaux accessoires d'entretien ou de réhabilitation compte tenu de leur ampleur. Si ces travaux ne sont pas des travaux de premier établissement, ils constituent néanmoins des travaux d'extension de l'ouvrage public dont la réalisation est l'un des objets déterminants du contrat. Il en résulte que la délégation de service public en litige a les caractéristiques exclusives d'un contrat de concession.
7. Il résulte de ce qui vient d'être dit que la SAS SAGEB devait inscrire à son bilan la valeur des biens de retour qui lui ont été confiés par le SMABT et que c'est à bon droit que le service a évalué ces biens selon la méthode d'évaluation comptable prévue par l'article 1499 du code général des impôts, comme il a été dit au point 3.
Sur l'évaluation de la valeur locative des biens passibles de taxe foncière :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la globalité des biens inscrits au bilan de la SAS SAGEB et passibles de la taxe foncière devait être évaluée selon la méthode comptable de l'article 1499 du code général des impôts. Le moyen tiré de l'application du 3° de l'article 1498 est inopérant et doit être écarté.
9. En second lieu, la SAS SAGEB se prévaut des termes d'un courrier du 30 juin 2023 rédigé par l'inspecteur principal des finances publiques ayant examiné son recours hiérarchique, qui concerne les conséquences d'un contrôle en matière de CFE sur les années d'imposition 2019 à 2021. Elle n'indique toutefois pas sur quelle base légale elle entend opposer à l'administration cette prise de position qui est postérieure à celle des années en litige. En tout état de cause, au vu des éléments produits, les écritures de la société requérante ne permettent pas de déterminer ce que seraient les conséquences de cette prise de position sur la consistance des biens passibles de taxe foncière en ce qui concerne la détermination des bases imposables au cours des années en litige.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SAS SAGEB demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SAS SAGEB est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS Société aéroportuaire de gestion et d'exploitation de Beauvais et à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction des vérifications nationales et internationales.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2024 , à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
Mme Sako, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
B. Boutou
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
A-L. PierreLa greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026