LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2202982

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2202982

jeudi 27 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2202982
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantDENS NATHALIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 septembre 2022 et 27 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Dens, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de condamner le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie à lui verser la somme globale de 584 366,47 euros en réparation de ses préjudices ;

2°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie a commis des fautes dans l'établissement du diagnostic du cancer dont il était atteint en ne procédant pas à une relecture des lames de la biopsie initiale par le groupe RYTHMIC et, le cas échéant, à une nouvelle biopsie, ce qui a conduit à diagnostiquer à tort un thymome de type B2 au lieu d'un lymphome de Hodgkin ;

- l'absence d'examen extemporané durant l'intervention pratiquée le 18 août 2017, contrairement aux bonnes pratiques, n'a pas permis de limiter éventuellement l'ampleur de l'exérèse pratiquée au niveau du poumon gauche ;

- ces fautes dans sa prise en charge l'ont exposé à des traitements invasifs inutiles dont il conserve des séquelles, du fait, notamment, de l'ablation du poumon gauche qui a été pratiquée à tort et dans les suites de laquelle la nature exacte du cancer dont il était atteint a pu être établie et les traitements prodigués corrigés ;

- il n'a jamais été informé des conséquences attendues de l'intervention du 18 août 2017 et n'a ainsi pu donner un consentement éclairé ;

- il a subi des pertes de gains professionnels avant consolidation de son état de santé, liées au non versement ou au versement moindre de la prime de vacances, de la prime de chauffage, du 13ème mois, de l'intéressement, de la participation et de la prime pour travail en équipe d'un montant de 8 655,97 euros ;

- il subit des pertes de gains professionnels après consolidation de son état de santé, liées à l'absence de promotion au coefficient 240 de la grille salariale applicable dans son entreprise dans le cadre d'une évolution de poste attendue, qui concerne tant le salaire qui aurait été perçu que le montant de la prime d'ancienneté à laquelle il aurait été éligible, au non versement ou au versement moindre de la prime de vacances, de la prime de chauffage, du 13ème mois, de l'intéressement, de la participation et de la prime pour travail en équipe d'un montant total de 194 368 euros ;

- l'incidence professionnelle de son dommage peut être évaluée à la somme de

30 000 euros ;

- il a subi un déficit fonctionnel temporaire total lors de ses hospitalisations et de 75 % en dehors de celles-ci qui peut être évalué à la somme de 11 342,50 euros ;

-il a enduré des souffrances dont l'indemnisation peut être évaluée à la somme de 30 000 euros ;

- il subit un déficit fonctionnel permanent de 60 % en lien avec le dommage dont l'indemnisation peut être évaluée à la somme de 270 000 euros ;

- il subit un préjudice esthétique permanent qui peut être évalué à la somme de

10 000 euros ;

- il subit un préjudice d'agrément qui peut être évalué à la somme de 20 000 euros ;

- il a subi un préjudice d'impréparation qui peut être évalué à la somme de 10 000 euros.

Par un mémoire, enregistré le 29 novembre 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise demande au tribunal de condamner le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie à lui verser la somme de 80 980,33 euros en remboursement de ses débours, assortie des intérêts légaux à compter de sa demande et de leur capitalisation et de mettre à la charge de l'établissement, outre l'indemnité forfaitaire de gestion prévue à l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 juillet et 15 novembre 2023, le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie, représenté par la SCP Lebègue-Derbise, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'il n'a commis aucune faute au regard des données acquises de la science au moment de l'établissement du diagnostic de M. A et que celui-ci aurait, en tout état de cause, connu des séquelles engendrant un déficit fonctionnel permanent de 10 %.

Les requérants ont été invités, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des éléments ou des pièces en vue de compléter l'instruction.

Les requérants ont produit des pièces, enregistrées les 15, 22 et 28 mai 2024 et communiquées au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.

Par ordonnance du 16 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 décembre 2023.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- l'ordonnance du 24 juin 2022, par laquelle le président du tribunal a taxé les frais de l'expertise réalisée par le Dr C.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pierre,

- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,

- et les observations de Me Ricard, représentant le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite de la détection d'une opacité latéro-médiastinale gauche, M. A a été orienté vers le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie au sein duquel a été pratiquée une biopsie le 17 juin 2016 qui a conduit au diagnostic d'un thymome de type B2 à la suite d'une réunion de concertation pluridisciplinaire du réseau RYTHMIC, spécialisé dans les tumeurs thymiques. Ce diagnostic a conduit à soumettre M. A à plusieurs cures de chimiothérapie puis à une exérèse totale de la tumeur pratiquée le 18 août 2017 conduisant à l'ablation totale du poumon gauche. A la suite de l'examen anatomopathologique de la pièce d'exérèse, une erreur dans le diagnostic initial a été établie et un nouveau diagnostic de lymphome de Hodgkin a été posé conduisant à un changement de thérapeutique. Une rémission complète a été constatée le 9 octobre 2018. Une expertise judiciaire a été ordonnée par le juge des référés et le rapport d'expertise a été déposé le 12 avril 2022. Estimant que sa prise en charge n'a pas été conforme, M. A demande l'indemnisation des conséquences dommageables des traitements inutiles subis avant établissement du diagnostic du lymphome de Hodgkin dont il était atteint.

Sur la responsabilité :

En ce qui concerne l'établissement du diagnostic initial :

2. Aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".

3. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise judiciaire et du compte-rendu anatomopathologique rédigé dans les suites de la biopsie initiale pratiquée le 17 juin 2016 au sein du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie que le caractère fragmenté des échantillons prélevés, dont il n'est pas dit qu'il résulterait d'une quelconque faute dans l'exécution du geste opératoire, limitait l'interprétation qui pouvait être faite. Le médecin anatomopathologiste indiquait alors qu'il était conduit à retenir un " profil immunohistochimique compatible avec un thymome de type B2 " et " l'absence d'argument pour un lymphome dans la limite du matériel produit ". Le diagnostic d'un thymome de type B2 a été retenu lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire du réseau RYTHMIC du 2 août 2016 qui notait le profil atypique de la tumeur et évoquait, avant de l'écarter, la possibilité de réaliser une nouvelle biopsie. Ce diagnostic s'est révélé inexact à la suite de l'examen anatomopathologique de la tumeur, conduit dans les suites de son exérèse le 18 août 2017, M. A étant en réalité atteint d'un lymphome de Hodgkin.

4. L'expert judiciaire, qui a eu recours à un sapiteur anatomopathologique, a estimé que l'absence de relecture des lames de la biopsie lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire du réseau RYTHMIC du 2 août 2016 constituait un manquement aux recommandations en vigueur de l'Institut national du cancer.

5. A cet égard, si le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie fait valoir, à juste titre, que la recommandation de relecture systématique des lames de biopsie en réunion de concertation pluridisciplinaire ne figurait pas dans le référentiel RYTHMIC avant 2020, il résulte toutefois de l'instruction et notamment de l'article de doctrine médicale du 4 septembre 2016 produit par le requérant, que, sans être recommandée de manière systématique, comme ce sera le cas à partir de l'année 2020, la double relecture anatomopathologique était recommandée au sein du réseau RYTHMIC en cas de diagnostic difficile d'un thymome compte-tenu d'un risque de discordance évalué à 40 % conduisant à un sous-traitement ou un sur-traitement dans 7 % des cas.

6. Ainsi, compte-tenu des limites des résultats de la biopsie initiale, mises en exergue par le compte-rendu anatomopathologique précité, dont les membres de la réunion de concertation pluridisciplinaire du réseau RYTHMIC étaient conscients puisqu'ils ont discuté d'une éventuelle nouvelle biopsie, l'absence de relecture des lames constitue un manquement aux recommandations communément admises en l'état des connaissances de la science à la date du 2 août 2016, qui engage la responsabilité du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie.

7. Par ailleurs, il résulte du rapport d'expertise que l'incertitude entourant le type de cancer dont était atteint M. A aurait dû conduire à procéder à une nouvelle biopsie. Ce constat, alors d'ailleurs qu'ainsi qu'il a été dit cette éventualité a été discutée par la réunion de concertation pluridisciplinaire du réseau RYTHMIC, n'est pas sérieusement contredit par le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie au seul motif que l'acte chirurgical en permettant la réalisation comporte, de manière générale, des risques hémorragiques et d'ensemencement.

En ce qui concerne l'absence d'examen extemporané :

8. Il résulte du rapport d'expertise judiciaire qu'un examen extemporané aurait dû être pratiqué lors de l'exérèse chirurgicale de la tumeur menée le 18 août 2017 dès lors que cet examen aurait pu permettre de limiter l'étendue de l'exérèse pratiquée alors qu'en l'absence d'erreur de diagnostic, l'indication opératoire n'aurait, en tout état de cause, pas été posée. Si le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie fait valoir qu'un tel examen conduit à des résultats parfois incertains, il ne remet pas en cause ce faisant la pertinence d'y recourir en l'espèce, afin de permettre de mieux évaluer l'importance de l'exérèse à pratiquer.

En ce qui concerne le défaut d'information :

9. Aux termes du I de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique : " Toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu'ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus. ( ) ".

10. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise judiciaire que M. A n'a pas été informé des conséquences du geste d'exérèse pratiqué le 18 août 2017 et particulièrement de l'impact de l'ablation du poumon gauche qui a été réalisée. Alors que l'obligation d'information porte notamment sur les conséquences attendues des actes pratiqués, M. A est fondé à se prévaloir d'une faute du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie.

Sur le lien de causalité :

11. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise judiciaire que les fautes commises par le centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie telles que retenues aux points 6, 7 et 8 ont conduit à ce qu'un diagnostic erroné de thymome de type B2 soit posé. Il en a résulté un choix thérapeutique constitué de plusieurs cures de chimiothérapie non adapté au type de cancer de l'intéressé et un geste d'exérèse de la tumeur, devant l'échec de la thérapeutique médicamenteuse, comportant une ablation totale du poumon gauche qui n'était pas nécessaire.

12. Toutefois, alors qu'il n'est pas établi qu'en procédant à la relecture des lames de la biopsie et à une nouvelle biopsie, l'erreur initiale de diagnostic aurait nécessairement été corrigée, l'expert judiciaire précisant uniquement que les diligences supplémentaires requises auraient " pu permettre " une rectification de cette erreur, M. A est uniquement fondé à se prévaloir de la chance perdue par lui d'éviter les traitements inutiles qui lui ont été prodigués entre le 2 août 2016, date à laquelle le diagnostic erroné a été posé et le 17 août 2017, date à laquelle cette erreur a été corrigée et la thérapeutique adéquate mise en œuvre. De même, si les experts ont estimé qu'un examen extemporané de la tumeur aurait pu permettre de limiter le geste d'exérèse et d'éviter l'ablation du poumon gauche, il n'est pas acquis qu'un tel examen aurait pu, compte-tenu de ses limites, permettre de corriger per-opératoire le diagnostic initial erroné et d'interrompre l'exérèse.

13. En revanche, alors que le lymphome dont était atteint M. A a été guéri sans séquelles, il n'en a résulté aucune perte de chance à ce titre.

14. En l'absence de tout élément médico-légal sur ce point, l'expertise judiciaire ne s'étant pas prononcée, il y a lieu d'ordonner avant dire droit une expertise afin de déterminer le taux de perte de chance de corriger l'erreur de diagnostic initial et/ou de limiter le geste d'exérèse pratiqué le 17 août 2017, associée aux fautes retenues aux points 6, 7 et 8. En outre, l'expertise judiciaire ne s'étant pas prononcée sur ce point, il y a lieu de compléter cette mesure par l'évaluation du déficit fonctionnel temporaire partiel subi par M. A à raison des traitements erronés prodigués.

D É C I D E :

Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les conclusions indemnitaires de M. A, procédé à une expertise médicale en présence de M. A, du centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie et de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.

Article 2 : L'expert sera désigné par la présidente du tribunal. Il prendra connaissance des motifs du présent jugement et accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il prêtera serment par écrit devant la greffière en chef du tribunal. L'expert déposera son rapport au greffe du tribunal et en notifiera copie aux parties dans le délai fixé par la présidente du tribunal dans sa décision le désignant.

Article 3 : L'expert aura pour mission de :

1°) prendre connaissance de l'ensemble des dossiers médicaux, chirurgicaux et hospitaliers de M. A, et de tous autres documents utiles ; procéder, s'il le juge utile, à l'examen de

M. A ;

2°) de déterminer la perte de chance d'éviter l'erreur de diagnostic dont a été victime M. A résultant de l'absence de relecture des lames de la biopsie du 17 juin 2016 et de l'absence de réalisation d'une nouvelle biopsie ainsi que la perte de chance de limiter l'ampleur du geste d'exérèse pratiqué le 17 août 2017 du fait de l'absence d'examen extemporané de la tumeur.

3°) de déterminer le taux de déficit fonctionnel temporaire partiel dont M. A a été atteint en lien avec le diagnostic erroné de thymome de type B2 posé le 2 août 2016 et les thérapeutiques inadéquates mises en œuvre, notamment le geste chirurgical d'exérèse de la tumeur accompli le 17 août 2017 ;

4°) de manière générale, fournir au tribunal tous éléments susceptibles de lui permettre de statuer sur le recours en responsabilité.

Article 4 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise et au centre hospitalier universitaire Amiens-Picardie.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

M. Menet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juin 2024.

La rapporteure,

Signé

A-L Pierre

Le président,

Signé

B. Boutou

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et de la prévention en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions