jeudi 24 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203014 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une ordonnance du 16 septembre 2022, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la présidente de la 4ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif d'Amiens, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête n° 2203014, enregistrée le 8 février 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle l'Agence de services et de paiement a rejeté sa demande d'aide financière de prime à la conversion de la Métropole du Grand Paris.
Il soutient qu'il remplit les conditions de versement de l'aide en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, l'Agence de services et de paiement conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une ordonnance du 16 septembre 2022, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la présidente de la 4ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif d'Amiens en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête n°2203035, enregistrée le 23 mars 2022 au greffe du tribunal administratif de Paris, M. B A, demande au tribunal d'annuler la décision du 13 décembre 2021 par laquelle l'Agence de services et de paiement (ASP) a rejeté sa demande d'aide financière de prime à la conversion de la Métropole du Grand Paris, ensemble la décision rejetant son recours gracieux.
Il soutient que :
- l'achat de sa voiture était conditionné à l'obtention de la prime à la conversion et de l'aide " Métropole Roule Propre ", aide sans laquelle il n'aurait pas initié son projet ;
- le non versement de l'aide sollicitée le place dans une situation critique pour rembourser son emprunt ;
- sa simulation d'éligibilité était erronée ou lacunaire à la date du 17 juillet 2020 ;
- sa demande respecte à la fois la lettre et l'esprit de la démarche écologique engagée par le Grand Paris.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, l'Agence de services et de paiement conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'énergie ;
- le règlement d'attribution de la subvention de la métropole du Grand Paris pour l'acquisition d'un véhicule propre " Métropole Roule Propre " entré en vigueur à compter du 11 octobre 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, conseiller,
- les conclusions de M. Liénard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a sollicité le bénéfice de la prime à la conversion de la Métropole du Grand Paris. Par une décision 13 décembre 2021, l'Agence de services et de paiement (ASP) a rejeté sa demande. L'intéressé a formé un recours gracieux contre cette décision le 28 janvier 2022, qui a été explicitement rejeté par un courrier électronique du 17 février 2022. M. A demande au tribunal d'annuler ces décisions.
2. Aux termes de l'article 2 du règlement d'attribution de la métropole du Grand Paris, dans sa version applicable au litige : " Sont éligibles à une subvention dont les conditions sont présentées ci-après : Le bénéficiaire est propriétaire d'une voiture particulière ou d'une camionnette à détruire en remplacement d'un véhicule propre : a) La destruction d'une voiture particulière ou d'une camionnette, détenue depuis au moins un an par le bénéficiaire et ayant fait l'objet d'une première immatriculation : () ii. Pour un véhicule thermique essence, avant le 1er janvier 1997 dans tous les autres cas (). Pour être éligibles, les demandes d'aides doivent être formulées à compter du 1er juillet 2019 et au plus tard dans les six mois suivant la date de facturation du véhicule () ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a acquis une voiture électrique de la marque Renault Zoé le 17 juillet 2020 et qu'il a déposé une première demande de prime à la conversion le 10 novembre 2020, dont le bénéfice lui a été refusé par une décision du 22 juin 2021. L'intéressé a alors sollicité le 6 octobre 2021 l'octroi de la prime à la conversion de la Métropole du Grand Paris, prévue par les dispositions précitées du règlement intérieur de la Métropole du Grand Paris. Toutefois, l'ASP a refusé de faire droit à sa demande au motif que l'immatriculation de la voiture à détruire n'était pas antérieure au 1er janvier 1997. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'ASP a pu à bon droit lui opposer ces dispositions, entrées en vigueur à compter du 11 octobre 2019, qui s'appliquaient à sa demande, effectuée dans le délai de six mois suivant la facturation du véhicule électrique. Or il est constant que le véhicule thermique essence à détruire, de la marque Citroën Berlingo, était immatriculé en date du 26 juin 2000, de sorte que la condition prévue par les dispositions de l'article 2 du règlement intérieur susmentionné n'était pas satisfaite.
4. Il résulte de ce qui précède que les requêtes de M. A doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2203014 et n° 2203035 de M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Agence de services et de paiement.
Délibéré après l'audience du 10 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lebdiri, président,
M. Richard, premier conseiller,
M. Fumagalli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 octobre 2024.
Le président,
signé
S. Lebdiri
Le rapporteur,
signé
E. Fumagalli La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2203014 - 2203035
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