jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203017 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | JU2 |
| Avocat requérant | SELAS ERNST & YOUNG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2022, la SCI Axciss Asset Management, représentée par Me Durieux et Thiébaut, demande au tribunal :
1°) de prononcer l'annulation de la décision de rejet partiel de sa réclamation préalable ;
2°) de prononcer la réduction de la taxe foncière résiduelle sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020 à raison de l'ensemble immobilier dont elle est propriétaire au 18, rue du Stade à Beautor (Aisne) ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SCI Axciss Asset Management soutient que, s'agissant d'un site ayant perdu sa vocation industrielle avant le 1er janvier 2019, c'est à tort que l'administration a fait application des dispositions de l'article 1518 A sexies II du code général des impôts.
Par mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Somme conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier et notamment le mémoire complémentaire de la SCI Axciss Asset Management enregistré le 23 avril 2024 et non communiqué.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Truy a été entendu au cours de l'audience publique ainsi que les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, la SCI Axciss Asset Management, sollicite la réduction de la taxe foncière résiduelle sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2020, dans les rôles de la commune de Beautor à raison de l'ensemble immobilier situé 18, rue du Stade.
2. En premier lieu, les décisions par lesquelles l'administration statue sur la réclamation du contribuable qui entend contester les impositions auxquelles il a été assujetti, ne constituent pas des actes détachables de la procédure d'imposition. Elles ne peuvent, en conséquence, être déférées à la juridiction administrative par la voie du recours pour excès de pouvoir. Si la SCI Axciss Asset Management, devait être regardée comme demandant l'annulation de la décision par laquelle l'administration fiscale a partiellement rejeté sa réclamation préalable, des conclusions de l'espèce sont dès lors irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. En outre, les irrégularités éventuelles des décisions de rejet des réclamations sont sans influence sur la régularité de la procédure d'imposition et le bien-fondé des impositions émises.
3. En deuxième lieu aux termes de l'article 1518 A sexies du code général des impôts : " I.-En cas de changement de méthode de détermination de la valeur locative d'un bâtiment ou terrain industriel en application des articles 1499-00 A ou 1500, la variation de la valeur locative qui en résulte fait l'objet d'une réduction dans les conditions prévues au II du présent article. (). / II.-A.-La réduction prévue au I s'applique lorsque la variation de valeur locative excède 30 % de la valeur locative calculée avant la prise en compte du changement prévu au même I et, le cas échéant, après l'application de l'avant-dernier alinéa de l'article 1467 et de l'article 1518 A quinquies. / La réduction est égale à 85 % du montant de la variation de valeur locative la première année où le changement est pris en compte, à 70 % la deuxième année, à 55 % la troisième année, à 40 % la quatrième année, à 25 % la cinquième année et à 10 % la sixième année () ".
4. Il résulte de l'instruction que la SCI Axciss Asset Management a acquis, le
26 avril 2019, de la société NMLK Coating un site industriel ayant vocation à être démantelé sous réserve qu'elle en supporte les frais de dépollution. Les constations faites sur place et la valeur d'actif des installations ont conduit l'administration à corriger, au stade de l'instruction, la méthode d'évaluation de la valeur locative du site et retenir la méthode dédiée aux locaux professionnels selon des méthodes non contredites mais plafonner la réduction accordée par application des dispositions de l'article 1518 A sexies du code général des impôts. En vertu des dispositions du B du III de l'article 156 de la loi n° 2018-1317 du 28 novembre 2018, l'article 1518 A sexies est applicable aux changements constatés à compter du 1er janvier 2019. Par suite, dès lors que les changements ont été constatés postérieurement à cette date, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que l'administration ait fait application du dispositif prévu par l'article 1518 A sexies du code général des impôts.
5. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de la SCI Axciss Asset Management en réduction de l'imposition résiduelle contestée ne peuvent qu'être rejetée ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de la SCI Axciss Asset Management est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Axciss Asset Management et à la directrice départementale des finances publiques de la Somme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
G. Truy La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026