jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2203590 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TAMBURINI-BONNEFOY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 novembre 2022 et 3 mars 2023,
Mme B F, M. A F agissant tant en son nom personnel qu'en sa qualité de représentant légal de sa fille mineure E F, M. D F et
M. C F, représentés par Me Uzel, demandent au tribunal :
1°) de condamner solidairement le centre hospitalier de Saint-Quentin et la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux à leur payer la somme de 301 788,93 euros ainsi que les intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2022 et la capitalisation de ces intérêts à compter du 16 juin 2023, en réparation du préjudice qu'ils estiment avoir subi en raison de la prise en charge de Bernard F par cet établissement de santé';
2°) de mettre à la charge solidaire du centre hospitalier de Saint-Quentin et de la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux la somme de 1500 euros à verser à chaque requérant en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dépens ;
3°) de dire commun à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne, le jugement à intervenir.
Ils soutiennent que :
- la responsabilité du centre hospitalier de Saint-Quentin est engagée à raison de la prise en charge fautive de Bernard F dans cet établissement public de santé';
- le centre hospitalier de Saint-Quentin devra être condamné à réparer les préjudices de Bernard F à hauteur de 25 000 euros en réparation des souffrances endurées et 10 000 euros en réparation du préjudice d'angoisse de mort imminente ;
- le centre hospitalier de Saint-Quentin devra être condamné à réparer les préjudices de Mme B F à hauteur de 59 530,40 euros en réparation du préjudice économique, 149 258,53 euros en réparation des frais divers, 5000 euros en réparation du préjudice d'accompagnement et 25 000 euros en réparation du préjudice d'affection ;
- le centre hospitalier de Saint-Quentin devra être condamné à réparer les préjudices de MM. A et D F à hauteur de 8 500 euros chacun en réparation du préjudice d'accompagnement, 15 000 euros chacun en réparation du préjudice d'affection ;
- le centre hospitalier de Saint-Quentin devra être condamné à réparer les préjudices de M. C F et E F à hauteur de 8 000 euros chacun en réparation du préjudice d'affection.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 février 2023, le centre hospitalier de Saint-Quentin et la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux, représentés par Me Tamburini-Bonnefoy, demandent au tribunal :
1°) de mettre hors de cause la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux ;
2°) de réduire les demandes indemnitaires.
La requête a été transmise à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique';
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Menet, premier conseiller,
- les conclusions de M. Beaujard, rapporteur public,
- et les observations de Me Commin pour les consorts F et de Me Tamburini-Bonnefoy pour le centre hospitalier de Saint-Quentin et la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux.
Considérant ce qui suit :
1. Bernard F, alors âgé de 74 ans, a été hospitalisé au centre hospitalier de Saint-Quentin entre les 8 et 13 décembre 2018 pour mise en place d'une prothèse totale de hanche droite à la suite d'une fracture. Le 13 décembre 2018, une sonde vésicale a été mise également en place avant la sortie de l'intéressé de l'établissement public de santé. À compter du 13 janvier 2019, Bernard F a été réhospitalisé au service d'urologie du centre hospitalier de Saint-Quentin où il y décédera le 17 janvier 2019.
2. Mme B F, M. A F et M. D F ont saisi la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales qui a rendu son avis le 12 janvier 2021, à la suite d'un rapport d'expertise rendu le 4 novembre 2020, dont il résulte qu'elle retient la responsabilité pour faute du centre hospitalier de Saint-Quentin dans le décès de Bernard F. Par la présente requête, les consorts F demandent au tribunal la réparation de leurs préjudices.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la mise en cause de la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux :
3. Le centre hospitalier de Saint-Quentin et la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux demandent la mise hors de cause de cette dernière. Il résulte de l'instruction que cette société n'est pas l'assureur de l'établissement public de santé. Il y a lieu, par suite, de faire droit à leur demande.
En ce qui concerne le principe de responsabilité :
S'agissant de l'infection nosocomiale :
4. Aux termes de l'alinéa 2 du I. de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Aux termes de l'article L. 1142-1-1 du code de la santé publique : " Sans préjudice des dispositions du septième alinéa de l'article L. 1142-17, ouvrent droit à réparation au titre de la solidarité nationale : / 1° Les dommages résultant d'infections nosocomiales dans les établissements, services ou organismes mentionnés au premier alinéa du I de l'article
L. 1142-1 correspondant à un taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique supérieur à 25 % déterminé par référence au barème mentionné au II du même article, ainsi que les décès provoqués par ces infections nosocomiales ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
5. Il résulte de l'instruction, particulièrement de l'expertise et n'est pas contesté qu'en raison d'une rétention d'urines après l'intervention initiale, Bernard F a bénéficié de la mise en place d'une sonde vésicale à demeure. Les experts ont relevé qu'une infection urinaire de type nosocomial avait été contractée par le patient lors de son hospitalisation au service d'urologie afin de dépose de la sonde mais qui n'a pas été la cause directe du décès.
6. Dès lors que cette infection nosocomiale qui a concouru aux préjudices subis n'est pas la cause directe du décès du patient et qu'il ne résulte pas de l'instruction qu'elle serait la cause d'un déficit fonctionnel permanent supérieur de 25 %, les conditions d'engagement de la solidarité nationale ne sont pas réunies de sorte que la responsabilité du centre hospitalier de Saint-Quentin est engagée sur le fondement des dispositions précitées de l'alinéa 2 du I. de l'article 1142-1 du code de la santé publique.
S'agissant des fautes médicales :
7. Aux termes du I. de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : "'Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute'() ".
8. Il résulte de l'expertise que le décès de Bernard F a directement procédé des fautes de l'établissement public de santé consistant à administrer contre les règles de l'art des médicaments dépresseurs respiratoires à un insuffisant respiratoire chronique (antécédent connu d'asthme chez le patient), à hydrater d'abondance le patient qui ne pouvait plus uriner à cause d'une obstruction mécanique de son drainage vésical et à ne pas avoir décelé une hyponatrémie gravissime qui a été la cause de l'apparition d'un œdème cérébral aigu ayant entraîné l'arrêt respiratoire mortel.
9. Ces manquements du centre hospitalier de Saint-Quentin qui sont la cause du décès du patient entraînent la responsabilité de l'établissement de santé sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
En ce qui concerne les préjudices indemnisables :
S'agissant des préjudices de Bernard F :
10. Il résulte de l'instruction et notamment de l'expertise que lors de son hospitalisation en urologie, Bernard F a souffert en lien avec les manquements commis de dyspnée, d'une désorientation, d'une rétention urinaire et que des psychotropes lui ont été administrés. Par ailleurs, malgré la brutalité de la survenance du décès, il résulte de l'expertise qu'un préjudice d'angoisse de mort imminente est caractérisé en l'espèce. Dans les circonstances de l'espèce, les souffrances endurées et le préjudice d'angoisse de mort imminente seront justement réparés à hauteur de la somme globale de 10 000 euros.
S'agissant des préjudices des proches du défunt :
Quant au préjudice économique de Mme B F :
11. Le préjudice économique subi par les ayants droit appartenant au foyer de la victime décédée est constitué par la perte des revenus de la victime qui étaient consacrés à l'entretien de chacun d'eux. Le préjudice économique subi par l'ensemble des membres du foyer est déterminé par référence à un pourcentage des revenus de la victime affectés à l'entretien de la famille, mais en prenant également en compte les revenus propres des membres survivants, ainsi que les éventuelles prestations reçues en compensation du décès. Lorsque ce préjudice est indemnisé par un capital à verser aux ayants droit, il est obtenu par l'application d'un coefficient de capitalisation au montant annuel des pertes de revenus. Ce coefficient est déterminé au regard de l'âge de celui des deux conjoints qui présentait, indépendamment de l'accident, l'espérance de vie la moins importante, à la date à laquelle il est procédé à la capitalisation.
12. Il résulte de l'instruction qu'à la date du décès de la victime, à l'âge de 74 ans, son foyer qui ne comprenait que son épouse, âgée de 73 ans, avait pour ressources annuelles la somme de 42 534 euros selon l'avis d'impôt 2019. En retranchant de cette somme, la part de consommation du défunt qui doit être évaluée à 30 % compte tenu de la composition du foyer d'une part et les revenus de Mme B F, postérieurs au décès, soit 26 203,08 euros (compte tenu de ses ressources et de la perception de pensions de réversion à hauteur des sommes mensuelles de 663,16, 972,69 et 244,49 euros) d'autre part, la perte patrimoniale annuelle du foyer s'élève à 3 570,72 euros.
13. Le préjudice économique de Mme B F doit être déterminé en appliquant à ce montant un coefficient de 12,485, correspondant au prix de l'euro de rente viagère du barème de la gazette du palais de 2022, pour un homme de 74 ans (taux de 0 %), le défunt ayant, indépendamment de l'accident, l'espérance de vie la moins importante par rapport à son épouse. Le préjudice économique de Mme B F s'élève ainsi à la somme de 44 580,44 euros qui doit être mise à la charge du centre hospitalier de Saint-Quentin.
Quant aux frais divers :
14. En premier lieu, Mme B F demande la prise en charge de frais de mise en place d'une télésurveillance à son domicile évoquant un sentiment d'insécurité né à la suite du décès de son époux. Elle demande également la prise en charge de frais d'entretien de son jardin en soutenant que celui-ci d'une superficie de plus de 7 000 m² était entretenu exclusivement par son défunt époux et que désormais des professionnels doivent s'en occuper. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction que ces dépenses soient en lien avec les fautes commises par l'établissement de santé.
15. En second lieu, Mme B F justifie avoir exposé la somme de
2 512,73 euros au titre des frais d'obsèques de son défunt époux. L'intéressée est fondée à en demander le remboursement à l'établissement public de santé.
Quant au préjudice d'accompagnement :
16. Si l'indemnisation des frais d'assistance par une tierce personne ne peut intervenir qu'au profit de la victime, les proches de la victime qui lui apportent une assistance peuvent prétendre à être indemnisés par le responsable du dommage au titre des préjudices qu'ils subissent de ce fait.
17. S'il est constant que Mme B F et MM. A et D F, enfants du défunt ont été à son chevet avant son décès, ils n'établissent pas qu'ils auraient subi un changement substantiel dans leurs conditions d'existence durant ce délai de cinq jours. Cette demande doit ainsi être rejetée.
Quant au préjudice d'affection :
18. Il sera fait une juste appréciation du préjudice d'affection de Mme B F en l'évaluant à la somme de 25 000 euros, de MM. A et D F, en l'évaluant à la somme de 6 000 euros chacun et de M. C F et E F, petits-enfants du défunt, à la somme de 4 000 euros chacun.
Sur les intérêts et leur capitalisation :
19. Les requérants ont droit aux intérêts au taux légal correspondant aux indemnités précités à compter du 20 juin 2022, date de réception par l'établissement public de santé de la demande préalable indemnitaire.
20. La capitalisation des intérêts a été demandée le 8 novembre 2022. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 20 juin 2023, date à laquelle était due, pour la première fois, une année d'intérêts, ainsi qu'à chaque échéance annuelle à compter de cette date.
Sur la déclaration de jugement commun et opposable à la CPAM de l'Aisne :
21. Aux termes des dispositions de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale : " () L'intéressé ou ses ayants droit doivent indiquer, en tout état de la procédure, la qualité d'assuré social de la victime de l'accident ainsi que les caisses de sécurité sociale auxquelles celle-ci est ou était affiliée pour les divers risques. Ils doivent appeler ces caisses en déclaration de jugement commun ou réciproquement. À défaut du respect de l'une de ces obligations, la nullité du jugement sur le fond pourra être demandée pendant deux ans, à compter de la date à partir de laquelle ledit jugement est devenu définitif, soit à la requête du ministère public, soit à la demande des caisses de sécurité sociale intéressées ou du tiers responsable, lorsque ces derniers y auront intérêt () ". Il résulte des termes mêmes de ces dispositions que la caisse doit être appelée en déclaration de jugement commun dans l'instance ouverte par la victime contre le tiers responsable, le juge étant, le cas échéant, tenu de mettre en cause d'office la caisse si elle n'a pas été appelée en déclaration de jugement commun.
22. En l'espèce, il n'y a pas lieu de déclarer le présent jugement commun et opposable à la CPAM de l'Aisne, cette dernière ayant été régulièrement mise en cause dans la présente instance. Par suite, les conclusions présentées en ce sens par les requérants doivent être rejetées.
Sur les dépens :
23. En l'absence de dépens, les conclusions de la requête tendant à ce qu'ils soient mis à la charge du centre hospitalier de Saint-Quentin ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais exposés et non compris dans les dépens :
24. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Quentin une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1 er : La SAS Agence de gestion des sinistres médicaux est mise hors de cause.
Article 2 : Le centre hospitalier de Saint-Quentin est condamné à verser aux consorts F, en leur qualité d'ayants droit de Bernard F, la somme de 10 000 euros en réparation des préjudices subis par Bernard F avec intérêts au taux légal à compter du 20 juin 2022. Les intérêts échus à la date du 20 juin 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 3 : Le centre hospitalier de Saint-Quentin est condamné à verser à Mme B F la somme de 72 093,17 euros en réparation des préjudices subis avec intérêts au taux légal à compter du 20 juin 2022. Les intérêts échus à la date du 20 juin 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 4 : Le centre hospitalier de Saint-Quentin est condamné à verser à MM. A et D F la somme de 6 000 euros chacun en réparation des préjudices subis avec intérêts au taux légal à compter du 20 juin 2022. Les intérêts échus à la date du 20 juin 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 5 : Le centre hospitalier de Saint-Quentin est condamné à verser à M. C F et M. A F, en sa qualité de représentant légal de sa fille mineure E F la somme de 4 000 euros chacun en réparation des préjudices subis avec intérêts au taux légal à compter du 20 juin 2022. Les intérêts échus à la date du 20 juin 2023 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 6 : Le centre hospitalier de Saint-Quentin versera une somme globale de 1 500 euros aux consorts F au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, au centre hospitalier de Saint-Quentin, à la SAS Agence de gestion des sinistres médicaux et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
M. Menet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition le 13 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
M. Menet
Le président,
Signé
B. Boutou La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2203590
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026