LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2203624

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2203624

vendredi 9 août 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2203624
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationCHAMBRE PRESIDENT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 154,53 euros pour la période d'avril à août 2021. Le litige portait sur la qualification des revenus de son activité de coursier à vélo, qu'il estimait relever d'une activité commerciale et non artisanale. Le tribunal a appliqué les articles R. 262-19 et R. 262-12 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que pour les travailleurs indépendants, le chiffre d'affaires des trois mois précédant la révision est pris en compte après application d'un abattement forfaitaire. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'indu, sans préciser la qualification exacte de l'activité.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 novembre 2022, M. A C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 9 septembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Somme a confirmé la décision du 24 juin 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Somme lui a notifié un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 154,53 euros pour la période d'avril à août 2021.

Il soutient que ses revenus de coursier doivent être pris en compte comme des revenus perçus au titre d'une activité à caractère commercial et non d'une activité à caractère artisanal.

La caisse d'allocations familiales de la Somme a produit des pièces le 26 juillet 2023.

Par un mémoire en défense enregistré le 4 mars 2024, le président du conseil départemental de la Somme conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code général des impôts ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, ont été entendus le rapport de M. Wavelet et les observations de Mme B, représentant le département de la Somme, qui s'en rapporte à ses écritures, puis la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA), exerce une activité de " coursier à vélo " sous le statut d'autoentrepreneur. A la suite d'un contrôle sur les déclarations de revenus de l'intéressé, la caisse d'allocations familiales de la Somme lui a notifié, par un courrier du 24 juin 2022, un indu de revenu de solidarité active d'un montant de 154,53 euros pour la période d'avril à août 2021. M. C a contesté cette décision par un recours administratif préalable du 16 août 2022. Par une décision du 26 août 2022 dont M. C demande l'annulation, le président du conseil départemental de la Somme a confirmé la décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 24 juin 2022.

2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active ou d'aide exceptionnelle de fin d'année, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

3. D'une part, aux termes de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre. / () ". Aux termes de l'article L. 262-3 de ce code : " () L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / () ". Aux termes de l'article R. 262-6 du même code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer () ". Aux termes du I de l'article R. 262-7 du même code : " Le montant dû au foyer bénéficiaire du revenu de solidarité active est égal à la moyenne des montants intermédiaires calculés pour chacun des trois mois précédant l'examen ou le réexamen périodique du droit ". Aux termes du I de l'article R. 262-12 du même code : " Ont le caractère de revenus professionnels ou en tiennent lieu en application du 1° de l'article L. 262-3 : / 1° L'ensemble des revenus tirés d'une activité salariée ou non salariée ; / () ".

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 262-19 du code de l'action sociale et des familles : " Les bénéfices industriels et commerciaux et les bénéfices non commerciaux s'entendent des résultats ou bénéfices déterminés en fonction des régimes d'imposition applicables au titre de la pénultième année, ou ceux de la dernière année s'ils sont connus, pourvu qu'ils correspondent à une année complète d'activité. S'y ajoutent les amortissements et les plus-values professionnels. / Par dérogation à l'alinéa précédent, pour les travailleurs indépendants mentionnés à l'article L. 613-7 du code de la sécurité sociale et pour les travailleurs indépendants mentionnés à l'article L. 382-1 du même code bénéficiant du régime prévu à l'article 102 ter du code général des impôts, le calcul prévu à l'article R. 262-7 du présent code prend en compte le chiffre d'affaires réalisé au cours des trois mois précédant la demande d'allocation ou la révision en lui appliquant, selon les activités exercées, les taux d'abattement forfaitaires prévus aux articles 50-0 et 102 ter du code général des impôts. / () ". Aux termes du 1 de l'article 50-0 du code général des impôts : " Sont soumises au régime défini au présent article pour l'imposition de leurs bénéfices les entreprises dont le chiffre d'affaires hors taxes, ajusté s'il y a lieu au prorata du temps d'exploitation au cours de l'année de référence, n'excède pas, l'année civile précédente ou la pénultième année : / 1° 188 700 € s'il s'agit d'entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement () / 2° 77 700 € s'il s'agit d'autres entreprises. / () / Le résultat imposable () est égal au montant du chiffre d'affaires hors taxes diminué d'un abattement, qui ne peut être inférieur à 305 €, de : / -71 % pour le chiffre d'affaires provenant d'activités de la catégorie mentionnée au 1° ; / () / -50 % pour le chiffre d'affaires provenant d'activités de la catégorie mentionnée au 2°. / () ".

5. Il résulte de ces dispositions que, pour le calcul du revenu de solidarité active, les revenus des travailleurs indépendants relevant du régime de la micro-entreprise, dont les bénéfices professionnels sont des bénéfices industriels ou commerciaux, sont calculés en prenant en compte le chiffre d'affaires réalisé au cours des trois mois précédant la demande d'allocation en lui appliquant un taux d'abattement forfaitaire de 71 % si l'activité exercée relève de la vente de marchandises, d'objets, de fournitures et de denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement, à l'exclusion de la location directe ou indirecte de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés, et de 50 % si l'activité exercée relève d'une autre activité. Le travailleur indépendant pouvant prétendre au bénéfice du revenu de solidarité active doit mentionner le chiffre d'affaires ainsi calculé dans ses déclarations trimestrielles de ressources.

6. L'indu de revenu de solidarité active mis à la charge de M. C résulte de ce que les ressources du requérant tirées de son activité d'auto-entrepreneur de " coursier à vélo " ont été réintégrées après application d'un abattement de 50 % en lieu et place de l'abattement de 71 % pratiqué par l'intéressé dans ses déclarations trimestrielles de ressources.

7. Il résulte de l'instruction que l'activité de " coursier à vélo " exercée par M. C depuis le 31 mai 2018 en qualité d'auto-entrepreneur, dont les revenus sont soumis au régime fiscal des bénéfices industriels et commerciaux, consiste en une activité de livraison. Il ne résulte toutefois pas de l'instruction, et n'est pas même allégué, que cette activité accompagnerait une activité principale de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement au sens des dispositions précitées du 1° du 1 de l'article 50-0 du code général des impôts. Eu égard à ses caractéristiques, cette activité, bien que commerciale, doit ainsi être regardée comme consistant en la fourniture d'une prestation de service relevant du 2° du 1 de l'article 50-0 du code général des impôts, et non comme étant une activité principale de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le président du conseil départemental de la Somme aurait commis une erreur de droit ou une erreur d'appréciation en réintégrant les ressources tirées de son activité professionnelle en appliquant un abattement de 71 % au lieu de 50 % et en confirmant ce faisant l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge.

8. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 9 septembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental de la Somme a rejeté son recours administratif préalable à l'encontre de la décision de la caisse d'allocations familiales de la Somme du 24 juin 2022.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au département de la Somme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 août 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Wavelet La greffière,

Signé

V. Martinval

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions