jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2300757 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LEFEVRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mars 2023, Mme C A, représentée par Me Lefevre, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Soissons à lui verser la somme globale de 47 562,78 euros en réparation de ses préjudices résultant de sa prise en charge par cet établissement hospitalier, assortie des intérêts au taux légal à compter du jugement à intervenir, avec majoration de cinq points à compter de l'expiration d'un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Soissons la somme de 6 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle doit être regardée comme soutenant que :
- la responsabilité du centre hospitalier de Soissons est engagée, en raison, d'une part, des fautes commises par cet établissement dans sa prise en charge, et d'autre part, de l'infection nosocomiale qu'elle a contractée, sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique ;
- elle est fondée à solliciter la somme globale de 47 562,78 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis, décomposée comme il suit :
' 1 346,83 euros au titre des frais divers, composés de frais de déplacement
(626,83 euros) et de frais d'assistance au cours des opérations d'expertise (720 euros) ;
' 3 080 euros au titre des besoins en assistance par tierce personne temporaire ;
' 1 255,95 euros au titre des dépenses de santé futures ;
' 2 500 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
' 18 000 euros en réparation des souffrances endurées ;
' 11 880 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
' 8 000 euros au titre du préjudice esthétique permanent ;
' 1 500 euros en réparation du préjudice d'agrément.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 mai 2023, le centre hospitalier de Soissons, représenté par la SCP Lebègue Derbise, conclut à ce que les sommes demandées par Mme A soient ramenées à de plus justes proportions.
Il fait valoir que :
- il s'en rapporte à la sagesse du tribunal s'agissant de sa responsabilité ;
- les demandes présentées par Mme A au titre du préjudice esthétique temporaire, du préjudice d'agrément et des dépenses de santé futures doivent être rejetées dès lors que la réalité de ces préjudices n'est pas établie ;
- la demande présentée par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise au titre des dépenses de santé futures devra être rejetée car ces frais ne présentent pas de caractère certain.
Par un mémoire enregistré le 3 avril 2023, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise, agissant au nom et pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Aisne, doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner le centre hospitalier de Soissons à lui verser la somme de 1 255,95 euros au titre du solde non remboursé de ses débours, avec intérêts de droit à compter du jugement.
Par ordonnance du 28 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n° 1902035 du 11 septembre 2019 par laquelle le juge des référés a ordonné une expertise ;
- l'ordonnance de taxation du 9 novembre 2021.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Sako, conseillère,
- les conclusions de M. Menet, rapporteur public,
- et les observations de Me Denys, représentant le centre hospitalier de Soissons.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, alors âgée de 67 ans, a été opérée le 31 juillet 2017 au centre hospitalier de Soissons pour une cure d'éventration de l'hypochondre gauche. Prise de divers symptômes les jours qui ont suivi cette intervention, l'intéressée qui avait regagné son domicile le 9 août, s'est présentée aux urgences de l'établissement hospitalier le 12 août 2017. Il a été constaté à cette occasion une surinfection et la nécrose de la plaie du site opératoire, justifiant une nouvelle intervention chirurgicale pour évacuation de l'hématome et de la collection liquidienne, laquelle a été pratiquée le 13 août 2017. L'intéressée a subi une troisième intervention chirurgicale le 22 août 2017 pour excision de tissu nécrotique et mise en place d'une thérapie par pression négative. Une expertise sur les conditions de la prise en charge de Mme A, par le centre hospitalier de Soissons, a été ordonnée par le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens de la requérante, par ordonnance n° 1902035 du 11 septembre 2019. Le rapport d'expertise, établi conjointement par le professeur D, expert, et le professeur B, sapiteur, a été déposé au greffe du tribunal le 9 novembre 2021. Mme A a présenté une demande indemnitaire préalable auprès du centre hospitalier de Soissons par un courrier notifié le 21 décembre 2022, laquelle a été implicitement rejetée. C'est dans ces conditions que l'intéressée a saisi le tribunal d'une requête tendant à la condamnation du centre hospitalier de Soissons à l'indemniser de ses préjudices résultant des conditions de sa prise en charge par cet établissement.
Sur les conclusions indemnitaires présentées par Mme A :
En ce qui concerne la responsabilité du centre hospitalier de Soissons :
2. D'une part, aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. ".
3. D'autre part, aux termes du second alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d'infections nosocomiales, sauf s'ils rapportent la preuve d'une cause étrangère ". Doit être regardée, au sens de ces dispositions, comme présentant un caractère nosocomial, une infection survenant au cours ou au décours de la prise en charge d'un patient et qui n'était ni présente, ni en incubation au début de celle-ci, sauf s'il est établi qu'elle a une autre origine que la prise en charge.
4. Il résulte du rapport d'expertise judiciaire que, sous couvert d'une éventration de l'hypochondre gauche, Mme A a en réalité subi une abdominoplastie à visée purement esthétique, la fausse indication opératoire étant destinée à contourner le refus de l'assurance maladie de prendre en charge une telle intervention. Or il résulte de ce rapport que, lors de l'anesthésie préalable à l'intervention du 31 juillet 2017, il a été administré à l'intéressée une dose insuffisante de bêta-lactamines, aggravant ainsi le risque de contracter une infection nosocomiale, alors que la patiente présentait déjà trois facteurs de risques de développer une telle infection. Mme A a en effet reçu la dose prescrite pour une cure d'éventration, alors que celle préconisée pour l'opération qu'elle a réellement subie est plus importante. De plus, le geste chirurgical lors de l'intervention elle-même a été inadapté, en raison de l'utilisation d'une technique d'excision inappropriée de libération du plan aponévrotique, participant à la constitution d'un hématome pariétal et provoquant une nécrose cutanée. La prise en charge les 13 et 21 août 2017 des suites de cette intervention, bien qu'adaptée, a néanmoins eu pour conséquence une réelle éventration. Enfin, il résulte du rapport d'expertise judiciaire que Mme A a effectivement contracté une infection nosocomiale au décours de l'intervention du 31 juillet 2017. Les examens réalisés après l'admission aux urgences de l'intéressée le 12 août 2017 ont mis en évidence la présence du germe Enterobacter aerogenes, responsable d'infections nosocomiales variées, notamment celles portant sur des plaies et incisions chirurgicales.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la responsabilité du centre hospitalier de Soissons est engagée, à raison tant des fautes commises dans la prise en charge de Mme A, que de l'infection nosocomiale contractée par l'intéressée au décours de l'intervention du 31 juillet 2017.
En ce qui concerne les préjudices :
6. Il résulte du rapport d'expertise que la date de consolidation de l'état de santé de l'intéressée doit être fixée au 4 janvier 2018.
S'agissant des préjudices temporaires :
Quant aux frais divers :
7. Il résulte de l'instruction que, à l'occasion et dans les suites de l'intervention du 31 juillet 2017, Mme A s'est rendue au centre hospitalier de Soissons, situé à 45 km de son domicile de l'époque, à sept reprises en 2017, et à une reprise en 2018. Enfin, pour les besoins de l'expertise judiciaire réalisée en 2021, l'intéressée a également dû se rendre dans un lieu situé à 203 km de son actuel domicile. Compte tenu des barèmes applicables au titre de ces années, pour un véhicule d'une puissance fiscale de 5 CV tel que celui utilisé par la requérante pour ses déplacements, l'intéressée est fondée à solliciter la somme de 613,45 euros. En revanche, il n'y a pas lieu d'accorder le remboursement des frais de péage et d'assistance au cours des opérations d'expertise dont elle demande le remboursement, respectivement à hauteur de 13,40 euros et 720 euros, dès lors que la réalité de ces frais n'est étayée par aucune des pièces produites à l'instance.
Quant à l'assistance par tierce personne :
8. Lorsque le juge administratif indemnise la victime d'un dommage corporel nécessitant de recourir à l'aide d'une tierce personne, il détermine le montant de l'indemnité réparant ce préjudice en fonction des besoins de la victime et des dépenses nécessaires pour y pourvoir. Il doit à cette fin se fonder sur un taux horaire permettant, dans les circonstances de l'espèce, le recours à l'aide professionnelle d'une tierce personne d'un niveau de qualification adéquat, sans être lié par les débours effectifs dont la victime peut justifier. Il n'appartient notamment pas au juge, pour déterminer cette indemnisation, de tenir compte de la circonstance que l'aide a été ou pourrait être apportée par un membre de la famille ou un proche de la victime.
9. Il résulte de l'instruction que l'état de santé de Mme A, avant consolidation de celui-ci, a nécessité l'assistance d'une tierce personne, pourvue par son conjoint, à hauteur de 2 heures par jour du 31 août au 12 octobre 2017, d'une heure par jour du 13 octobre au 26 décembre 2017, et enfin de 3 heures au cours de la semaine du 27 décembre 2017 au 4 janvier 2018.
10. Il y a lieu, afin de tenir compte des congés payés et des jours fériés prévus par l'article L. 3133-1 du code du travail, de calculer l'indemnisation sur la base d'une année de 412 jours, ainsi que sur la base d'un taux horaire moyen de rémunération tenant compte des charges patronales et des majorations de rémunération pour travail du dimanche, qu'il convient dans les circonstances de l'espèce de fixer à 14 euros pour l'aide active non spécialisée. Par suite, le besoin sur la période concernée s'évalue à la somme de 2 551,01 euros, montant dont Mme A est fondée à solliciter l'indemnisation au titre du préjudice subi.
Quant au déficit fonctionnel temporaire :
11. Il résulte de l'instruction que, en lien avec les fautes commises par le centre hospitalier de Soissons et l'infection nosocomiale contractée par l'intéressée, Mme A a été hospitalisée au centre hospitalier de Soissons du 12 au 30 août 2017. Elle a ensuite subi un déficit fonctionnel temporaire partiel de 75 % du 31 août au 12 octobre 2017, de 50 % du 13 au 30 octobre 2017, et de 25 % du 30 octobre 2017 au 4 janvier 2018. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en l'évaluant, sur une base de 15 euros par jour, à la somme de
1 155 euros.
Quant aux dépenses de santé futures :
12. Il résulte de l'expertise que les dépenses de santé futures dont Mme A réclame l'indemnisation, en se fondant au demeurant sur l'attestation d'imputabilité fournie par la caisse primaire d'assurance maladie au titre de ses propres débours futurs - concernent une éventuelle reprise de sa cicatrice, dans les suites de l'éventration subie par l'intéressée en 2018. Dès lors qu'il serait consécutif à une hypothétique intervention chirurgicale, ce préjudice ne présente pas de caractère certain, et la demande présentée par la requérante ne peut, par suite, qu'être rejetée.
Quant au déficit fonctionnel permanent :
13. Mme A souffre d'un déficit fonctionnel permanent en lien avec les manquements commis par le centre hospitalier de Soissons, évalué à 9 % par les experts, compte tenu de douleurs pariétales à la mobilisation, de l'impossibilité de porter des charges modérées, d'une cicatrice scléreuse responsable d'une diminution des mouvements de mobilisation et d'un retentissement psychologique. Il sera fait une juste réparation du préjudice en résultant, en lui accordant la somme de 11 880 euros.
Quant aux souffrances endurées :
14. Il résulte du rapport d'expertise que Mme A a enduré des souffrances en lien avec les fautes commises par le centre hospitalier de Soissons, évaluées à 4 sur 7 par l'expert. Il sera fait une juste appréciation du préjudice qui en résulte en l'évaluant à la somme de 7 200 euros.
Quant au préjudice esthétique :
15. Il sera fait une juste appréciation du préjudice esthétique permanent de Mme A évalué à 3 sur une échelle de 7 par les experts, en lui accordant la somme de 4 000 euros.
Quant au préjudice d'agrément :
16. Le préjudice d'agrément est celui qui résulte d'un trouble spécifique distinct du déficit fonctionnel permanent lié à l'impossibilité pour la victime de continuer à pratiquer certaines activités sportives et de loisirs.
17. Alors qu'elle ne fait état d'aucune activité physique ou de loisir dont la poursuite aurait été empêchée, il ne résulte pas de l'instruction, et notamment de l'expertise dont elle se prévaut, que Mme A aurait subi un préjudice distinct de celui résultant du déficit fonctionnel permanent qui a déjà fait l'objet d'une indemnisation. Par suite, la demande présentée à ce titre doit être rejetée.
Sur les conclusions présentées par la CPAM de l'Oise :
18. Pour les motifs exposés au point au point 12, la demande présentée par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise qui concerne une éventuelle reprise chirurgicale de cicatrice au titre des dépenses de santé futures doit être rejetée.
Sur les intérêts et la majoration de cinq points :
19. D'une part, même en l'absence de demande tendant à l'allocation d'intérêts, tout jugement prononçant une condamnation à une indemnité fait courir les intérêts au taux légal au jour de son prononcé jusqu'à son exécution. Ainsi la demande de la requérante tendant à ce que lui soient alloués, à compter de la date du présent jugement, des intérêts au taux légal sur la somme que le centre hospitalier de Soissons a été condamné à lui verser, est dépourvue de tout objet et doit donc être rejetée.
20. D'autre part, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de majoration de cinq points dès lors qu'une telle majoration ne ressort d'aucun texte applicable au présent litige.
Sur les dépens :
21. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'Etat peut être condamné aux dépens ".
22. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise ordonnée le 11 septembre 2019, qui ont été liquidés et taxés à la somme de 3 480 euros par l'ordonnance n° 1902035 du 9 novembre 2021 de la présidente du tribunal administratif d'Amiens, à la charge définitive du centre hospitalier de Soissons.
Sur les frais d'instance :
23. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
24. En application de ces dispositions, il y a lieu de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Quentin la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Soissons est condamné à verser la somme de 27 399,46 euros à Mme A.
Article 2 : Les frais de l'expertise, liquidés et taxés à la somme de 3 480 euros par l'ordonnance du 9 novembre 2021 de la présidente du tribunal sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Soissons.
Article 3 : Le centre hospitalier de Soissons versera la somme de 1 500 euros à Mme A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au centre hospitalier de Soissons, et à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 6 févier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
M. Le Gars, conseiller,
Mme Sako, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
La rapporteure,
Signé
B. Sako
Le président,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé de la solidarité et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026