LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2302489

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2302489

mercredi 24 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2302489
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJU1
Avocat requérantFERRERO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 juillet, 24 octobre et 6 novembre 2023, M. B A, représenté par Me Ferrero, demande au tribunal ;

1°) d'annuler la décision en date du 22 juin 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a suspendu son permis de conduire pour une durée de six mois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- en l'absence de convention renouvelée les agents de la police municipale de Méru n'avaient pas compétence pour effectuer un contrôle routier sur le territoire de la commune d'Amblainville ;

- qu'il a besoin de son permis pour l'exercice de son activité et les nécessités de la vie quotidienne. Il précise qu'il demeurait jusqu'alors titulaire d'un capital de 12 points.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2023, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.

La préfète soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier et notamment celles reçues les 9 octobre et 30 octobre 2023.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Truy a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

l. Il résulte de l'instruction que M. A a été contrôlé par un agent de la police municipale de Méru, le 8 juin 2023 à 11h12, sur le territoire de la commune d'Amblainville à une vitesse de 107 km/ h (retenue pour 101) pour une vitesse autorisée de 50 km/h. Après rétention de son permis de conduire par un PPJ de la BTA de Méru et information sur la mesure administrative envisagée, le 22 juin 2023, la préfète de l'Oise a pris à son encontre une décision de suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois. M. A demande au tribunal l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 224-7 du code de la route : " Saisi d'un procès-verbal constatant une infraction punie par le présent code de la peine complémentaire de suspension du permis de conduire, le représentant de l'Etat dans le département où cette infraction a été commise peut, s'il n'estime pas devoir procéder au classement, prononcer à titre provisoire soit un avertissement, soit la suspension du permis de conduire ou l'interdiction de sa délivrance lorsque le conducteur n'en est pas titulaire. Il peut également prononcer à titre provisoire soit un avertissement, soit la suspension du permis de conduire à l'encontre de l'accompagnateur d'un élève conducteur lorsqu'il y a infraction aux dispositions des articles L. 234-1 et L. 234-8 et aux dispositions des articles L. 235-1 et L. 235-3 ". Aux termes de l'article L. 224-8 du même code : " La durée de la suspension ou de l'interdiction prévue à l'article L. 224-7 ne peut excéder six mois. Cette durée est portée à un an en cas d'infraction d'atteinte involontaire à la vie ou d'atteinte involontaire à l'intégrité de la personne susceptible d'entraîner une incapacité totale de travail personnel () ".

3. En premier lieu, le requérant soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'illégalité dès lors que l'excès de vitesse constaté l'a été sur le territoire d'une commune sur lequel l'agent verbalisateur n'avait pas compétence territoriale. Toutefois, la décision par laquelle un officier ou agent de police judiciaire prononce la rétention à titre conservatoire du permis de conduire d'un conducteur, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 224-1 du code de la route, a le caractère d'une opération de police judiciaire. Dès lors, si M. A conteste la régularité de l'avis de rétention à l'appui de ses conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté portant suspension de son permis de conduire, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité de cet avis, qui constitue un acte de procédure pénale dont la régularité ne saurait être appréciée que par les tribunaux judiciaires.

4. En second lieu, il n'est pas contesté par M. A, ainsi que cela ressort des pièces du dossier, que son permis de conduire a été suspendu à la suite d'un grand excès de vitesse de plus de 50 kilomètres par heure au-dessus de la vitesse maximale autorisée. Le requérant a en effet été contrôlé le 8 juin 2023 à une vitesse retenue de 101 km/h, sur une portion de route limitée à 50 km/h, soit un dépassement de la vitesse autorisée de 51 km/h. Les faits ainsi établis sont dès lors, propres à justifier la décision attaquée. Si M. A se prévaut de ce qu'il exerce la profession de chauffeur inter urbain et de ramassage scolaire et qu'il a besoin de son permis de conduire pour les nécessités de la vie quotidienne, cette circonstance ne saurait, eu égard à la gravité de l'infraction commise, permettre de regarder la décision en litige comme emportant des conséquences disproportionnées. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procéder à une appréciation tant de la situation de M. A que des circonstances de l'infraction le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué est disproportionné doit être écarté.

5. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Oise. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation de sa requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas dans la présente instance, la qualité de partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.

Le magistrat désigné,

signé

G. TruyLa greffière,

signé

M-A. Boignard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions