vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2302974 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE PRESIDENT |
| Avocat requérant | PORCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2023, Mme B A, représentée par Me Porcher, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 juin 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a confirmé sa décision du 7 mars 2023 par laquelle il lui a attribué le bénéfice de l'allocation personnalisée d'autonomie à compter du 20 décembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de l'Aisne, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, de lui octroyer le bénéfice de l'allocation personnalisée d'autonomie à compter du 5 décembre 2017 ;
3°) de mettre à la charge du département de l'Aisne la somme de 1 500 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que dès son admission au sein de l'EHPAD François 1er à Villers-Cotterets le 5 décembre 2017, elle a présenté une demande d'allocation personnalisée d'autonomie de sorte qu'elle aurait dû bénéficier de cette prestation à compter du 5 décembre 2017 et non à compter du 20 décembre 2022.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 février 2024, le département de l'Aisne conclut au rejet de la requête
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 septembre 2023 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet, premier conseiller, pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de M. Wavelet a été entendu et, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 décembre 2022, Mme A a déposé une demande d'allocation personnalisée d'autonomie auprès du département de l'Aisne. Par une décision du 7 mars 2023, cette demande a été acceptée pour une prise d'effet à compter du 20 décembre 2022. Estimant que l'allocation devait lui être attribuée à compter du 5 décembre 2017 Mme A, par un courrier du 27 avril 2023, a exercé un recours administratif préalable à l'encontre de cette décision. Mme A demande au tribunal d'annuler la décision du 30 juin 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a rejeté son recours préalable.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 30 juin 2023 :
2. Aux termes de l'article L. 232-2 du code de l'action sociale et des familles : " L'allocation personnalisée d'autonomie, qui a le caractère d'une prestation en nature, est accordée, sur sa demande, dans les limites de tarifs fixés par voie réglementaire, à toute personne attestant d'une résidence stable et régulière et remplissant les conditions d'âge et de perte d'autonomie, évaluée à l'aide d'une grille nationale, également définies par voie réglementaire ". Aux termes du troisième alinéa de l'article L. 232-14 du même code : " Dans les établissements visés respectivement au I et au II de l'article L. 313-12 en tant qu'ils ne dérogent pas aux règles mentionnées au 1° de l'article L. 314-2, les droits à l'allocation personnalisée d'autonomie sont ouverts à compter de la date du dépôt d'un dossier de demande complet ". Aux termes de l'article R. 232-23 du même code : " Le dossier de demande d'allocation personnalisée d'autonomie prévu à l'article L. 232-14 est délivré par les services du département () / Ce dossier est adressé au président du conseil général qui dispose d'un délai de dix jours pour en accuser réception et pour informer de son dépôt le maire de la commune de résidence du demandeur. Cet accusé de réception mentionne la date d'enregistrement du dossier de demande complet. Pour les bénéficiaires hébergés dans les établissements mentionnés au quatrième alinéa de l'article L. 232-14, la date d'enregistrement correspond à la date d'ouverture des droits. () / Lorsqu'il constate que le dossier présenté est incomplet, le président du conseil général fait connaître au demandeur dans le délai de dix jours à compter de la réception de la demande le nombre et la nature des pièces justificatives manquantes ".
3. Mme A soutient que dès son admission au sein de l'EHPAD François 1er à Villers-Cotterets le 5 décembre 2017, elle a présenté une demande d'allocation personnalisée d'autonomie (APA) de sorte qu'elle aurait dû bénéficier de cette prestation à compter du 5 décembre 2017 et non à compter du 20 décembre 2022 ainsi que l'a décidé le président du conseil départemental dans la décision attaquée. Toutefois, il résulte de l'instruction et n'est pas contesté, d'une part, que si une demande d'allocation personnalisée pour l'autonomie a bien été déposée pour le compte de Mme A courant décembre 2017, le dossier a cependant été retourné au demandeur le 13 décembre 2017 en raison de son incomplétude, d'autre part, que contrairement à ce que soutient la requérante si un courrier d'une tutrice de l'association chargée de sa tutelle a bien été adressé au département celui-ci concernait un dossier d'aide sociale et non d'allocation personnalisée d'autonomie, qui est une prestation différente. Enfin, le département produit en défense le dossier de demande d'allocation personnalisée d'autonomie déposé pour la requérante le 13 décembre 2022 et considéré comme complet à compter du 20 décembre suivant, ce qui n'est pas contesté par l'intéressée. Dans ces conditions, alors que la requérante n'établit pas avoir déposé une demande d'APA complète avant le 13 décembre 2022, en particulier le 5 décembre 2017, le président du conseil départemental de l'Aisne ne peut être regardé en l'espèce comme ayant fait une inexacte application des dispositions citées ou commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que les droits de Mme A à l'allocation personnalisée d'autonomie étaient ouverts à compter du 20 décembre 2022.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 30 juin 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a confirmé sa décision du 7 mars 2023 par laquelle il lui a attribué le bénéfice de l'allocation personnalisée d'autonomie à compter du 20 décembre 2022. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés au litige doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. WaveletLa greffière,
Signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2302974
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026