vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2303576 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | CHAMBRE PRESIDENT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 5 octobre 2023, transmise au tribunal le 11 octobre suivant et enregistrée le 16 octobre 2023, le tribunal judiciaire de Laon s'est déclaré incompétent pour connaître de la requête de Mme A B, enregistrée le 7 février 2023, portant d'une part sur le refus d'attribution de la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", d'autre part sur une orientation professionnelle vers le marché du travail.
Par cette requête, deux mémoires et des pièces complémentaires enregistrés le 20 novembre 2023 ainsi que les 22 et 26 mars 2024, Mme A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 janvier 2023 par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a refusé de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " ;
2°) d'annuler la décision du 19 janvier 2023 par laquelle le président de la commission départementale des droits et de l'autonomie et des personnes handicapées lui a attribué une orientation professionnelle vers le marché du travail ;
3°) d'annuler la décision du 19 janvier 2023 par laquelle le président de la commission départementale des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne a rejeté sa demande de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " ou " priorité " ;
4°) d'annuler la décision du 19 janvier 2023 par laquelle le président conseil départemental de l'Aisne a rejeté sa demande d'allocation aux adultes handicapés.
Elle soutient que :
- son état de santé, lié notamment à une malformation Arnold Chiari et une syringomyélie, qui rend difficile ses déplacements, justifie que lui soit accordée une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " ;
- il existe une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi, ainsi que l'a jugé le tribunal judiciaire d'Amiens dans son jugement du 9 mars 2020.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2024, le président du conseil départemental de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une lettre du 31 octobre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal est susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions relatives à la carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " ou " priorité " et celles relatives à l'allocation aux adultes handicapés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- l'arrêté du 3 janvier 2017 relatif aux modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel ;
- le code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de M. Wavelet a été entendu et, les parties n'étant ni présentes ni représentées, la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par deux décisions du 15 décembre 2022, le président du conseil départemental de l'Aisne a refusé de délivrer à Mme B une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " et le président de la commission départementale de l'autonomie et des personnes handicapées de l'Aisne a attribué à l'intéressée une orientation professionnelle vers le marché du travail. L'intéressée a formé un recours administratif préalable contre ces décisions, qui a été rejeté par deux décisions du 19 janvier 2023 dont Mme B demande l'annulation.
Sur la compétence de la juridiction administrative :
2. Aux termes de l'article L. 142-8 du code de la sécurité sociale : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : / 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 ; / () ". Aux termes de l'article L. 142-1 du même code : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / () / 8° Aux décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnées au premier alinéa de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles ; / () ". Aux termes de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " I. - La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : / () / 3° Apprécier : / a) Si l'état ou le taux d'incapacité de la personne handicapée justifie l'attribution, () pour l'adulte, de l'allocation prévue aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale () ". Aux termes de l'article L. 241-9 du même code : " Les décisions relevant du 1° du I de l'article L. 241-6 () ainsi que celles relevant des 2°, 3° et 5° du I du même article peuvent faire l'objet de recours devant les tribunaux judiciaires spécialement désignés en application de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire () ". Aux termes de l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire : " Des tribunaux judiciaires spécialement désignés connaissent : 1° Des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale () ".
3. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que les litiges relatifs aux décisions concernant le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés ressortissent à la compétence des tribunaux judiciaires. Dès lors, les conclusions présentées par Mme B tendant à l'annulation de la décision par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne a refusé de lui accorder le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de la juridiction judiciaire.
4. Par ailleurs, selon l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles, la carte " mobilité inclusion " est délivrée par le président du conseil départemental sur avis de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées et peut porter la mention " invalidité ", la mention " priorité " ou la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Aux termes du V bis du même article : " Les décisions prises par le président du conseil départemental sur le fondement du présent article peuvent faire l'objet d'un recours devant le juge judiciaire lorsque la demande concerne la mention " invalidité " ou " priorité " ".
5. Il résulte de ces dispositions que les juridictions de l'ordre judiciaire sont seules compétentes pour connaître des recours dirigés contre les décisions du président du conseil départemental relatives à la carte mobilité inclusion portant la mention " invalidité " ou " priorité ".
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête dirigées, d'une part, contre la décision par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Aisne a refusé d'accorder à Mme B le bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés, d'autre part, contre les décisions du président du conseil départemental rejetant les demandes de cartes mobilité portant la mention " invalidité " ou " priorité " doivent être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur les conclusions relatives à la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées " :
7. Aux termes du I de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles : " La carte "mobilité inclusion" destinée aux personnes physiques est délivrée par le président du conseil départemental () / 3° La mention " stationnement pour personnes handicapées " est attribuée à toute personne atteinte d'un handicap qui réduit de manière importante et durable sa capacité et son autonomie de déplacement à pied ou qui impose qu'elle soit accompagnée par une tierce personne dans ses déplacements. / () ". Aux termes du IV de l'article R. 241-12-1 du même code : " Pour l'attribution de la mention "stationnement pour personnes handicapées", un arrêté des ministres chargés des personnes handicapée, des personnes âgées et des anciens combattants définit les modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel, en tenant compte notamment de la limitation du périmètre de marche de la personne ou de la nécessité pour celle-ci de recourir systématiquement à certaines aides techniques ou à une aide humaine lors de tous ses déplacements à l'extérieur ".
8. Aux termes de l'annexe de l'arrêté du 3 janvier 2017 relatif aux modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel prévues aux articles R. 241-12-1 et R. 241-20-1 du code de l'action sociale et des familles : " 1. Critère relatif à la réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied : / La capacité et l'autonomie de déplacement à pied s'apprécient à partir de l'activité relative aux déplacements à l'extérieur. / Une réduction importante de la capacité et de l'autonomie de déplacement à pied correspond à une difficulté grave dans la réalisation de cette activité et peut se retrouver chez des personnes présentant notamment un handicap lié à des déficiences motrices ou viscérales (exemple : insuffisance cardiaque ou respiratoire). / Ce critère est rempli dans les situations suivantes : / - la personne a un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ; ou / - la personne a systématiquement recours à l'une des aides suivantes pour ses déplacements extérieurs : / - une aide humaine ; / - une prothèse de membre inférieur ; / - une canne ou tous autres appareillages manipulés à l'aide d'un ou des deux membres supérieurs (exemple : déambulateur) ; / - un véhicule pour personnes handicapées : une personne qui doit utiliser systématiquement un fauteuil roulant pour ses déplacements extérieurs remplit les conditions d'attribution de la carte de stationnement pour personnes handicapées, y compris lorsqu'elle manœuvre seule et sans difficulté le fauteuil ; ou / - la personne a recours, lors de tous ses déplacements extérieurs, à une oxygénothérapie. / 2. Critère relatif à l'accompagnement par une tierce personne pour les déplacements : / Ce critère concerne les personnes atteintes d'une altération d'une fonction mentale, cognitive, psychique ou sensorielle imposant qu'elles soient accompagnées par une tierce personne dans leurs déplacements. / Ce critère est rempli si elles ne peuvent effectuer aucun déplacement seules, y compris après apprentissage. / La nécessité d'un accompagnement s'impose dès lors que la personne risque d'être en danger ou a besoin d'une surveillance régulière. / Concernant les enfants, il convient de faire référence à un enfant du même âge sans déficience. / S'agissant des personnes présentant une déficience sensorielle, l'accompagnement doit être nécessaire pour effectuer le déplacement lui-même et s'imposer par le risque d'une mise en danger. Cette condition n'est habituellement pas remplie pour une personne qui présente une déficience auditive isolée ".
9. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant la délivrance d'une carte de stationnement pour personnes handicapées ou d'une carte mobilité inclusion portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux de l'aide et de l'action sociale, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si cette délivrance est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, le handicap du demandeur justifie que lui soit délivrée une telle carte.
10. Il résulte de l'instruction que Mme B souffre notamment de la maladie de Chiari, ce qui a motivé sa demande. La requérante soutient en particulier que ses déplacements sont difficiles, que de manière imprévisible elle peut tomber ou avoir une perte d'équilibre et qu'elle ne peut rester longtemps dans la même position. Toutefois, si le certificat médical joint à la demande, établi le 27 juillet 2022, indique un ralentissement moteur et un besoin de pause dans les déplacements, il indique également, outre que le périmètre de marche de l'intéressée est de 500 mètres, qu'il n'y a pas de besoin d'aide technique ou d'accompagnement pour les déplacements extérieurs, qui peuvent être réalisés certes avec difficulté mais sans aide humaine. Par ailleurs, alors que le même certificat indique que la perspective d'évolution est stable, il ne résulte ni de l'instruction ni des documents produits par l'intéressée au soutien de ses prétentions que la capacité et l'autonomie de déplacement à pied de Mme B sont, à la date du présent jugement, durablement et significativement réduites, du fait notamment d'une limitation du périmètre de marche à 200 mètres ou du recours systématique à une aide technique ou humaine pour les déplacements extérieurs. Par suite, le président du conseil départemental de l'Aisne a fait une exacte application des dispositions citées aux points 7 et 8 ci-dessus en refusant d'attribuer à Mme B une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ".
11. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du président du conseil départemental de l'Aisne du 19 janvier 2023 par laquelle il a refusé de lui délivrer la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ", ni la délivrance d'une telle carte.
Sur les conclusions relatives à l'orientation professionnelle vers le marché du travail :
12. Aux termes, d'une part, de l'article L. 5213-1 du code du travail : " Est considérée comme travailleur handicapé toute personne dont les possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi sont effectivement réduites par suite de l'altération d'une ou plusieurs fonctions physique, sensorielle, mentale ou psychique ". Aux termes de l'article L. 5213-2 du même code : " La qualité de travailleur handicapé est reconnue par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnée à l'article L. 241-5 du code de l'action sociale et des familles. Cette reconnaissance s'accompagne d'une orientation vers un établissement ou service d'aide par le travail, vers le marché du travail ou vers un centre de rééducation professionnelle. () ". Aux termes de l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles, dans sa rédaction applicable au litige : " Une commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées prend, sur la base de l'évaluation réalisée par l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 146-8, des souhaits exprimés par la personne handicapée ou son représentant légal dans son projet de vie et du plan personnalisé de compensation proposé dans les conditions prévues aux articles L. 114-1-1 et L. 146-8, les décisions relatives à l'ensemble des droits de cette personne, notamment en matière d'attribution de prestations et d'orientation, conformément aux dispositions des articles L. 241-5 à L. 241-11. ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'une personne a été reconnue comme travailleur handicapé par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, en raison de ses possibilités réduites d'obtenir ou de conserver un emploi, cette commission doit lui proposer des mesures d'orientation professionnelle adaptées à ses possibilités.
13. Aux termes de l'article D. 312-161-25 du code de l'action sociale et des familles : " Les établissements et les services de préorientation ont pour vocation, dans le cadre d'un accompagnement médico-psycho-social et professionnel, la réalisation des missions visées à l'article D. 312-161-26. / Ils accompagnent les travailleurs, quel que soit leur statut et leur profession, ou les personnes en recherche d'emploi, à partir de l'âge de seize ans et quel que soit leur handicap, et reconnus handicapés ou en cours de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ou en risque d'inaptitude à leur poste ou leurs fonctions et qui ont un besoin d'accompagnement médico-psycho-social et professionnel : / a) Soit sur décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées mentionnée à l'article L. 241-5 lorsque l'orientation professionnelle présente des difficultés particulières pour lesquelles l'équipe pluridisciplinaire mentionnée à l'article L. 146-8 n'a pu proposer une solution en réponse aux besoins de la personne () ". Aux termes de l'article D. 312-161-26 du même code : " I.- Les établissements et les services de préorientation contribuent à l'orientation professionnelle des personnes handicapées, en organisant et en mettant en œuvre tout ou partie des prestations correspondant aux missions suivantes : () 6° Sur décision d'orientation de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées : a) Identifier et évaluer les potentialités et les difficultés de la personne susceptibles de constituer un levier ou un frein à l'exercice d'une activité professionnelle ; b) Aider la personne à élaborer son projet socio-professionnel en cohérence avec son projet de vie et à le valider par des mises en situation de travail caractéristiques de différentes catégories de métiers ; c) Accompagner la personne dans la mise en œuvre effective de son projet professionnel, y compris le cas échéant en emploi accompagné ".
14. Aux termes, d'autre part, du I de l'article L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles : " La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées est compétente pour : 1° Se prononcer sur l'orientation de la personne handicapée et les mesures propres à assurer son insertion scolaire ou professionnelle et sociale () ". Les recours formés contre les décisions des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées statuant, en application de ces dispositions, sur l'orientation professionnelle des personnes handicapées constituent des recours de plein contentieux. Eu égard à son office lorsqu'il est saisi d'un tel recours, il appartient au juge administratif de se prononcer non sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais seulement sur l'orientation de la personne intéressée, en se plaçant à la date à laquelle il rend sa décision.
15. Il résulte de l'instruction que si comme le soutient la requérante le tribunal judiciaire d'Amiens, dans sa décision du 9 mars 2020 statuant sur la demande de l'intéressée en matière d'allocation pour adultes handicapés et de carte " mobilité inclusion ", juge que Mme B présente au jour de la demande un taux d'incapacité permanente compris entre 50 % et 79 % et une restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi, il ne résulte toutefois pas de l'instruction, eu égard aux seuls documents produits à l'instance par l'intéressée, qu'une telle restriction perdurerait à la date de la présente décision. Par ailleurs, il ne résulte pas davantage de l'instruction et n'est d'ailleurs pas soutenu que, compte tenu des éléments médicaux figurant au dossier et des informations dont dispose le tribunal à la date de la présente décision, les possibilités de l'intéressée de trouver un emploi dans le milieu ordinaire de travail seraient réduites d'une manière telle qu'elle devrait bénéficier d'une orientation vers un établissement ou service d'aide par le travail ou un centre de rééducation professionnelle. La requérante n'est dès lors pas fondée à contester la décision attaquée.
16. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la commission départementale de l'autonomie et des personnes handicapées de l'Aisne du 19 janvier 2023 par laquelle elle lui a attribué une orientation vers le marché du travail ordinaire.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête relatives à la carte " mobilité inclusion " portant la mention " invalidité " ou " priorité " et celles relatives à l'allocation aux adultes handicapés sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au président du conseil départemental de l'Aisne et à la maison départementale des personnes handicapées de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. Wavelet La greffière,
Signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026