vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2304192 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2023, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental de l'Aisne a rejeté son recours contre la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Aisne du 10 janvier 2022 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active à compter du mois de janvier 2022 ;
2°) d'ordonner à la caisse d'allocations familiales de l'Aisne de la rétablir dans son droit au revenu de solidarité active.
Elle soutient que :
- elle est sans ressources depuis octobre 2022 ;
- elle a effectué une nouvelle demande de revenu de solidarité active en janvier 2023 avec l'aide d'une assistante sociale ;
- la suspension de ses droits a renforcé sa situation de précarité financière ;
- elle est inscrite à Pole emploi et réalise des démarches pour trouver un emploi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. "
2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. () ".
3. Par un courrier du 10 janvier 2022, la caisse d'allocations familiales de l'Aisne a suspendu les droits au revenu de solidarité active de Mme A à compter du 1er janvier 2022 au motif qu'elle ne remplissait plus les conditions pour bénéficier de cette allocation. Mme A fait valoir qu'elle a formé un recours administratif préalable contre cette décision et, que par une décision prise sur recours préalable, le président du conseil départemental de l'Aisne a refusé de rétablir ses droits au revenu de solidarité active.
4. Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision susvisée. Elle n'accompagne toutefois sa requête d'aucune décision du président du conseil départemental de l'Aisne, ni ne justifie avoir fait une demande à laquelle celui-ci n'aurait pas répondu. Par un courrier du 9 février 2024, Mme A a été invitée à régulariser sa requête en adressant au tribunal une copie de la décision attaquée dans un délai de quinze jours. Le pli, présenté le 5 mars 2024 au domicile de Mme A, a été retourné au tribunal avec la mention " pli avisé et non réclamé ". La requérante n'a produit dans le délai imparti aucune décision de nature à régulariser sa requête ni n'a justifié de l'existence d'une décision implicite de rejet. Par suite, la requête de Mme A est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Amiens, le 26 avril 2024.
La présidente,
Signé
F. Demurger
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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