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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401311

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401311

vendredi 6 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401311
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A, qui contestait ses dettes fiscales et une amende infligée à une société, demandait la levée d'oppositions à tiers détenteur et sollicitait des dommages-intérêts. Le juge a considéré que les moyens invoqués par le requérant, tirés d'un prétendu "droit à l'erreur" et d'un "excès de pouvoir", étaient inopérants ou non assortis de précisions suffisantes. En application des 5° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond, faute de moyens recevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 avril 2027, M. B A demande au tribunal :

1°) à titre principal :

- de " supprimer [ses] dettes fiscales sur le revenu d'un montant de 64 458 euros "

- de " supprimer l'amende fiscale " d'un montant de 42 618 euros infligée à la société Talent Manager Corp et rétrocéder la somme de 10 639,04 euros prélevée sur son compte bancaire personnel pour " obligation solidaire " ;

- d'ordonner la levée de toutes les oppositions administratives à tiers détenteur notamment sur ses salaires ;

- de condamner l'Etat à lui verser des dommages-intérêts à hauteur de

35 000 euros.

2°) à titre subsidiaire :

- de supprimer les majorations sur l'impôt sur les revenus ;

- de lui rembourser la somme de 10 639,04 euros prélevée sur son compte bancaire pour " obligation solidaire " ;

- d'ordonner la levée de toutes les oppositions administratives à tiers détenteur notamment sur ses salaires.

3°) le remboursement de ses frais de procédure.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ()".

2. A l'appui de ses conclusions, M. A soutient en premier lieu qu'il devrait bénéficier d'un droit à l'erreur régi par les dispositions de l'article 1727 du code général des impôts qui n'ont ni pour objet ni pour effet de prévoir un tel droit. Ce moyen est inopérant. En second lieu, le requérant soutient que l'administration a commis un excès de pouvoir sans préciser le ou les moyens qu'il invoque dans ce cadre, qui seraient en tout état de cause inopérants dans le cadre d'un contentieux relatif à l'assiette de l'impôt ou à son recouvrement. M. A n'a présenté aucun autre moyen dans le délai de deux mois suivant l'enregistrement de sa requête qui doit être rejetée dans toutes ses conclusions en application des 5° et 7° de l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à B A.

Fait à Amiens, le 6 septembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

B. Boutou

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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