vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401704 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mars 2024, M. B A, doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser du préjudice subi du fait de l'évacuation de ses biens se trouvant dans le logement sis 25 quai Galbraith, Résidence Desaix - étage 2 Appartement 29 à Château-Thierry, à la suite d'une décision du tribunal judiciaire de Soissons en date du 16 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () ".
2. M. A était locataire d'un bien immobilier situé à Château-Thierry appartenant au bailleur social Clésence. En l'absence de paiement de ses loyers, l'intéressé a fait l'objet d'un commandement de payer avec sommation d'avoir à justifier de l'occupation du logement. En l'absence de réponse, un constat d'abandon des lieux a été dressé par un commissaire de justice le 11 janvier 2024. Par une ordonnance du 16 janvier 2024, le tribunal judiciaire de Soissons a autorisé la société Clésence à faire évacuer les biens se trouvant dans les lieux et a déclaré abandonnés les biens dépourvus de valeur marchande. La reprise des lieux a été réalisée le 6 mars 2024 par un commissaire de justice.
3. La requête de M. A tend à la réparation du préjudice moral subi du fait de l'opération de reprise des lieux et de l'évacuation de ses effets personnels. Or, les préjudices subis au cours d'une procédure judiciaire ou se rattachant directement à celle-ci, ne peuvent être appréciés, soit en eux-mêmes, soit à raison de leurs conséquences, que par l'autorité judiciaire. Par suite, la requête de M. A échappe manifestement à la compétence de la juridiction administrative et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Amiens, le 26 juillet 2024.
La présidente de la 1ère chambre,
Signé
C. Galle
La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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